Les mécanismes financiers sont d’une grande complexité, contrairement à ce que voudraient faire croire, à un public non expert, les « yakafokon » de la politique simpliste.
Pour financer son déficit, l’État français émet des obligations, des OAT. Des banques agréées à cet effet par l’Etat achètent ces OAT. L’Etat en reçoit le prix d’émission. Ces banques replacent, sur un marché dit ainsi secondaire, une partie de ces OAT dans les portefeuilles d’autres banques, d’assureurs, de fonds ou divers investisseurs et en gardent une partie.
Suite aux crises de liquidités des banques en 2008 puis de la Covid en 2020, les banques centrales ont mis en place des procédures dites de Quantitative easing pour permettre aux banques commerciales de leur revendre les bons du Trésor (OAT) qu’elles détenaient afin qu’elles disposent de liquidités pour répondre aux besoins du marché et pour qu’elles puissent racheter de nouvelles OAT pour financer le déficit des Etats. Lors de la COVID, ces procédures ont été organisées au niveau européen en permettant aux banques centrales nationales agissant pour elles-mêmes ou pour la BCE d’acquérir ces OAT et de devenir ainsi créancières des Etats. Ce faisant la Banque de France a accumulé des créances sur l’Etat français.
Pour payer les banques auxquelles elle achète les OAT, la Banque de France inscrit à son passif de la monnaie centrale[1] qui sert de réserve aux banques et leur permet de prêter de la nouvelle monnaie scripturale à leurs emprunteurs. L’Etat a toujours la même dette, mais la doit à la banque centrale et non aux banques prêteuses d’origine.
Certes, il serait plus simple que la Banque de France souscrive directement les OAT. Mais elle n’en a pas le droit, pas plus que la BCE : l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne[2] interdit à la BCE et aux banques centrales nationales de financer directement les États, notamment en achetant leurs titres sur le marché primaire. En passant par un marché secondaire, les banques centrales détournent l’interdiction et l’esprit des textes. A ce titre, elles sont responsables des demandes mélenchoniennes qui n’existeraient pas si elles avaient respecté scrupuleusement l’interdiction qui leur était faite.
Le remboursement
A l’échéance du titre (OAT) détenu par la Banque de France, l’Etat français, via le Trésor, doit en principe rembourser. Le titre est annulé à l’actif de la Banque de France en même temps que le compte du Trésor qui y est ouvert est débité du même montant. Sauf bien sûr à reconduire les écritures antérieures si la banque centrale ne rembourse pas mais renouvelle sa position détenue arrivant à échéance.
Au bilan de la Banque de France, le 31 décembre 2025, ses créances sur l’Etat français (et ses démembrements) étaient estimées à 595,2 Md€, soit moins de 20% de la dette publique française (3 536,1 Md€ au 31 mars 2026 selon l’Insee) majoritairement souscrite par des non-résidents.
Au 31 décembre 2025, la situation nette (valeur d’actif moins le passif) de la Banque de France atteignait 283 milliards d’euros, mais dont seulement 7,7 Md€ pour le capital, les réserves, le report à nouveau et le résultat. Le solde était constitué pour 11,4 Md€ de réserves pour risques et pour 257 milliards de plus-values latentes sur les avoirs en or et accessoirement en devises. Le seul vrai actif net était donc de 7,7 Md€ car la valeur de l’or et des devises est très fluctuante.
Si la Banque de France devait abandonner ses créances sur l’Etat français – ce qui est impossible juridiquement au regard des traités européens –, elle enregistrerait une perte équivalente et ses capitaux propres deviendraient quasiment négatifs d’autant. Ce qui la rendrait complètement insolvable au regard du droit commun. L’Etat devrait reconstituer ses capitaux propres, ce qui lui coûterait quasiment aussi cher que ce qu’il aurait gagné à cet abandon de créances.
Certains prétendent que la Banque de France pourrait à tout le moins abandonner ses intérêts sur les crédits qu’elle consent à l’Etat. Mais en fait elle emprunte pour re-prêter. Elle a peu de capitaux propres disponibles. La balance de ses produits et charges d’intérêts était négative de 6,2 Md€ en 2025 et 19,3 Md€ en 2024. D’ailleurs, les dividendes qu’elle verse à son actionnaire sont modestes au regard des fonds qu’elle gère : 1,53 Md€ par an en moyenne sur la période 2015/2025.
La destruction du système monétaire
Si la Banque de France « congelait » ses créances sur l’Etat, comme désormais Mélenchon le réclame, elle devrait, de la même manière, déprécier ses créances. Si elle abandonnait ses intérêts dus par l’Etat, elle accumulerait des pertes. Sauf bien sûr à créer de la monnaie ex nihilo, ce qui lui est juridiquement interdit. Si elle le faisait quand même elle se mettrait dans la même situation que celle des révolutionnaires français qui multiplièrent les assignats qui se dépréciaient d’autant à chaque émission jusqu’à devoir les jeter au feu le 19 février 1796 place Vendôme avec les planches à billets, parce que leur valeur était devenue nulle.
Emettre trop de monnaie sans contrepartie peut conduire à l’inflation. Mais surtout, dans le cadre monétaire actuel, mondial et très diversifié, le défaut de remboursement des OAT et la déliquescence de la Banque de France mettraient en péril les systèmes de garantie dans la production et la circulation des monnaies qui pourraient s’effondrer. La France ne rembourserait pas le cinquième de sa dette, mais, mise au ban des nations, elle ne pourrait plus emprunter.
Alors, oui, Mélenchon et Pigasse sont des charlatans : ils trompent le public en prétendant posséder des savoirs qu’ils n’ont pas.
[1] Bulletin de la Banque de France 248/1 – septembre-octobre 2023 : « La monnaie de banque centrale (sous forme scripturale) est créée par la banque centrale, qui en a le monopole d’émission, principalement lorsqu’elle octroie des prêts aux banques commerciales, par le biais des opérations de refinancement, ou lorsqu’elle achète des titres financiers. Elle circule exclusivement entre la banque centrale et les entités habilitées à y détenir un compte : les banques commerciales, le Trésor et quelques institutions. Les agents économiques non bancaires (ménages, entreprises, administrations publiques non centrales), utilisent quant à eux une autre forme de monnaie, la monnaie commerciale. Elle est créée par les banques commerciales, principalement lorsqu’elles accordent un prêt, et se retrouve à leur passif sous forme de dépôts ».
[2] Article 123 §1 TFUE : « Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres […] d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit […] aux administrations centrales […] »…
« l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »
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24 réponses
Comment peut on imaginer que Mélenchon et surtout Pigasse ne connaissent pas les conséquences de l’annulation de la dette publique ?! Ils ne font que de la démagogie et du mensonge électoraliste. Ils sont corrompus, l’un par clientélisme, l’autre par l’appât du gain
Concernant Pigasse vous avez raison, Melanchon c’est moins sûr. Mais le sujet n’est pas là, ce sont leurs électeurs qui votent, et si vous avez la curiosité de faire un sondage sur le sujet vous constateriez probablement que une grande majorité de français n’y comprennent rien non plus. Mais comme ils ont envie que leur gourou s’y colle ils croient sur parole un orateur hors pair qui raconte des carabistouilles.
Les magiciens lfistes vendent des boniments à de nombreux gaulois qui sont ravis
Le populisme consiste à rendre simples des problèmes complexes
Le RN promet des économies en trompe l œil pour les redistribuer dans la foulée en pouvoir d achat
Le populisme pousse dans les periode de changements importants
Plus les populations vieillissent, plus elles se raidissent face à l évolution du monde et l irrationnel prend le pas sur le pragmatisme
« Plus les populations vieillissent, plus elles se raidissent face à l évolution du monde et l irrationnel prend le pas sur le pragmatisme ».
Il me semble que vous généralisez bien vite la perception de l’évolution du monde par les populations âgées! J’ai 78 ans, et dès la lecture de ma première feuille de paie en 1973, j’ai eu l’intuition que quelque chose ne tournait pas rond dans notre pays! Impression confirmée au fil du temps et des élections successives sur l’impossibilité pour nos gouvernants de suivre pragmatiquement cette évolution et de corriger les dysfonctionnements récurrents de notre système. Aujourd’hui, je ne me « raidis » pas face à cette évolution, je souhaite ardemment que le pragmatisme réapparaisse chez nos élus, mais l’irrationnel n’étant pas ma tasse de thé, je suis extrèmement pessimiste sur nos capacités à rebondir, la situation étant tellement dégradée qu’elle est proche de la faillite.
La population française vieillit comme toute les sociétés occidentales avec quasiment les mêmes maux
Les peurs face aux évolutions croissent avec l age
Nous voyons tous les jours les mêmes réticences face aux mesurettes gouvernementales
Contrairement à vous je suis parfaitement optimiste car la France possède qq fondamentaux encore solides mais le rebond fera suite à une action extérieure qui nous imposera une bonne cure d austérité
Il semble bien pourtant que ce soit les jeunes qui soient raides dingues de Mélenchon, de Pigasse et de l’extrême-gauche en général, raides dingues de l’irrationnel donc…
Merci aux populations soi-disant vieillissantes de refuser l’évolution du monde tel qu’il apparaît sous nos yeux, à savoir l’islamisation du pays.
« Mathieu Pigasse a été chargé de restructurer la dette vénézuélienne par le gouvernement intérimaire du Venezuela dirigé par Delcy Rodríguez, qui a désigné la banque américaine Centerview Partners comme conseiller officiel pour cette opération. Pigasse dirige le bureau parisien de Centerview et son équipe a obtenu le contrat sans procédure de mise en concurrence formelle, selon plusieurs sources. »
Que Mélenchon soit incompétent sur le sujet ne m’étonne guère. Mais de la part de Pigasse, banquier de gauche, c’est plus étonnant. Étant spécialisé dans la restructuration d’états en faillite, verrait-il là un potentiel nouveau client ?
Non ce ne sontpas des charlatants car ils savent très bien ce qu’il en résulte et ce que cela va coûter aux Français. Ne déplaise, mais il devient URGENT d’utiliser lesmots juste, ce sont des excrocs.
Monsieur Pigasse, qui a dû consolider sa fortune sur la misère des pays endettés , doit bien savoir comment s’enrichir personnellement en annulant les dettes ! M Mélenchon a peut être une culture historique, même biaisée, mais en matière économique, il lui manque beaucoup d’éléments pour construire une réflexion .
Le plus cocasse, c’est que la France annule, au travers du Club de Paris, les dettes de ses propres débiteurs, pays pauvres auxquels elle prête alors qu’ils ne peuvent rembourser. C’est une forme déguisée d’augmenter le budget de l’Aide au Développement, sans réaction des parlementaires. A quoi cela sert-il d’avoir un Président issu de la Banque, alors que les banques savent qu’on ne prête qu’à ceux qui peuvent rembourser. Encore plus stupide, la France emprunte, pour ensuite prêter et enfin effacer la dette. Ce qui était une créance à l’Actif du bilan de la France passe d’un trait de plume dans la colonne Passif et redevient une dette des contribuables. Qui sont ceux qui décident de ces annulations de dette ? Combien de milliards la France a t-elle effacée ? Même le site du Club de Paris [https://clubdeparis.org/fr] on ne le dit pas, et les journalistes encore moins. Une évolution constitutionnelle serait de dire que tant que la France emprunte, elle ne peut prêter. Après tout, les pays pauvres n’ont qu’à, eux-mêmes, solliciter le monde de la Finance Internationale.
Monsieur Pigasse a deux sources de revenus :
1- L’argent publique
2- La misère des nations
Une France encore plus misérable comblera ses émoluments.
MAIS JE PEUX ME TROMPER
Pigasse sait très bien ce qui se passerait, il doit une partie de sa fortune à la restructuration de dette d’État… dans son cas, il s’agit de cynisme pur, et peut-être se verrait-il bien travailler à cette restructuration… et en toucher des dividendes.
Excellente analyse. Je ne suis pas étonné de la position de Mr Mélenchon puisque sa vocation est de faire la révolution, sans tenir compte des conséquences dramatiques qui en résulteront. A l’inverse, je suis extrêmement surpris de la position de Mr Pigasse. Abonder dans le sens d’un révolutionnaire quand on a passé 14 ans chez Lazard et que l’on a une parfaite connaissance du fonctionnement des marchés financiers est totalement incompréhensible.
Si j’étais un des banquiers qui financent les entreprises contrôlées par Mr Pigasse, je serais particulièrement inquiet et demanderais – dans la mesure où le contrat de prêt l’autorise – à être remboursé dans les meilleurs délais.
Mélenchon président de la république et Pigasse ministre de l’économie et des finances , un duo infernal qui conduira notre pays dans une situation comparable à celle du Vénézuela, càd en dépôt de bilan avec toutes les conséquences pour tous ceux qui n’auront pas pu s’installer à l’étranger Les « plus riches » s’en sortiront, pas les autres.
Cher JM Delsol
le schéma est très compliqué et je crois que l’on pourrait simplifier tout cela en disant , ce que Merluchon et Pigasse n’ont pas compris , dès lors que l’on créée plus de monnaie que de valeur ajoutée , on contribue à ruiner la valeur de la monnaie . Le systeme bancaire international en est là , proche de la rupture , ce que les bitcoiners ont bien compris . Tout les reste constitue le discours type des ces enfumeurs passés maîtres dans la vente de rêves mortels
ils proposent en réalité un défaut partiel sur la dette de la France… c’est précisément le signal à ne pas envoyer ! … l’OAT française est considéré comme un « actif mondial sûr » et recherché comme collatéral par de nombreuses institutions mondiales. C’est ce qui permet notamment à l’état français de s’endetter massivement sans couler immédiatement comme un pays du tiers-monde… Mais pour rester « sûr », il faut précisément envoyer des signaux de sérieux… Dans l’absolu, l’état français peut encore s’endetter un bon bout de temps… mais cette dette doit être « pilotée » avec sérieux (notamment en résorbant le déficit primaire de l’état). Pigalle et Merluchon sont des clowns irresponsables et démagogues. Il est totalement scandaleux que le débat public français soit pollué par de semblables hurluberlus.
Désolé mais je ne partage pas votre point de vue.
En effet vous raisonnez à « idéologie constante » or Melenchon raisonne à idéologie révolutionnaire (trotskiste). En fait soit il ne reconnaîtrait pas les dettes des gouvernements l’ayant précédé (cf. emprunts russes ) soit il transformerait la dette en dette perpétuelle (en fait non remboursable et soit à intérêts capitalisés soit « non reconnus »).
C’est la révolution.
Quant à Pigasse il toucherait des honoraires pour monter le système (cf; ce qu’il fait au Venezuela).
Le vrai but était de faire le buzz, peut-être aussi faire oublier que ces dernières années ils étaient focalisés sur la Palestine et se souciaient bien peu de l’avenir des français.. D’autres buzz suivront, afin de monopoliser l’attention jusqu’aux élections. Le plus triste, c’est que ça fonctionne. Des charlatans ? J’aurais dit pire.
Il n’y a que notre pognon qui intéresse ces individus peut importe les moyens car en fin de compte c’est nous qui allons payer. La manière dont s’exprime Melanchon , la déformation de son visage lors de ses interventions en disent long sur ce malade qui veut nous diriger, jamais.
Je suivrai en grande partie la réponse d’AET du 7 septembre.
Cet article expose des faits clairs mais à système constant: vous n’incluez pas le projet de « gel » de 18% de la dette publique française dans le projet global du programme insoumis (auquel je n’adhère que par pragmatisme, en attendant mieux).
Or, vous éludez notamment la part de négociation de la France avec la BCE et avec l’UE, les alliances alternatives de la France avec d’autres pays et institutions que l’UE et, ce qui parait logique, une réattribution des rôles des organismes financiers, à commencer par les institutions d’Etat.
Lordon vous dirait que vous continuer de penser « dans le cadre », alors qu’il faut penser « hors du cadre ».
Alors, bien sûr, c’est sans doute risqué, surtout pour les capitaux (ceux qui n’ont rien ne risquent pas grand’chose).
Vous ne posez pas les dangers de la poursuite de l’endettement qui, loin d’avoir été freiné ou arrêté, a été multiplié par 24 ans de pouvoir libéral (sans compter les décennies précédentes qui avaient entamé le processus).
Trouver des coins à placer entre le chambranle et la porte devient urgent et, manifestement, ce n’est pas le souci des candidats de la droite traditionnelle, de Glucksman jusqu’à Le Pen.
Ce serait bien que vous considériez l’équation d’un autre côté: s’il fallait sacrifier les intérêts d’une poignée de financiers à l’intérêt général, le feriez-vous?
Mélenchon est incapable de comprendre les bases les plus triviales des mathématiques financières, comme 95% des politiciens professionnels de son espèce. Donc, pour gérer les finances d’un état, il serait le jouet des pirates financiers mondiaux à la recherche permanente des bonnes affaires. Chacun sait que les meilleures affaires financières, pour ces gens-là, sont celles relatives à des banqueroutes, des faillites magistrales, des escroqueries géniales, etc. S’il s’agit d’Etats, cela devient des affaires en or, pour peu que ces états possèdent des avoirs matériels sonnants et trébuchants qui leur échappent par leur ignorance crasse (par exemple, l’abandon imbécile du nucléaire civil des allemands, à cause de leurs écolos laissés en liberté au lieu de les enfermer à Charenton, en France. Cet abandon a fait la fortune des spéculateurs mondiaux sur les éoliennes partout où des flibustiers au long cours ont réussi à en installer, et ces spéculateurs replacent leurs fortunes en belles et bonnes centrales nucléaires de quatrième génération, dans les quelques pays dirigés par des chefs intelligents. Le pauvre Mélenchon, qui lutte pathétiquement pour paraître en superforme, ne comprend rien à rien de toutes ces arnaques, puisqu’il admire le temps où presque tout le monde, en Hollande, possédait son petit moulin à vent perso, qui lui suffisait. Si par malheur+erreur, cet homme parvenait au pouvoir, je ne vous dis pas le lupanar noir qui s’abattrait sur notre pauvre pays, déjà bien amoché par le socialisme.
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Comment peut on imaginer que Mélenchon et surtout Pigasse ne connaissent pas les conséquences de l’annulation de la dette publique ?! Ils ne font que de la démagogie et du mensonge électoraliste. Ils sont corrompus, l’un par clientélisme, l’autre par l’appât du gain
Concernant Pigasse vous avez raison, Melanchon c’est moins sûr. Mais le sujet n’est pas là, ce sont leurs électeurs qui votent, et si vous avez la curiosité de faire un sondage sur le sujet vous constateriez probablement que une grande majorité de français n’y comprennent rien non plus. Mais comme ils ont envie que leur gourou s’y colle ils croient sur parole un orateur hors pair qui raconte des carabistouilles.
Les magiciens lfistes vendent des boniments à de nombreux gaulois qui sont ravis
Le populisme consiste à rendre simples des problèmes complexes
Le RN promet des économies en trompe l œil pour les redistribuer dans la foulée en pouvoir d achat
Le populisme pousse dans les periode de changements importants
Plus les populations vieillissent, plus elles se raidissent face à l évolution du monde et l irrationnel prend le pas sur le pragmatisme
« Plus les populations vieillissent, plus elles se raidissent face à l évolution du monde et l irrationnel prend le pas sur le pragmatisme ».
Il me semble que vous généralisez bien vite la perception de l’évolution du monde par les populations âgées! J’ai 78 ans, et dès la lecture de ma première feuille de paie en 1973, j’ai eu l’intuition que quelque chose ne tournait pas rond dans notre pays! Impression confirmée au fil du temps et des élections successives sur l’impossibilité pour nos gouvernants de suivre pragmatiquement cette évolution et de corriger les dysfonctionnements récurrents de notre système. Aujourd’hui, je ne me « raidis » pas face à cette évolution, je souhaite ardemment que le pragmatisme réapparaisse chez nos élus, mais l’irrationnel n’étant pas ma tasse de thé, je suis extrèmement pessimiste sur nos capacités à rebondir, la situation étant tellement dégradée qu’elle est proche de la faillite.
La population française vieillit comme toute les sociétés occidentales avec quasiment les mêmes maux
Les peurs face aux évolutions croissent avec l age
Nous voyons tous les jours les mêmes réticences face aux mesurettes gouvernementales
Contrairement à vous je suis parfaitement optimiste car la France possède qq fondamentaux encore solides mais le rebond fera suite à une action extérieure qui nous imposera une bonne cure d austérité
Il semble bien pourtant que ce soit les jeunes qui soient raides dingues de Mélenchon, de Pigasse et de l’extrême-gauche en général, raides dingues de l’irrationnel donc…
Merci aux populations soi-disant vieillissantes de refuser l’évolution du monde tel qu’il apparaît sous nos yeux, à savoir l’islamisation du pays.
« Mathieu Pigasse a été chargé de restructurer la dette vénézuélienne par le gouvernement intérimaire du Venezuela dirigé par Delcy Rodríguez, qui a désigné la banque américaine Centerview Partners comme conseiller officiel pour cette opération. Pigasse dirige le bureau parisien de Centerview et son équipe a obtenu le contrat sans procédure de mise en concurrence formelle, selon plusieurs sources. »
Que Mélenchon soit incompétent sur le sujet ne m’étonne guère. Mais de la part de Pigasse, banquier de gauche, c’est plus étonnant. Étant spécialisé dans la restructuration d’états en faillite, verrait-il là un potentiel nouveau client ?
Non ce ne sontpas des charlatants car ils savent très bien ce qu’il en résulte et ce que cela va coûter aux Français. Ne déplaise, mais il devient URGENT d’utiliser lesmots juste, ce sont des excrocs.
Monsieur Pigasse, qui a dû consolider sa fortune sur la misère des pays endettés , doit bien savoir comment s’enrichir personnellement en annulant les dettes ! M Mélenchon a peut être une culture historique, même biaisée, mais en matière économique, il lui manque beaucoup d’éléments pour construire une réflexion .
Le plus cocasse, c’est que la France annule, au travers du Club de Paris, les dettes de ses propres débiteurs, pays pauvres auxquels elle prête alors qu’ils ne peuvent rembourser. C’est une forme déguisée d’augmenter le budget de l’Aide au Développement, sans réaction des parlementaires. A quoi cela sert-il d’avoir un Président issu de la Banque, alors que les banques savent qu’on ne prête qu’à ceux qui peuvent rembourser. Encore plus stupide, la France emprunte, pour ensuite prêter et enfin effacer la dette. Ce qui était une créance à l’Actif du bilan de la France passe d’un trait de plume dans la colonne Passif et redevient une dette des contribuables. Qui sont ceux qui décident de ces annulations de dette ? Combien de milliards la France a t-elle effacée ? Même le site du Club de Paris [https://clubdeparis.org/fr] on ne le dit pas, et les journalistes encore moins. Une évolution constitutionnelle serait de dire que tant que la France emprunte, elle ne peut prêter. Après tout, les pays pauvres n’ont qu’à, eux-mêmes, solliciter le monde de la Finance Internationale.
Monsieur Pigasse a deux sources de revenus :
1- L’argent publique
2- La misère des nations
Une France encore plus misérable comblera ses émoluments.
MAIS JE PEUX ME TROMPER
Pigasse sait très bien ce qui se passerait, il doit une partie de sa fortune à la restructuration de dette d’État… dans son cas, il s’agit de cynisme pur, et peut-être se verrait-il bien travailler à cette restructuration… et en toucher des dividendes.
Excellente analyse. Je ne suis pas étonné de la position de Mr Mélenchon puisque sa vocation est de faire la révolution, sans tenir compte des conséquences dramatiques qui en résulteront. A l’inverse, je suis extrêmement surpris de la position de Mr Pigasse. Abonder dans le sens d’un révolutionnaire quand on a passé 14 ans chez Lazard et que l’on a une parfaite connaissance du fonctionnement des marchés financiers est totalement incompréhensible.
Si j’étais un des banquiers qui financent les entreprises contrôlées par Mr Pigasse, je serais particulièrement inquiet et demanderais – dans la mesure où le contrat de prêt l’autorise – à être remboursé dans les meilleurs délais.
Mélenchon président de la république et Pigasse ministre de l’économie et des finances , un duo infernal qui conduira notre pays dans une situation comparable à celle du Vénézuela, càd en dépôt de bilan avec toutes les conséquences pour tous ceux qui n’auront pas pu s’installer à l’étranger Les « plus riches » s’en sortiront, pas les autres.
En fait ils savent très bien, ce n’est que de la démagogie électorale pour abuser les gogos… et ils sont légions!
Cher JM Delsol
le schéma est très compliqué et je crois que l’on pourrait simplifier tout cela en disant , ce que Merluchon et Pigasse n’ont pas compris , dès lors que l’on créée plus de monnaie que de valeur ajoutée , on contribue à ruiner la valeur de la monnaie . Le systeme bancaire international en est là , proche de la rupture , ce que les bitcoiners ont bien compris . Tout les reste constitue le discours type des ces enfumeurs passés maîtres dans la vente de rêves mortels
ils proposent en réalité un défaut partiel sur la dette de la France… c’est précisément le signal à ne pas envoyer ! … l’OAT française est considéré comme un « actif mondial sûr » et recherché comme collatéral par de nombreuses institutions mondiales. C’est ce qui permet notamment à l’état français de s’endetter massivement sans couler immédiatement comme un pays du tiers-monde… Mais pour rester « sûr », il faut précisément envoyer des signaux de sérieux… Dans l’absolu, l’état français peut encore s’endetter un bon bout de temps… mais cette dette doit être « pilotée » avec sérieux (notamment en résorbant le déficit primaire de l’état). Pigalle et Merluchon sont des clowns irresponsables et démagogues. Il est totalement scandaleux que le débat public français soit pollué par de semblables hurluberlus.
Désolé mais je ne partage pas votre point de vue.
En effet vous raisonnez à « idéologie constante » or Melenchon raisonne à idéologie révolutionnaire (trotskiste). En fait soit il ne reconnaîtrait pas les dettes des gouvernements l’ayant précédé (cf. emprunts russes ) soit il transformerait la dette en dette perpétuelle (en fait non remboursable et soit à intérêts capitalisés soit « non reconnus »).
C’est la révolution.
Quant à Pigasse il toucherait des honoraires pour monter le système (cf; ce qu’il fait au Venezuela).
Le vrai but était de faire le buzz, peut-être aussi faire oublier que ces dernières années ils étaient focalisés sur la Palestine et se souciaient bien peu de l’avenir des français.. D’autres buzz suivront, afin de monopoliser l’attention jusqu’aux élections. Le plus triste, c’est que ça fonctionne. Des charlatans ? J’aurais dit pire.
Il n’y a que notre pognon qui intéresse ces individus peut importe les moyens car en fin de compte c’est nous qui allons payer. La manière dont s’exprime Melanchon , la déformation de son visage lors de ses interventions en disent long sur ce malade qui veut nous diriger, jamais.
Je suivrai en grande partie la réponse d’AET du 7 septembre.
Cet article expose des faits clairs mais à système constant: vous n’incluez pas le projet de « gel » de 18% de la dette publique française dans le projet global du programme insoumis (auquel je n’adhère que par pragmatisme, en attendant mieux).
Or, vous éludez notamment la part de négociation de la France avec la BCE et avec l’UE, les alliances alternatives de la France avec d’autres pays et institutions que l’UE et, ce qui parait logique, une réattribution des rôles des organismes financiers, à commencer par les institutions d’Etat.
Lordon vous dirait que vous continuer de penser « dans le cadre », alors qu’il faut penser « hors du cadre ».
Alors, bien sûr, c’est sans doute risqué, surtout pour les capitaux (ceux qui n’ont rien ne risquent pas grand’chose).
Vous ne posez pas les dangers de la poursuite de l’endettement qui, loin d’avoir été freiné ou arrêté, a été multiplié par 24 ans de pouvoir libéral (sans compter les décennies précédentes qui avaient entamé le processus).
Trouver des coins à placer entre le chambranle et la porte devient urgent et, manifestement, ce n’est pas le souci des candidats de la droite traditionnelle, de Glucksman jusqu’à Le Pen.
Ce serait bien que vous considériez l’équation d’un autre côté: s’il fallait sacrifier les intérêts d’une poignée de financiers à l’intérêt général, le feriez-vous?
Merci pour cet article expliquant clairement le fonctionnement comptable de la dette.
Pigasse n’a qu’à faire don de sa fortune, ce serait un début…
Mélenchon est incapable de comprendre les bases les plus triviales des mathématiques financières, comme 95% des politiciens professionnels de son espèce. Donc, pour gérer les finances d’un état, il serait le jouet des pirates financiers mondiaux à la recherche permanente des bonnes affaires. Chacun sait que les meilleures affaires financières, pour ces gens-là, sont celles relatives à des banqueroutes, des faillites magistrales, des escroqueries géniales, etc. S’il s’agit d’Etats, cela devient des affaires en or, pour peu que ces états possèdent des avoirs matériels sonnants et trébuchants qui leur échappent par leur ignorance crasse (par exemple, l’abandon imbécile du nucléaire civil des allemands, à cause de leurs écolos laissés en liberté au lieu de les enfermer à Charenton, en France. Cet abandon a fait la fortune des spéculateurs mondiaux sur les éoliennes partout où des flibustiers au long cours ont réussi à en installer, et ces spéculateurs replacent leurs fortunes en belles et bonnes centrales nucléaires de quatrième génération, dans les quelques pays dirigés par des chefs intelligents. Le pauvre Mélenchon, qui lutte pathétiquement pour paraître en superforme, ne comprend rien à rien de toutes ces arnaques, puisqu’il admire le temps où presque tout le monde, en Hollande, possédait son petit moulin à vent perso, qui lui suffisait. Si par malheur+erreur, cet homme parvenait au pouvoir, je ne vous dis pas le lupanar noir qui s’abattrait sur notre pauvre pays, déjà bien amoché par le socialisme.