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samedi 14 février 2026

Zelensky aimerait une Europe forte et préparée face à la Russie de Poutine

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Une Europe « perdue et déboussolée », réduite à un « kaléidoscope de petites et moyennes puissances », incapable de tenir tête à Poutine, voire à Trump, « se complaisant dans des spéculations sur l’avenir sans avoir le courage d’agir pour peser sur le présent »… le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’a y pas été par quatre chemins, jeudi soir à Davos, pour commenter l’action timide de l’Europe. Le président ukrainien a aussi fustigé la timidité de l’action des pays européens face à la flotte « fantôme » de pétroliers permettant à la Russie de contourner les sanctions internationales et de continuer à financer son effort de guerre, l’Europe ajoutant « de temps en temps et un par un » des pétroliers à la liste de ceux à arraisonner. On ne peut pas lui donner entièrement tort, au vu des enjeux, le président ukrainien soulignant que son pays est en première ligne face aux appétits impériaux du Kremlin qui, sinon attaquerait, des pays européens sans hésiter. Le chef de l’Etat ukrainien a aussi souligné que l’Europe croit que si elle est attaquée par Moscou elle sera sauvée par une intervention militaire américaine alors que, avec Trump à la Maison-Blanche, c’est loin d’être certain.

Ce discours très offensif à l’égard des principaux soutiens politiques et financiers de Kiev depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022 pouvait surprendre, puisque, après tout, seule l’Europe ou presque livre armes et munitions à l’Ukraine depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche. Mais clairement le président ukrainien n’en peut plus d’un soutien aussi timide alors que la moitié des habitants de Kiev n’ont plus de chauffage depuis une semaine, par -20° C, suite aux raids russes. Il estime aussi ne pas recevoir assez de défense anti-aérienne face à ces raids.

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3 réponses

  1. Les européens de l ouest sont des lâches qui donnent des leçons au monde entier
    Des milliers de discours appellent à la solidarité ukrainienne
    Dans la réalité l aide arrive au compte goutte avec beaucoup de retard

  2. Les critiques de Volodimir sont justifiées. D’autant plus que les garanties de sécurité données par Trump tournent à « l’Arlésienne » une nouvelle version chaque semaine, sans plus de garantie.
    Un véritable appui à la contre-offensive Ukrainienne aurait réglé le problème il y a 3 ans. Mais ce n’était pas l’intérêt de l’Amérique qui préfère fournir au compte goutte un armement payé au prix fort par les Européens. Comme au Kosovo. Maintenant c’est trop tard, les Russes se sont ressaisis et renforcés. Et malgré ça, il y a encore des états européens qui croient au parapluie américain? Ils n’ont pourtant pas tous science-po et l’ENA!

  3. Oui, Zelenski a parfaitement raison. Les alliés lui ont promis un soutien indéfectible et fort depuis le début de l’invasion. Or les alliés ont aidé, certes, mais presque toujours trop peu et (trop) tard. Quand quelqu’un se noie, vous ‘attendez pas qu’il ait la tête sous l’esu pour lui envoyer une bouée de secours, et s’il réussit à se saisir de la bouée, alors vous ne lâchez pas la corde mais vous la tirez pour le sortir de l’eau. Rappelons qu’en 1991 et 1994, les Américains et Britanniques, et dans une moindre mesure les Français, avaient garanti la sécurité des frontières ukrainiennes, en contrepartie de la remise de ses ogives nucléaires à la Russie pour laquelle s’était entremis un certain Clinton. Encire une promesse de Gascon.

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