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mercredi 11 mars 2026

L’agriculture française chute, d’autres en Europe se portent mieux

Temps de lecture : < 1 minute

La balance commerciale agroalimentaire française s’est effondrée en 2025. Le solde commercial, qui était de 10,2 milliards d’euros en 2022 puis de 4,9 milliards en 2024, n’a été que de 200 millions d’euros en 2025. Le seul solde agricole est déficitaire de 300 millions d’euros. Une chute vertigineuse. Nos exportations augmentent, mais peu : seulement +2 % pour 84,2 milliards d’euros. Un déclin franco-français.

Dans les autres pays de l’Union européenne ayant une forte part agricole, les chiffres sont plus positifs. Aux Pays-Bas, la valeur des exportations des produits agricoles a atteint 137,5 milliards d’euros, soit une hausse de 8,4 % par rapport à 2024. Au cours des trois premiers trimestres de 2025, les exportations agroalimentaires polonaises ont augmenté de 6,5 %. En Allemagne, si le déficit commercial des produits agricoles et alimentaires s’est accru, l’Association allemande des exportateurs de produits alimentaires et agricoles (GEFA) annonce des exportations d’un niveau record à 105,2 milliards d’euros en 2025.

Un rapport du Sénat paru le 28 janvier dernier apporte un éclairage complémentaire, en comparant notamment la France avec l’Italie et l’Espagne. Tandis que le solde commercial français a chuté de 49 % entre 2019 et 2024, le solde italien a augmenté de 66 % et l’espagnol de 34 %. Fin octobre 2025, sur 12 mois glissants, la balance commerciale espagnole a été excédentaire de 17,6 milliards d’euros. Le rapport prévoit que l’Espagne deviendrait la première productrice agricole européenne en 2029. La France serait dépassée par l’Italie et la Pologne en 2033 en termes de valeur de production agricole.

Les raisons de ce déclin sont connues et maintes fois dénoncées par l’IREF-Contrepoints : réglementations abusives, écologisme, agribashing, taxes, cotisations et impôts confiscatoires, suradministration. Notre agriculture ne s’en sortira pas sans de réelles réformes libérales.

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19 réponses

  1. Trouvez moi encore un espace d’activité qui ne chute pas en France sauf la mer d’eux politique et publique et tout ce qui dépend des fonds publics et de la dette Républicaine qui enfle à vue.

          1. Mettons les points sur les « i »:
            Si la France a les hommes politiques, médiocres, responsables de cette situation, c’est bien l’Europe qui leur permet de rester en place en leur servant de paravent. Le Franc aurait été dévalué plusieurs fois, tirant la sonnette d’alarme, alors que l’euro leur permet d’anesthésier le peuple, grâce à la dette, et de sauver leurs carrières!
            Pire, les plus mauvais se recyclent… à l’Europe ou ils se refont une virginité !

              1. Monsieur LECAUSSIN, l’europe et l’euro masquent les réalités économiques et financières. Il est préférable de dévaluer pour être en conformité avec les réalités de la gestion d’un Pays. Les meilleurs gestionnaires des Pays n’ont pas besoin de dévaluer.
                La France fait n’importe quoi depuis l’après Pompidou. Sous sa Présidence, la France n’avait AUCUNE dette ! A ce jour, 3400 milliards + 5000 milliards d’engagement hors bilan !!
                Masquer la vérité ne peut conduire qu’à la ruine !!

                  1. Mais si la France doit réformer, elle ne peut dévaluer du fait de l’euro qui bloque la situation ! Il n’y a pas d’issue sauf à sortir de l’europe et de l’euro avant la faillite totale de la France !

  2. L’agriculture française est victime de suradministration et de coups vicieux qui lui sont portés, en provenance directe de conseillers très proches de Macron (dont Canfin, Ginet, Faraco et consorts) ainsi que de tout un réseau de militants écologistes rouges-verts très actifs qui ont vérolé l’administration tant centrale (jusqu’à des directions générales de ministères : DGEC, DGPE, DGAL, etc.) que locale (DREAL, DDPT).
    Les ONG antiagriculture ont également leurs bureaux au ministère de l’écologie depuis au moins l’époque Voynet (actuellement Barbut, militante WWF).
    L’actuelle ministre de l’agriculture, Genevard, est une ignorante des réalités agricoles (à part le fait qu’elle mange du Comté). Elle préside un nouveau « machin » qui s’appelle « L’observatoire du déclin agricole ».
    La mort de la production agricole française est un véritable projet politique, tout comme celle de l’industrie.

  3. les français ne veulent pas payer leur alimentation, ils ne veulent pas de « grosses fermes » mais sont près à importer de ferme gigantesque en Ukraine ou au brésil pour payer moins cher, ils ne veulent pas d’élevage près de chez eux, même si ce sont eux qui se sont installés au milieu des champs pour le calme, ne veulent pas de phyto, mais mangent des cerises étrangères qui ont reçus ces mêmes phytos qu’ils refusent aux producteurs français, alors oui, le problème, ce sont les impôts, les normes ,la suradministration…mais le vrai problème, ce sont surtout les français…

    1. je suis agriculteur à la retraite et je vois bien ce qui se passe. Sous couvert de sauver la planète ,on voit arriver une horde de citoyens qui croient tout connaitre et qui ne savent rien, terroriser les Français et lutter contre l’agriculture intensive. Le refus systématique des OGM en est l’illustration. Oui, il existe des bons OGM par exemple du riz enrichi en vitamines. Ce refus du progrès nous conduira à être encore moins compétitifs quand nous aurons des plantes résistantes aux maladies. les autres pays les produiront, sans pesticides et nous les importerons , car nous serons encore moins compétitifs

  4. En plus de suradministrer notre agriculture qui était un vraie et grande richesse encore en 2010, et de la plomber monstrueusement avec des impôts et taxes de proxénètes , on vient juste de signer des accords avec l’Afrique et on complète avec les accords du Mercosur tout en entamant des pourparlers avec l’Australie .
    Parfait messieurs , le bateau coule par vos bons soins d’experts programmés , tout ignorant crasse que vous êtes.

  5. En application de la doctrine socialiste populaire en vigueur depuis une quarantaine d’années dans l’hexagone, la Nomenklatura parisienne ne veut voir qu’une seule tête dans le rang. Rien ne saurait dépasser.
    Tout ce qui a une utilité et fonctionnait assez bien en référence aux règles du marché notamment celle de l’offre et la demande, éveille depuis quatre décennies la suspicion, l’envie de contrôle et celle conjointe d’assujettissement fondée sur une probabilité de mauvaise conduite voire de déviance sociétale.
    Souvenirs attention danger !
    Ainsi a t’on dégradé par pure ideologie les conditions de vie et les rémunérations des travailleurs manuels, des artisans, des agriculteurs, des employés de l’industrie,…
    Les maîtres de l’État, désireux d’accroître sans cesse leur pouvoir et de le raffermir, veulent une forme moderne du servage d’antan, ce qui suppose à leurs yeux un appauvrissement général de la population…qui est en cours.
    Peu importe à leurs yeux les résultats impressionnants qui témoignent de la régression sociale que certains d’entre nous constatent à présent, presqu’effarés.
    Il va bien falloir se résoudre à renverser la vapeur rapidement sous peine de……

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