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mercredi 10 juin 2026

1er mai : fête du Travail ou fête de l’anticapitalisme primaire ?

Temps de lecture : 2 minutes

Le 1er mai, son muguet, ses cortèges de grévistes professionnels et son festival de déclarations lunaires exsudant la haine de l’entrepreneuriat : 2026 aura été un grand cru.

Nous sommes habitués aux discours syndicalistes du 1er mai : on célèbre les « acquis sociaux » arrachés de haute lutte à un patronat exploiteur. Cette année, il faut reconnaître que les slogans ineptes et les petites phrases des syndicalistes, rejoints par les hommes politiques de la gauche de la gauche, ont pullulé.

Le Figaro (1er mai 2026) a cité un florilège des slogans brandis lors des cortèges : « Bloquons les prix », « Total, rends l’argent », « Remplaçons les patrons », « Débarrassons-nous des milliardaires », « Pour les 32 heures hebdomadaires », « Moins de CRS, plus de CNRS », « 1 balle, 1 keuf ». Le programme des nombreux candidats de la gauche à l’extrême gauche pour 2027 est déjà bien en place. Toujours modéré, Le Monde (2 mai 2026) titrait ainsi son article : une colère contre « des patrons qui s’en mettent plein les poches ».

Comment ne pas parler de la Secrétaire générale de la CGT ? La communiste Sophie Binet a plaidé en faveur d’un « grand plan pour l’augmentation des salaires », sans référence aucune bien évidemment et entre autres à l’augmentation de la productivité. Mais c’est surtout Jean-Luc Mélenchon qui, deux jours avant l’annonce de sa quatrième candidature à l’élection présidentielle, s’est surpassé. Après avoir soutenu le blocage des prix du carburant et ressassé la vieille thèse marxiste de l’inégalité consubstantielle des parties au contrat de travail, il a réclamé des « lois d’urgence sociale » permettant d’harmoniser les salaires avec l’augmentation des prix et il a détourné la formule sarkozienne en exigence de « travailler moins et gagner davantage » !

En contrepoint, nous nous contenterons de nous référer au grand économiste Ludwig von Mises qui, dans son maître-ouvrage L’ Action humaine de 1949, démolit les élucubrations relatives à un progrès social insufflé par les syndicats :

« Le capitalisme a déversé une corne d’abondance sur les multitudes de salariés, qui fréquemment ont fait tout leur possible pour saboter l’adoption de ces innovations qui ont rendu leur vie plus agréable. »

«  Ce ne sont pas la législation du travail et la pression des syndicats qui ont raccourci le temps de travail et retiré des ateliers les femmes mariées et les enfants ; c’est le capitalisme, car il a rendu le salarié si prospère qu’il est en mesure de s’offrir davantage de loisirs, pour lui et pour les siens ».

Et si le 1er mai, plutôt que d’éructer dans les rues la haine des entrepreneurs, on célébrait enfin le capitalisme ?

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8 réponses

  1. Une grande parade des syndicats paradoxalement aussi progressistes que réactionnaires, mais surtout très attachés à leurs avantages et subventions

  2. Les manifs du 1er mai sont devenus des non évènements avec seulement 150 000 manifestants dans toute la France
    C est vraiment ridicule!!!!!

  3. Ce sont les syndicats,CGT en tête, qui ont détruit l’industrie en France et poussé les entreprises à délocaliser en Asie. Ce faisant, la richesse créée notamment par les boomers en France a été siphonnée par des peuples industrieux. La Chine qui devait louer sa main d’œuvre à l’étranger dans les années 80 pour combattre la famine chez elle est aujourd’hui la 1ere puissance économique mondiale tandis que la France, à l’époque 4eme, est aujourd’hui à la traîne juste avant le Maghrebe.
    Vive le socialisme !

  4. « Travailler moins pour gagner plus »….,…..après nous le déluge….
    pourvu que ça dure… ma geu..le d’abord, les autres se démer…dent

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