Le cancer tue plus de 300 personnes par jour en France. Poumon, foie, sein, prostate, peau, il peut toucher tout le corps. Quatre millions de Français vivent avec le cancer, soit plus d’un sur 20. La recherche contre cette maladie, ou plutôt ces maladies, est donc un enjeu sanitaire majeur. D’ici cinq ans, les scientifiques espèrent pouvoir détecter 70 % des cancers dès le premier stade. Or, 99 % des patients dont le cancer du sein, de la prostate ou de la thyroïde est détecté au premier stade survivent pendant cinq ans, quand certains cancers métastasés peuvent n’offrir qu’une espérance de survie de moins d’un an.
A l’occasion de la 5° conférence internationale du Vatican, de nombreux scientifiques ont échangé sur les évolutions de la lutte contre le cancer. Andrew Pecora, hématologiste et oncologiste, s’est enthousiasmé : « nous pouvons repérer [le cancer], le cibler avec un remède et nous pourrons très bientôt le soigner génétiquement ».
La communauté scientifique place beaucoup d’espoir dans la technologie CRISPR-CAS9, ces « ciseaux génétiques » qui permettent de modifier l’ADN présent dans les noyaux des cellules. Cette modification de l’ADN permet de déployer un système de défense immunitaire. Les recherches se concentrent également sur le placenta éjecté après l’accouchement, qui pourrait procurer des cellules compatibles avec tous les patients.
Grâce à la recherche, on peut mieux étudier les cellules qui, en se déréglant provoquent les cancers, et qui pourraient également permettre de guérir de la maladie. Un espoir immense.
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