Journal d'actualité libéral
|
dimanche 18 janvier 2026

Un Occident déterminé peut empêcher la Russie d’utiliser des armes nucléaires

Temps de lecture : 2 minutes

russie

L’utilisation par le Kremlin d’armes nucléaires tactiques n’est plus inconcevable. Mais une position occidentale ferme peut empêcher le président Vladimir Poutine de prendre une telle mesure.

La Russie a commencé à déployer des armes nucléaires tactiques en Biélorussie. Cette décision pourrait être plus qu’un simple signal après la décision de l’Occident de livrer des avions de combat F-16 et des systèmes de défense antimissile Patriot à l’Ukraine. En fait, cela pourrait être un avertissement du Kremlin, qui envisagerait effectivement d’utiliser de telles armes. Les armes nucléaires tactiques sont conçues pour être utilisées contre des cibles plus petites, principalement militaires. C’est une menace claire, mais ce n’est pas une raison justifiant la peur et la faiblesse de l’Occident. Céder à de telles menaces ne ferait qu’enhardir l’agresseur.

Vladimir Poutine ne voit plus de tabou dans l’utilisation d’armes nucléaires tactiques. Jusqu’à présent dans l’histoire, elles ont été considérées uniquement comme des armes de dissuasion. Cela peut changer.

L’opposition de Pékin à toute utilisation d’armes nucléaires a également été considérée comme une raison majeure pour laquelle la Russie s’abstiendrait de prendre cette mesure. De plus, l’emploi de telles armes pourrait amener des puissances comme l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud à abandonner leur position neutre. Mais si l’on peut s’attendre à ce que la Chine condamne l’utilisation des armes nucléaires, elle pourrait également trouver utile de briser ce tabou pour augmenter la pression sur Taiwan, que Pékin cherche à réunifier avec le continent. De plus, les puissances neutres ne changeront peut-être pas radicalement d’opinion même si des armes nucléaires tactiques sont utilisées contre les Ukrainiens.

Aujourd’hui, aucune arme nucléaire n’est stationnée dans les pays de l’OTAN limitrophes de la Russie. Il n’y en a pas besoin. Ce qui serait le plus efficace, c’est de donner des garanties de sécurité à toute épreuve à Kiev et de montrer une détermination sans faille tant que Poutine ne retire pas ses troupes de l’Ukraine.

(lire l’article en anglais)

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


Une réponse

  1. Les pays occidentaux n’ont peut être pas retenu la leçon de Munich de 1938. Poutine menace et l’Otan observe quand il faudrait rééquilibrer la menace :Poutine compte sur notre faiblesse et notre attentisme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.