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mardi 14 avril 2026

Mouvement du 10 septembre : un gloubi-boulga idéologique et, peut-être, dangereux

Temps de lecture : 2 minutes

10 septembre 2025 manifestion

Qui sont les manifestants du 10 septembre 2025 ?

Selon les journalistes du Parisien, qui ont participé à plusieurs assemblées générales, ils seraient, en majorité, des jeunes de moins de 30 ans, diplômés, très politisés, issus de la gauche radicale (69 % déclarent avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle de 2022), « du monde associatif, du syndicalisme, de LFI, des mouvements de désobéissance civile comme Extinction Rebellion ou de la mouvance d’ultragauche ».

Contre quoi manifestent-ils ? Certains veulent « crucifier l’Etat bourgeois », d’autres « faire tomber Bayrou et Macron », d’autres encore s’opposent à Parcoursup, au « déremboursement de médicaments », aux « rafles policières », aux ventes d’armes à Israël et à la loi Duplomb.
Ce gloubi-boulga de revendications peut faire penser au mouvement des gilets jaunes, né sept ans auparavant. Le mouvement « Bloquons tout » diffère toutefois sur un point fondamental : il est socialement plus homogène et ne représente pas particulièrement les classes populaires. Une étude du think tank Jean Jaurès a montré qu’il ne comporte que 6 % d’ouvriers (contre 26 % des gilets jaunes). Les gilets jaunes étaient majoritairement soutenus par des ouvriers, des chômeurs et des employés, tandis que « Bloquons tout » est composé par des étudiants, des employés, des professions intermédiaires, des cadres… Contrairement au mouvement des gilets jaunes, une révolte fiscale récupérée par l’extrême gauche et vidée de sa substance, « Bloquons tout » est un mouvement d’extrême gauche par essence, très marqué idéologiquement.

Ses slogans sont révélateurs : « boycott », « désobéissance civile », « entraide locale »… Même les contrôleurs aériens français, nos opprimés du ciel, y trouvent leur compte et appellent à faire grève quelques jours plus tard. Quoi qu’il en soit, rien ne va dans le sens d’une baisse des dépenses publiques, de la fiscalité, de la suppression des agences et des ministères inutiles, des subventions en tout genre ; en bref, les réformes dont le pays a cruellement besoin.

Illustration de couverture ©bloquonstout

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7 réponses

  1. Difficile de comprendre ces jeunes, peut-être ce sont des diplômés frustrés avec des diplômes payant mal. En conséquence ils rejettent le système par réaction sans vraiment adhérer aux valeurs du programme LFI qui ruinerait le pays.

  2. Dommage de ne pas avoir complété l’étude avec la répartition privée / publique des manifestants potentiels… Je pense que ça aurait encore plus décrédibilisé le mouvement, initialement lancé par et pour des « Nicolas », ceux là même qui ne veulent pas payer pour tous les sujets des « nouveaux » venus…
    J’attends avec impatience les drapeaux brandis 🙂
    Toujours est-il que ce mercredi, je reste en télétravail.

  3. J’ ai 54 ans et est issue du privé,
    Et je serai demain aux manifestations où blocages.
    Parce que j’en ai mare de cette caste politique qui dépense mes impôts n’importe comment.

  4. Quand on voit de plus en plus d’hommes politiques français passer de l’assistanat financier familial pour leurs études à l’assistanat financier via nos impôts, sans passer par la case travail en entreprise sous l’autorité d’un vrai patron, pas étonnant de voir tout et n’importe quoi en terme de gestion budgétaire de ce pays.
    Gèrent-ils leur budget personnel comme ils gèrent la France ???? À voir leur patrimoine déclaré (officiellement), il s’avère que NON.

  5. Bonjour et merci pour l’article qui est « bien senti », comme on dit.
    « Bloquons tout », un mouvement qui bloque (il faut m’expliquer). Pour moi, c’est un mouvement qui débloque, qui déconne, à l’image d’une boussole sans aimant.
    Une initiative plutôt « de droite » (les Nicolas qui payent), récupéré par les fonctionnaires que sont les syndicats qui vivent de subventions (et pas des cotisations de leurs trop peu d’adhérents).
    Des défilés pour casser et pour réclamer encore davantage de dépenses publiques dans le pays, bloqué depuis 45 ans dans un socialisme merdique, et où lesdites dépenses sont sans équivalent au monde en proportion du revenu national.
    Sincères salutations !

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