Journal d'actualité libéral
|
mardi 9 juin 2026

La communiste Sophie Binet reconduite à la tête de la CGT avec un score à la soviétique

Temps de lecture : 2 minutes

Confortée, la secrétaire générale de la CGT annonce une flopée de grèves et de manifestations.

C’est par un score à la soviétique -92,3 % des voix- que Sophie Binet vient d’être réélue par le comité confédéral national à la tête de la CGT (Le Monde, 5 juin 2026). Un triomphe d’autant plus éclatant qu’elle était la seule candidate… Logique pour une communiste revendiquée.

Pourtant, il y a peu encore, rien n’était acquis pour celle qui avait été élue par défaut en 2023 avec un syndicat divisé entre les partisans d’une ligne dure et ceux d’une ligne plus réaliste. Sophie Binet n’a cessé depuis trois ans d’adopter la première ligne en jouant le jusqu’auboutisme, en disant pis que pendre des patrons – ce qui lui a valu deux mises en examen – et en se mêlant du débat politique comme une femme politique plutôt que comme une syndicaliste.

Ses premières annonces lors du discours qu’elle a prononcé le 5 juin ne font que confirmer cette stratégie :

  • La CGT va « se mêler du débat présidentiel pour remettre les travailleurs et les travailleuses au centre du jeu » (comme si on avait besoin d’un syndicat extrémiste pour parler des salariés !) ;
  • Elle va multiplier les actions. Rien qu’entre le 10 et le 22 juin : grève des cheminots (les exploités d’une compagnie qui roule… sur l’or : la preuve : elle coûte plus de 20 milliards d’euros chaque année aux contribuables !) ; manifestation devant le Sénat à l’occasion du débat sur la nationalisation (indispensable) d’ArcelorMittal ; grève des journalistes contre la mainmise des médias par (le fasciste) Vincent Bolloré, série d’actions sur les salaires (la croissance dans notre pays étant, comme chacun le sait, au beau fixe).

Sophie Binet a par ailleurs déclaré (L’Humanité) que la CGT était un « trésor fragile qui a permis à des millions de travailleurs de bénéficier de droits sociaux » (il nous semblait pourtant que c’étaient les richesses créées par le capitalisme qui avaient permis les « avancées sociales »…).

Mais ce n’est pas un hasard si elle a utilisé l’adjectif « fragile ». En effet, elle a dû reconnaître que la CGT était un « panier percé » de syndiqués, autrement dit qu’elle ne parvenait pas à faire gonfler ses effectifs. Bien au contraire, le syndicat a perdu plus de 80.000 adhérents en une décennie. Rien que de très normal puisque la CGT représente peu de choses dans le secteur public et quasiment rien dans le secteur privé. En revanche, elle conserve un pouvoir de nuisance et de blocage qui sera donc une nouvelle fois testé au cours de ce mois.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


10 réponses

  1. N’y a-t-il que de l’  »ensauvagment  » en France ? Pas aussi un peu d’  » enrussissement  » ?

  2. La destruction communiste est en marche. Dans les conseils en industrie, on plaisante en disant que quand la CGT s’installe dans une PME, après trois ans, l’entreprise délocalise ou est en faillite. La seule solution est de lui couper les subventions, quand elle devra vivre de ses seuls adhérents, son pouvoir de nuisance sera bien amputé.

  3. Ces syndicalistes apparatchiks du parti communiste ne sont pas habilités à faire de la politique car ils ne sont pas élus par le peuple
    Leur boulot est d’améliorer les conditions de travail en entreprise ce qu’ils sont loin de faire d’autant qu’ils ne représentent pas grand chose
    Quand on pense que les contribuables les entretiennent à coups de subventions pour faire la révolution

  4. A part la SNCF et les dockers, quelles troupes pour la CGT ? Peu, mais le peu est en positions stratégiques.

    1. Attention à ce que vous dites, ce n’est pas parce qu’on est cheminot (ce qui est mon cas) que l’on est automatiquement syndiqué. Et, contrairement aux nombreuses idées reçues et tenaces nous concernant, il n’y a pas tant de cheminots syndiqués. Le nombre serait également en baisse. Evitez de mettre tout le monde dans le même panier. De plus, ce genre de singes hurleurs ne m’intéresse pas quelque soient les syndicats. A part nous apporter la misère, ils ne font pas grand chose d’autre.

    1. Oui, mais qui nous coûtent cher, très cher et, effectivement, je ne vois pas ce que la C.G.T. vient faire dans les débats présidentiels. Elle ferait mieux de s’occuper des salariés qui ont besoin d’eux. Mais il faut que bien que Binet se trouve une place au soleil une fois qu’elle se sera fait virer de la C.G.T., tout comme Chérèque, Martinez et bien d’autres cloportes et punaises de lit du même style… Tous à pendre, ces mange-merde de gauchistes…

  5. La Binet n’était pas née mais on n’a pas beaucoup entendu ses copains quand Jospin et Voynet et les escrologistes et Hollande et Macron ont massacré la filière nucléaire civile française, dont Fessenheim, où ils avaient pourtant de gros bataillons et cela au mépris des intérêts du peuple.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.