Le président Macron a accordé le 14 avril dernier une interview au journal Financial Times. Intitulée ‘We are at a moment of truth’, elle en dit long sur sa stratégie pour détruire l’économie et mieux instaurer le socialisme.
L’article 5 de la Constitution du 4 octobre 1958, actuellement en vigueur, dispose que « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. (…) Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités ». L’homme en charge du respect de la Constitution et des traités se rend lui-même coupable, dans l’interview mentionnée, du non-respect des traités européens : « Aujourd’hui nous fonctionnons en zone euro et en Union européenne sans respecter nos traités. Parce que nos traités, ils interdisent les aides d’Etat. Et aujourd’hui le système il fonctionne au fond comme s’il y avait des aides d’Etat. Parce que nous sommes tous en train d’apporter des garanties à nos entreprises. »
Le président Macron a accordé le 14 avril dernier une interview au journal Financial Times. Intitulée ‘We are at a moment of truth’, elle en dit long sur sa stratégie pour détruire l’économie et mieux instaurer le socialisme. L’article 5 de la Constitution du 4 octobre 1958, actuellement en vigueur, dispose que « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. (…) Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités ». L’homme en charge du respect de la Constitution et des traités se rend lui-même coupable, dans l’interview mentionnée, du non-respect des traités européens : « Aujourd’hui nous fonctionnons en zone euro et en Union européenne sans respecter nos traités. Parce que nos traités, ils interdisent les aides d’Etat. Et aujourd’hui le système il fonctionne au fond comme s’il y avait des aides d’Etat. Parce que nous sommes tous en train d’apporter des garanties à nos entreprises. »
Les « garanties » mentionnées par le président Macron sont données avec de l’argent que l’Etat n’a pas et qu’il emprunte, alourdissant ainsi les dettes qui devront être remboursées un jour. Il est évident que pour certaines entreprises il serait plus honnête de parler d’un don de l’Etat (aux frais des contribuables) plus que d’un prêt. Qui peut croire un instant qu’une société comme Air France sera en mesure de générer des milliards de bénéfices dans les années à venir pour rembourser les 7 milliards qui lui ont été prêtés ?
Regrettant que tous les Etats européens ne soient pas en mesure d’apporter les mêmes « garanties », le président Macron s’inquiète d’une « distorsion ». N’importe quel étudiant en 1ère année d’économie apprend pourtant que c’est justement parce que différents acteurs économiques n’ont pas les mêmes avantages concurrentiels qu’ils ont intérêt à négocier.
Afin de lutter contre cette distorsion, le chef de l’Etat évoque le « besoin de transferts financiers et d’une solidarité » pour l’Europe. Il défend un plan de relance avec une mutualisation des dépenses. Cette pratique est évidemment interdite par les traités européens, c’est pourtant ce qui est en train de se faire avec l’instauration d’une dette mutualisée et la levée d’impôts européens, annoncées par le commissaire Thierry Breton. Cela n’est pas prévu dans les traités, la fiscalité faisant partie des domaines où les décisions doivent être prises à l’unanimité des Etats. La mise en œuvre des options préconisées par M. Macron se traduira nécessairement par l’une des deux solutions suivantes : la fin de l’euro ou des transferts de richesses depuis les pays riches vers les pays plus pauvres. Sans demander l’avis des peuples, qui pourraient « mal voter » (comme lors du référendum pour une Constitution européenne en 2005), des hommes de l’Etat ont arbitrairement opté pour la seconde option. En clair, des contribuables allemands vont payer des impôts pour financer des dépenses en Italie ou en Grèce.
Emmanuel Macron, ancien membre du Parti socialiste, reconnaît sans détour avoir « nationalisé les salaires et le P&L ( les résultats) d’à peu près toutes nos entreprises. C’est ça ce qu’on fait. » Même le président Mitterrand, conseillé par Jacques Attali, n’avait pas été aussi loin dans la socialisation de l’économie en 1981. Cette socialisation en cours est évidemment très grave. On sait que les résultats économiques vont être désastreux. On ne peut que déplorer cette mainmise de l’Etat, qui s’attribue un droit de vie et de mort économique sur une entreprise, au gré des prêts qu’il consent ou non, des participations qu’il détient et des réformes qu’il demande. En se faisant le créancier des entreprises, l’Etat en devient le véritable dirigeant.
Il est un reproche que l’on ne saurait adresser au président Macron, c’est de ne pas dire la vérité sur le système socialiste et étatiste qu’il construit : « La souveraineté, c’est le Léviathan qui nous protège. (…) Notre génération doit savoir que la bête de l’événement est là et elle arrive ».
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3 réponses
… sa stratégie pour détruire l’économie et mieux instaurer le socialisme. La politique menée par l'actuel Président n'a sûrement pas pour objectif délibéré de détruire l’économie, ni d'instaurer le socialisme.
En fait, elle n'est pas significativement différente de la politique menée par tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche :
Hyper-réglementation, hyper-taxation de l'économie, mainmise sur l'activité productive, industrialisation d'activités non-industrialisables avec, pour conséquences, la ruine du pays (surendettement de l'État, chômage de masse, accroissement des inégalités, exclusion).
Ce n'est pas du socialisme mais de l'étatisme.
Le plus grand tort du Président actuel, finalement, c'est d'arriver après les autres et peut être aussi d'avoir promis une amélioration. Mais les autres ne l'avaient-ils pas fait avant lui ?
Certes, mais "étatisme" est plus précis pour désigner le mal dont il s'agit. Avec "socialisme" on ne sait pas trop de quoi on parle, le choix entre théories fumeuses est trop large.
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3 réponses
… sa stratégie pour détruire l’économie et mieux instaurer le socialisme.
La politique menée par l'actuel Président n'a sûrement pas pour objectif délibéré de détruire l’économie, ni d'instaurer le socialisme.
En fait, elle n'est pas significativement différente de la politique menée par tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche :
Hyper-réglementation, hyper-taxation de l'économie, mainmise sur l'activité productive, industrialisation d'activités non-industrialisables avec, pour conséquences, la ruine du pays (surendettement de l'État, chômage de masse, accroissement des inégalités, exclusion).
Ce n'est pas du socialisme mais de l'étatisme.
Le plus grand tort du Président actuel, finalement, c'est d'arriver après les autres et peut être aussi d'avoir promis une amélioration. Mais les autres ne l'avaient-ils pas fait avant lui ?
@Jm Thureau.
La différence entre socialisme et étatisme semble des plus minces.
@PICOT
Certes, mais "étatisme" est plus précis pour désigner le mal dont il s'agit. Avec "socialisme" on ne sait pas trop de quoi on parle, le choix entre théories fumeuses est trop large.