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vendredi 5 juin 2026

Après l’espoir d’un redressement durable, la balance commerciale française se dégrade de 2,8 milliards au 1er trimestre 2026

Temps de lecture : 2 minutes

IREF-Contrepoints le révélait il y a quelques mois : la balance commerciale française des biens est en déficit depuis 2002. Alors que l’année 2025 nourrissait des espoirs d’un retour à l’équilibre pour un futur proche, avec des déficits plus faibles (notamment -11,3 milliards au T4 2025), force est de constater que le premier trimestre 2026 marque malheureusement un net retour en arrière. Le solde commercial FAB/FAB (échanges valorisés au départ des pays, sans transport ni assurance) de la France s’est à nouveau creusé pour atteindre -14,1 milliards d’euros, soit une dégradation de 2,8 milliards d’euros sur trois mois. La dynamique s’essouffle, le retour à l’équilibre ne se fera probablement pas en 2026.

Les importations totales françaises progressent de 1,8 % sur le trimestre pour atteindre 171,8 milliards d’euros, alors que les exportations stagnent quasiment à 157,6 milliards d’euros, avec une hausse limitée à seulement 0,1 %. Sur les quatre derniers trimestres, les exportations françaises atteignent 621,6 milliards d’euros contre 683,9 milliards d’importations.

Une des explications provient du secteur énergétique. En données CAF/FAB (importations avec transport et assurance inclus jusqu’en France), le déficit lié à l’énergie s’est aggravé de 1,8 milliard d’euros sur le trimestre pour atteindre -9,9 milliards d’euros. Les hydrocarbures naturels concentrent l’essentiel de cette détérioration avec un déficit passant de -8,5 à -9,6 milliards d’euros, tandis que les produits pétroliers raffinés voient également leur déficit se creuser de -2,3 à -2,7 milliards d’euros.

Les produits pharmaceutiques contribuent également à la détérioration globale en raison d’une hausse des importations combinée à un recul des exportations. Même l’agriculture redevient déficitaire à -0,2 milliard d’euros après un léger excédent fin 2025.

Par ailleurs, les États-Unis occupent une place de plus en plus importante dans l’approvisionnement énergétique français : dans les importations françaises de pétrole brut est passée d’environ un quart en 2025 à plus d’un tiers au premier trimestre 2026. La balance commerciale se dégrade également avec le Proche et Moyen-Orient, à cause « d’une baisse des exportations aéronautiques et d’une hausse des importations ».

Parmi les secteurs où la balance commerciale est positive, se retrouve, sans surprise, l’aéronautique. Malgré un recul certain, le secteur conserve un excédent de +8 milliards d’euros après +8,8 milliards au trimestre précédent. Pour autant, les exportations aéronautiques ralentissent fortement après des « ventes exceptionnelles » enregistrées au second semestre 2025.

Les produits chimiques, parfums et cosmétiques conservent également un excédent de +3,9 milliards d’euros, un niveau similaire au trimestre précédent. Les exportations de matériel militaire atteignent quant à elles leur plus haut niveau historique.

Au-delà des chiffres trimestriels, la perte des parts de marché de la France dans le commerce mondial est problématique. Comme l’explique la Direction Nationale des Statistiques du Commerce extérieur : « Alors que la France avait regagné des parts de marché depuis le 2e trimestre 2025, elle en perd de nouveau assez nettement au 1er trimestre 2026 ». Recréer de la richesse n’est plus une option, c’est une nécessité.

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3 réponses

  1. Ce ne serait que 2,3 Md€ si M.Philippe n’avait pas démantelé Fessenheim qui nous rapportait 500M€ par an grâce à son électricité décarbonée exportée !
    (5 millions de tonnes de CO2 en moins de foutu!). Merci Doudou…

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