Journal d'actualité libéral
|
mardi 16 décembre 2025

Sophie Binet porte atteinte à la démocratie représentative

Temps de lecture : 2 minutes

Le syndicat CGT se permet tout et n’importe quoi, et sa Secrétaire générale, qui se produit sur une multitude de médias comme une véritable femme politique, semble engagée sur une pente très glissante.

Nous avons d’abord appris que c’était le bureau confédéral de la CGT qui avait décidé de la participation d’un de ses membres à la flottille pour Gaza (L’Humanité, 12-14 septembre 2025). A ceux qui s’interrogeraient sur le rapport avec l’objet d’un syndicat, à savoir la défense des intérêts professionnels de ses membres, il sera renvoyé à « l’action internationale de la CGT face au système économique mondial et à l’impérialisme ». Comprenne qui pourra.

Mais c’est Sophie Binet qui s’est surpassée avant même les manifestations du 18 septembre. Dans un premier entretien, elle a émis une nouvelle fois un véritable programme de gouvernement, à base de « politique industrielle » et de fiscalisme tous azimuts (Ouest-France, 13-14 septembre 2025). Mais de quoi se mêlait-elle ? Elle a clos, en orfèvre, ses propos en se plaignant de la « radicalisation » du patronat…

« Le budget, il va se décider dans la rue, sinon c’est M. Lecornu qui va finir à la rue ».

Dans un second entretien, notre encartée au PCF a livré le programme fiscal de la CGT (Libération, 18 septembre 2025). Après avoir allégué que les prélèvements obligatoires étaient « le sens de l’histoire », elle a confié : « A la CGT, on pense qu’il faut cotiser plus pour socialiser plus » ! Elle a martelé qu’il fallait « mettre le budget sous surveillance des travailleurs et des travailleuses », et que, « après chaque journée d’action, on (verrait) sur quoi a progressé l’élève Lecornu ». Des propos d’une condescendance stupéfiante ! Nous doutons que les homologues de Sébastien Lecornu supportent une telle insolence.

Mais le plus beau aura été la réaction de Sophie Binet le 15 septembre à la sortie de l’entretien avec son « élève », le nouveau Premier ministre. La phrase, d’une grande élégance et d’un humour particulièrement fin, doit être citée avec précision : « Le budget, il va se décider dans la rue, sinon c’est M. Lecornu qui va finir à la rue ».

Pour notre syndicaliste ou prétendue telle, c’est donc la foule qui fait la loi, comme aux plus belles heures révolutionnaires de la Commune. Il nous semblait pourtant que, en vertu de l’article 34 de la Constitution, il appartenait au Parlement de voter la loi en général et la loi de finances en particulier. Mais, semble-t-il, Sophie Binet ne connaît pas la notion de démocratie représentative. Si pareils propos avaient été tenus par un membre du Rassemblement national ou de Reconquête !, ils eussent été qualifiés de factieux. A juste titre.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


14 réponses

  1. Arrêtons de financer les syndicats avec nos impôts, leurs cotisations révéleront leur véritable représentativité !

    1. mais oui !! et pourquoi de tels sujets ne sont-ils jamais posés lors des élections présidentielles (où l’on ne parle plus de rien ou quasiment rien…) ?

  2. La CGT était la courroie de transmission du parti communisme ,elle est aujourd’hui celle de LFI et son fonctionnement (souvent de type mafieux voir SNCF, ports, énergie presse ), indique bien une conception totalitaire de l’exercice du pouvoir.

  3. Il faudrait que les représentants de la droite à la prochaine présidentielle mettent à leur programme la suppression du financement des syndicats par l’argent public.

  4. « c’est donc la foule qui fait la loi, comme aux plus belles heures révolutionnaires de la Commune;;; »

    Pas la foule des adhérents à la CGT en tout cas….Cette dame, qui n’a jamais travaillé dirige, en fait de travailleurs et travailleuses, un groupuscule aussi nuisible que subventionné.

  5. Le problème de fond est que quand vous dites:
    « Mais, semble-t-il, Sophie Binet ne connaît pas la notion de démocratie représentative.  »
    En fait avec ce morcellement:
    La majorité des français ne se sentent plus représentés par les élus actuels et encore moins par leur président.
    C’est ça le fond du problème!
    Je n’ai pas de solution.
    Peut-être faudra-t-il passer par la case « Rassemblement National » pour qu’ensuite, tout le monde se bouge un peu les fesses et cesse de « se la jouer perso »
    Mais tant que nos politiques pourront se goinfrer sur le dos des français, je n’y crois pas trop.
    C’est le seul but pour la majorité des haut placés.
    Il faut supprimer tous leurs privilèges, qu’ils soient traités comme n’importe quel salarié d’entreprise privée.
    PhB

  6. Mais qui c’est celle-là? aurait dit Melanchon.
    Elle a raison de dire qu’il faut cotiser plus. Surtout au niveau syndical. La carte n’est pas assez chère.
    Par contre il faut sans délais, depuis que l’on sait, stopper la cotisation des contribuables ( 4 Milliards annuels) au profit de ces syndicats dont l’objet principal est de paralyser le pays quand cela leur chante.

  7. Comment ce fait il qu’on entend qu’elle ? Complicité des media service public bobos de gauche
    Alors qu’elle ne représente rien, très peu d’encartés à ces syndicats mais qui subsistent grâce aux subventions donc nos impôts
    Comment ce fait il qu’elle fasse de la politique et non pas de la représentation professionnelle des salariés ?
    En France, un des rares pays où il y en a encore, on finance ces cocos ?? On a vu où le communisme a mené, millions de morts

  8. La CGT est un syndicat de salariés alors que plus de 90 % de son budget est assuré par les subventions des uns et des autres (contribuables qui sauf erreur ne sont pas tous communistes). Le jour où le bon sens reprendra le dessus (je sais je suis un utopiste) la CGT disparaitra du paysage et personne (sauf les quelques milliers d’apparatchiks gavés aux subventions) ne le remarquera.

  9. La CGT: une bande d’escrocs,500 à 600 euros détourné par le comité d’entreprise où j’ai travaillé,ce n’est qu’un exemple,partout les syndicalistes pompent leurs entreprises à leurs profits.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.