République exemplaire Faites ce que je dis …
L'administration française si prompte à punir les entreprises privées qui font des manquements à la loi illustre ici cet adage.
Quand ce pays cessera-t-il de distinguer deux types de citoyens ?
Et alors!! Alors d'accord! L'état a fauté une fois de plus!
Mais quel est l'intérêt de cet article de vouloir ainsi enfoncer le clou? Car si vraiment il y a un rattrapage fiscal a exercer ici, les 500 millions d'Euros de régularisation : Où croyez-vous donc que l'état va aller les pêcher si ce n'est par le biais de nouveaux impôts directs ou indirects (nouveaux radars sur la route, etc…) pour nous pourrir encore un peu plus la vie?
L'état a fauté, soit! …mais ça on le sait déjà car de toute façon, il ne sait faire que ça.
Or là pour le coup, de passer sous silence cette "égarement" de plus de l'état, ça ne peut qu'éviter de nous enfoncer davantage financièrement (et moralement).
Travail au noir ; pas sûr Je pense que ceux qui se nomment collaborateurs occasionnels su service public ne doivent pas être assimilés à des salariés, mais sont plutôt des indépendants, pouvant éventuellement choisir le statut d'auto entrepreneurs si leur activité est faible. Ils n'ont donc pas à réclamer une quelconque régularisation. Par contre, s'il y a 25000 traducteurs, cela impliquerait qu'il y a beaucoup d'étrangers devant la Justice, mais là, Tobirat se tait.
Eléments de réponse à Ninon Le fait que le statut de collaborateur occasionnel de service public ne soit pas clairement défini par la loi (on félicite une fois de plus notre Parlement tout entier pour la qualité de son travail …) n'empêche qu'en réalité, fiscalement et socialement, il n'existe qu'une seule option:
– soit le vacataire travaille dans le cadre d'un lien de subordination, auquel cas on ne voit pas vraiment comment il peut échapper au statut de salarié, aux cotisations sociales (retraites notamment dont l'Etat fustige à si bon compte le déficit!) et fiscales, patronales et ouvrières qui s'y attachent et à l'intégration de ses rémunérations dans ses revenus pour l'imposition spécifique à la CSG et à l'impôt sur le revenu;
– soit le prestataire bénéficie d'une certaine liberté et d'une marge concrète d'initiative dans son travail et il relève alors normalement du régime social des indépendants, à la fois en étant assujetti au régime social des indépendants (RSI), en acquittant la tva sur des prestations qui ne bénéficient apparemment d'aucune exonération expresse et bien entendu en soumettant enfin expressément ses revenus à la CSG et à l'impôt sur le revenu.
Quant au statut spécifique d'auto-entrepreneur appelé à la rescousse, il est d'une part – comme vous le soulignez – limité à un chiffre d'affaires annuel relativement faible et en outre il oblige normalement ses ressortissants à souscrire spontanément dans les délais leurs déclarations notamment annuelles, ce qui ne semble pas avoir été précisément le cas.
On remarquera aussi sur cette question le peu d'ardeur des inspections générales, sociales et fiscales, ainsi que le silence fort embarrassé de la Direction Générale des Finances publiques d'ordinaire beaucoup plus prompte sur des redressements moins nombreux et moins importants, pour peu qu' ils n'impliquent pas l'Etat lui-même.
Trois compléments importants enfin: d'une part selon les spécialistes, la situation préexistait depuis une quinzaine d'années, d'autre part la Cour des comptes, malgré un récent rapport en 2011 sur les frais de justice, n'avait pas cru devoir se saisir de la question bien qu'elle mit en cause l'authenticité de sa certification et le comble:le rapport d'inspection dénonçant cette fraude d'Etat remonterait à l'été 2014, ce qui veut dire que pendant plus d'un an et sans doute avec le concours des plus hautes autorités de l'Etat, Madame Taubira (qui n'en est pourtant pas à une leçon de morale près vis-à-vis de ses détracteurs) aurait soigneusement caché à l'opinion le comportement parfaitement répréhensible de son Ministère et le sien propre.
ELEMENTS DE REPONSE A FIL Le droit, surtout public, n'est pas fait que de sommes d'argent et il tire son fondement d'un certain nombre de principes jugés essentiels et dont la violation appelle normalement une réaction et le cas échéant une sanction. Réduire le droit à son efficacité financière, c'est donc l'amputer d'une partie essentielle de son assise et provoquer à assez court terme sa disparition pure et simple.
Au cas particulier, un certain nombre de citoyens, dont notamment ceux qui acquittent encore un impôt sur le revenu, peuvent s'intéresser à ce très curieux raté de la Cour des comptes passée en 2011 dans son rapport sur les frais de justice à côté de la question, au silence fort suspect de la Direction Générale des Finances publique et plus généralement à la conspiration du silence maintenue pendant près de quinze ans dans la sphère publique et apparemment depuis un an par la Garde des Sceaux elle-même.
Le citoyen peut être également attentif à la suite donnée à ce véritable scandale, qui devrait normalement obliger la Cour des comptes et la Cour de discipline budgétaire et pourquoi pas le juge pénal lui-même, à explorer et le cas échéant à mettre en oeuvre les procédures qui visent par exemple, la gestion de fait, la fausse déclaration, le faux en écritures privées ou publiques, l'incitation à la fraude fiscale et sociale, la falsification consciente de budgets et de comptes annuels publics et enfin la couverture de ces mêmes délits durant de longues années au sein même du Ministère de la Justice! Il sera intéressant aussi de se poser la question de savoir si des fautes répétées et d'une telle gravité relèvent directement des fonctions des intéressés ou si au contraire, au regard notamment du principe selon lequel la fraude corrompt tout, elles en constituent un acte parfaitement détachable…
Bien sûr, de nombreux scandales par le passé ont été absous ou blanchis dans des conditions plus que critiquables.Il reste qu'il n'existe pas de démocratie durable dans un pays où le niveau d'écoeurement des citoyens atteint le niveau critique où ils se disent que le pouvoir peut de toute manière tout faire, puisqu'en définitive rien ne sert plus à rien. Mais évidemment le risque existe qu'avec la collusion du Parlement, le Gouvernement se livre à un de ces tours de passe-passe qui depuis des décennies discréditent complètement la classe politique aux yeux de trop nombreux citoyens.
En tout cas il est improbable que cette sinistre affaire peu flatteuse pour notre image permette à la France de regagner quelque place que ce soit dans le classement des Etats les plus vertueux dressé chaque année par l'ONG Transparency International, où notre pays partage avec le Qatar une fort médiocre vingt-sixième place.
7 réponses
République exemplaire
Faites ce que je dis …
L'administration française si prompte à punir les entreprises privées qui font des manquements à la loi illustre ici cet adage.
Quand ce pays cessera-t-il de distinguer deux types de citoyens ?
Et alors!!
Alors d'accord! L'état a fauté une fois de plus!
Mais quel est l'intérêt de cet article de vouloir ainsi enfoncer le clou? Car si vraiment il y a un rattrapage fiscal a exercer ici, les 500 millions d'Euros de régularisation : Où croyez-vous donc que l'état va aller les pêcher si ce n'est par le biais de nouveaux impôts directs ou indirects (nouveaux radars sur la route, etc…) pour nous pourrir encore un peu plus la vie?
L'état a fauté, soit! …mais ça on le sait déjà car de toute façon, il ne sait faire que ça.
Or là pour le coup, de passer sous silence cette "égarement" de plus de l'état, ça ne peut qu'éviter de nous enfoncer davantage financièrement (et moralement).
Travail au noir ; pas sûr
Je pense que ceux qui se nomment collaborateurs occasionnels su service public ne doivent pas être assimilés à des salariés, mais sont plutôt des indépendants, pouvant éventuellement choisir le statut d'auto entrepreneurs si leur activité est faible. Ils n'ont donc pas à réclamer une quelconque régularisation. Par contre, s'il y a 25000 traducteurs, cela impliquerait qu'il y a beaucoup d'étrangers devant la Justice, mais là, Tobirat se tait.
deux poids, deux mesures
Je n'ose pas imaginer le tollé médiatique s'il s'était agi d'un(e) ministre de Sarkozy!
Eléments de réponse à Ninon
Le fait que le statut de collaborateur occasionnel de service public ne soit pas clairement défini par la loi (on félicite une fois de plus notre Parlement tout entier pour la qualité de son travail …) n'empêche qu'en réalité, fiscalement et socialement, il n'existe qu'une seule option:
– soit le vacataire travaille dans le cadre d'un lien de subordination, auquel cas on ne voit pas vraiment comment il peut échapper au statut de salarié, aux cotisations sociales (retraites notamment dont l'Etat fustige à si bon compte le déficit!) et fiscales, patronales et ouvrières qui s'y attachent et à l'intégration de ses rémunérations dans ses revenus pour l'imposition spécifique à la CSG et à l'impôt sur le revenu;
– soit le prestataire bénéficie d'une certaine liberté et d'une marge concrète d'initiative dans son travail et il relève alors normalement du régime social des indépendants, à la fois en étant assujetti au régime social des indépendants (RSI), en acquittant la tva sur des prestations qui ne bénéficient apparemment d'aucune exonération expresse et bien entendu en soumettant enfin expressément ses revenus à la CSG et à l'impôt sur le revenu.
Quant au statut spécifique d'auto-entrepreneur appelé à la rescousse, il est d'une part – comme vous le soulignez – limité à un chiffre d'affaires annuel relativement faible et en outre il oblige normalement ses ressortissants à souscrire spontanément dans les délais leurs déclarations notamment annuelles, ce qui ne semble pas avoir été précisément le cas.
On remarquera aussi sur cette question le peu d'ardeur des inspections générales, sociales et fiscales, ainsi que le silence fort embarrassé de la Direction Générale des Finances publiques d'ordinaire beaucoup plus prompte sur des redressements moins nombreux et moins importants, pour peu qu' ils n'impliquent pas l'Etat lui-même.
Trois compléments importants enfin: d'une part selon les spécialistes, la situation préexistait depuis une quinzaine d'années, d'autre part la Cour des comptes, malgré un récent rapport en 2011 sur les frais de justice, n'avait pas cru devoir se saisir de la question bien qu'elle mit en cause l'authenticité de sa certification et le comble:le rapport d'inspection dénonçant cette fraude d'Etat remonterait à l'été 2014, ce qui veut dire que pendant plus d'un an et sans doute avec le concours des plus hautes autorités de l'Etat, Madame Taubira (qui n'en est pourtant pas à une leçon de morale près vis-à-vis de ses détracteurs) aurait soigneusement caché à l'opinion le comportement parfaitement répréhensible de son Ministère et le sien propre.
ELEMENTS DE REPONSE A FIL
Le droit, surtout public, n'est pas fait que de sommes d'argent et il tire son fondement d'un certain nombre de principes jugés essentiels et dont la violation appelle normalement une réaction et le cas échéant une sanction. Réduire le droit à son efficacité financière, c'est donc l'amputer d'une partie essentielle de son assise et provoquer à assez court terme sa disparition pure et simple.
Au cas particulier, un certain nombre de citoyens, dont notamment ceux qui acquittent encore un impôt sur le revenu, peuvent s'intéresser à ce très curieux raté de la Cour des comptes passée en 2011 dans son rapport sur les frais de justice à côté de la question, au silence fort suspect de la Direction Générale des Finances publique et plus généralement à la conspiration du silence maintenue pendant près de quinze ans dans la sphère publique et apparemment depuis un an par la Garde des Sceaux elle-même.
Le citoyen peut être également attentif à la suite donnée à ce véritable scandale, qui devrait normalement obliger la Cour des comptes et la Cour de discipline budgétaire et pourquoi pas le juge pénal lui-même, à explorer et le cas échéant à mettre en oeuvre les procédures qui visent par exemple, la gestion de fait, la fausse déclaration, le faux en écritures privées ou publiques, l'incitation à la fraude fiscale et sociale, la falsification consciente de budgets et de comptes annuels publics et enfin la couverture de ces mêmes délits durant de longues années au sein même du Ministère de la Justice! Il sera intéressant aussi de se poser la question de savoir si des fautes répétées et d'une telle gravité relèvent directement des fonctions des intéressés ou si au contraire, au regard notamment du principe selon lequel la fraude corrompt tout, elles en constituent un acte parfaitement détachable…
Bien sûr, de nombreux scandales par le passé ont été absous ou blanchis dans des conditions plus que critiquables.Il reste qu'il n'existe pas de démocratie durable dans un pays où le niveau d'écoeurement des citoyens atteint le niveau critique où ils se disent que le pouvoir peut de toute manière tout faire, puisqu'en définitive rien ne sert plus à rien. Mais évidemment le risque existe qu'avec la collusion du Parlement, le Gouvernement se livre à un de ces tours de passe-passe qui depuis des décennies discréditent complètement la classe politique aux yeux de trop nombreux citoyens.
En tout cas il est improbable que cette sinistre affaire peu flatteuse pour notre image permette à la France de regagner quelque place que ce soit dans le classement des Etats les plus vertueux dressé chaque année par l'ONG Transparency International, où notre pays partage avec le Qatar une fort médiocre vingt-sixième place.
La mort d'un grand Pays: La France!
C'est cela le socialisme !