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lundi 8 décembre 2025

1er mai : Sophie Binet, ne parlez pas au nom des travailleurs !

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russie

À l’approche du 1er mai, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, s’est démarquée par sa capacité à parler au nom des autres sans jamais leur demander leur avis. Sur LCI, elle a martelé qu’il n’était « pas question » d’autoriser le travail ce jour-là, même sur la base du volontariat : « Le 1er mai, les patrons peuvent travailler s’ils le souhaitent, mais pour les travailleurs et les travailleuses, c’est férié et chômé. C’est un conquis de la lutte. »

Sophie Binet se trahit par une vision holiste de la société selon laquelle les salariés formeraient un bloc homogène, un « tout » supérieur aux parties qui le compose, rejetant l’idée que les choix individuels puisse l’emporter sur un pseudo intérêt collectif. Elle s’insurge contre la libéralisation du travail du dimanche au prétexte que les salariés ne seraient pas tous payés le double de leur rémunération habituelle. Reconnaître la diversité des situations, des envies et des réalités vécues ne fait pas partie de son logiciel.

Disons-le franchement : à l’instar des syndicalistes d’obédience marxiste, Mme Binet considère les salariés non pas comme des individus autonomes, mais comme des petites choses fragiles que des élites syndicales devraient éclairer, même contre leur gré. Mais qui est-elle pour décider s’ils devraient pouvoir travailler ou non un jour férié ? C’est précisément cette liberté de choix qui distingue une démocratie fondée sur la responsabilité individuelle d’un système socialisant et paternaliste.

Ce que défend Sophie Binet n’a rien à voir avec une prétendue défense des droits des travailleurs ; c’est, au contraire, une confiscation pure et simple de leur parole. N’oublions jamais que l’espace médiatique occupé par la CGT est inversement proportionnel à sa représentativité réelle.

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5 réponses

  1. J’ai travaillé le premier janvier 2000,et suis toujours vivant.La CGT madame Binet ,a détourné plus de 500 000 euros en 20 ans dans mon entreprise,volé au personnel.

  2. Chère Elodie,
    Croyez vous possible que Mme Binet comprenne un jour que l’intérêt des employés , pardon , des travailleurs, relève plus de la complicité que de la contestation ? Les syndicats allemands l’ont bien compris eux .
    Ce jour là nous pourrons alors parler croissance et revenus sans crainte d’être classé au rang des sales patrons.

  3. On est certainement trop cons à ses yeux pour savoir ce que l’on veut….
    Cette femme ne représente ni moi ni mes intérêts.
    Qu’elle aille caresser dans le sens du poil les employés de la SNCF ou autres grosses boîtes comme ce syndicat a l’ habitude de faire !

  4. Et toujours aucun journaliste pour lui rappeler le nombre ridicule de ses adhérents et donc son illégitimité à parler au nom des « travailleurs ».

  5. Sophie Binet récolte une grande majorité de ses soutiens à travers la fonction publique. Comment oser demander aux boulangers, aux fleuristes… de ne pas travailler le 1er mai, alors que ce jour là ils font une grande partie de leur recette qui sert surtout à payer les employés. D’ailleurs à force d’entendre le mot « travailleur » dans la bouche de la CGT, moi je ne l’emploie plus. Aujourd’hui pratiquement les nantis de la fonction publique bloquent le pays par des grèves qui coûtent au pays des millions d’euros. Le plus fou, c’est que les caisses de retraite du privé renfloue les déficits de la retraite des fonctionnaires. Agents de l’Etat au 32 h voire moins, SNCF avec des départs à 55 ans… Heureusement que cette dame ne représente rien pour la majorité des français. Même pour la journée de mobilisation du 10/09/2025 elle a été la dernière à valider son action. Elle y va simplement par peur d’être mise à l’écart. Je suis un bosseur salarié mais certainement pas un travailleur comme elle l’entend.

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