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lundi 19 janvier 2026

Audiovisuel public : de la redevance à l’impôt

Temps de lecture : < 1 minute

russie

Les Français sabrent le champagne : le gouvernement a annoncé la suppression de la redevance audiovisuelle pour cette année, à l’occasion du projet de loi de finances rectificative qui sera voté après les élections législatives. Elle concerne actuellement 23 millions de foyers et rapporte trois milliards d’euros par an. Des milliards que le gouvernement, qui ne prévoit pas de privatiser l’audiovisuel public, va bien devoir trouver quelque part. Rangez donc le champagne, car il n’y a guère que deux solutions : augmenter les impôts ou alourdir la dette, donc augmenter les impôts plus tard.

Ce sont donc tous les Français qui paieront les services de France Télévisions, Radio France, Arte, l’Institut national de l’audiovisuel et France Médias Monde, y compris si les écrans servent chez eux à regarder films et séries sur des plateformes de streaming (payantes) ou à s’informer sur CNews et Sud Radio. La redevance audiovisuelle, payée par ceux qui possédaient un écran pour un service qu’ils n’utilisaient pas forcément, était déjà injuste, elle le sera plus encore.

L’audiovisuel public est supposément un service essentiel parce que prétendu indépendant, sans trop de publicités et diffusant certains programmes officiels ou religieux. Pourtant, quiconque a déjà fait l’effort d’écouter France Inter sait que cette chaîne n’est pas plus indépendante qu’Europe 1, contrôlée partiellement par Vincent Bolloré. L’audiovisuel public est dépendant de l’Etat, ce qui est peut-être plus dangereux que la dépendance à une entreprise, sans compter que les médias privés sont suffisamment nombreux pour que personne ne puisse tous les posséder. Quant aux programmes culturels et religieux, ceux qu’ils intéressent peuvent aller à bon compte sur les chaînes privées dédiées. Face à ces avantages, regarder de la publicité semble être un faible tribut à payer pour être libéré de la propagande.

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11 réponses

  1. Le financement de l’audiovisuel public n’a pas respecté les règles mises en place lors de la privatisation de certaines chaînes, à savoir l’absence de publicité. Les chaînes publiques faussent complètement la concurrence en profitant tout à la fois de la redevance et de la publicité. Les programmes asservis à l’audimat ont perdu leur qualité, toute la classe bobo médiatique profite d’un système qui est devenue la pompe à fric de quelques présentateurs-producteurs. On fait au plus rentable en achetant des jeux et des policiers. Il faut non seulement supprimer la redevance mais interdire qu’elle soit remplacée par nos imp^pots, ou bien interdire la pub : il faut choisir !!!

    1. Désolé vous faites erreur, sabrer (et non sabler) le champagne consiste à décapiter une bouteille d’un coup de sabre de bas en haut en tenant la bouteille penchée. Tout officier de cavalerie pourra vous en faire la démonstration.

  2. L’art et la manière de prendre la population pour des imbéciles qu’ils méritent bien, ce n’est que le résultat du « vote utile » propre à toute la société d’idiots qui n’ont plus aucune conviction et moins encore de capacité de raisonner.

  3. Cette décision est d’une hypocrisie notoire ! Elle ne pouvait vraiment se concevoir qu’en privatisant l’audio visuel ! M. Macron persiste et signe dans sa vision étatisme du pouvoir : il nous conduit directement vers la soviétisation de notre société et, par voie de conséquence, à sa perte !!

  4. Il n’y a pas grand chose à faire. On verra dans 5 ans ou on ne sera peut-être plus là pour en parler. Certains disent : « Poutine rôde… », d’autres disent : « Macron gère… », moi je dis : « les médias gouvernent ».

  5. Avec les coupures de publicité à peu près aussi nombreuses sur les chaînes publiques que sur les privées la redevance aurait dû être supprimée depuis longtemps, peut être en payant un peu moins les « animateurs »…

  6. Tant que les journalistes ne respecteront une véritable éthique, nous ne pourrons jamais avoir des médias indépendants. Même l’état sn sert pour sa propagande.
    Nous pouvons prendre exemple le prétendument réchauffement climatique anthropogénique. A ce jour, plus de 460 médias dans le monde ont décidé de rejoindre l’initiative lobbyiste “Covering Climate Now”. Vous pouvez le vérifier dans GÉO d’avril 2021 dans l’article suivant. Voici le lien : »https://climatetverite.net/2022/05/12/hysterie-climatique-consensus-scientifique-de-97-vraiment/ ».
    Vous avez dit médias… Certainement pas indépendants. Parmi les plus acharnés, on trouve :
    L »Agence France-Presse AFP ou Agence Fausse Presse,
    20 Minutes
    Groupe Les Échos-Le Parisien
    Libération
    Et Baam!
    Journal de l’Environnement
    Politis
    Positivr
    Reporterre…
    La liste est longue !

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