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mercredi 11 mars 2026

Aux États-Unis, les citoyens « votent avec leurs pieds » — et privilégient l’attractivité fiscale !

Temps de lecture : 2 minutes

Un phénomène démographique significatif est en train de transformer le paysage politique et économique des Etats-Unis : les Américains déplacent massivement leur résidence vers les États dirigés par des gouvernements républicains. Ce mouvement s’observe clairement dans les estimations du U.S. Census Bureau qui viennent d’être publiées. Entre 2020 et 2025, la population des « red states » a augmenté beaucoup plus vite que celle des « blue states » (dirigés par les démocrates), notamment grâce à des flux migratoires intérieurs vers des États comme la Caroline du Sud, l’Idaho, le Texas ou l’Utah — tandis que des États comme la Californie, New York et le Vermont ont perdu des habitants. Selon National Review, ce « vote avec les pieds » traduit une préférence pour des politiques fiscales plus basses, une qualité de vie perçue comme meilleure et une réglementation moins contraignante dans les États républicains.

Sur le plan national, ces mouvements internes se combinent à une rupture démographique plus profonde : la croissance de la population américaine ralentit drastiquement, presque partout, en raison d’une chute des flux migratoires internationaux et d’un faible taux de natalité. En 2025, n’a été que d’environ 0,5 %, la plus faible depuis des décennies, principalement parce que l’immigration nette a été réduite de façon spectaculaire par des politiques plus strictes aux frontières. Certaines analyses soulignent même que la population étrangère a diminué pour la première fois depuis plus de 50 ans, avec plus d’un million d’immigrés quittant le pays entre janvier et juin 2025. Cette dynamique est telle que certains démographes estiment que la population américaine pourrait décliner pour la première fois depuis 1918 si ces tendances persistaient.

Ces mouvements sont révélateurs : ils montrent d’une part comment la liberté de mouvement interne reflète des préférences pour des environnements politiques et économiques différents, mais aussi combien la politique migratoire influence profondément la démographie et, à terme, la croissance économique. Une politique qui réduit l’immigration peut certes répondre à des demandes d’ordre et de souveraineté, mais elle risque aussi de freiner l’innovation, la population active et la croissance à long terme si elle n’est pas accompagnée de mesures favorisant la liberté, la mobilité et capables d’attirer les talents.

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7 réponses

  1. Je suggère fortement de lire « https://www.census.gov/newsroom/press-releases/2026/population-growth-slows.html »

    1. On apprend ce jour que Stellentis plonge de 25% en bourse. Les gros actionnaires n’y croient plus. Le pacte vert de l’UE renvoie l’industrie automobile en Chine. L’UE meurt dans l’allégresse écolo.

  2. Article très biaisé sur la partie immigration je pense. Si la partie des flux internes de population est neutre et factuelle, la partie migratoire confond immigration légale et illégale dans un même melting pot. C’est la part illégale qui est combattue par l’administration actuelle pas la partie légale qui favorise l’accueil de migrants diplômés et / ou nécessaires à l’économie. Dommage.

  3. Une transposition et une mutation géographique qui commencent aussi à se mettre en place dans les états Unis d’Europe, en commençant par les personnes les plus aisées… comme d’habitude.
    Le Canada voire l’Amérique pour les jeunes les plus qualifiés.
    Ainsi qu’au Maroc et à l’île Maurice pour une certaine catégorie de retraités par exemple.
    L’état français a largement joué le jeu de l’importation de nombreuses populations qui se sont établies sur son territoire depuis les annees 1920 puisqu’elles y trouvaient ce qu’elles cherchaient principalement et ce dont il avait besoin :
    du travail principalement dans l’industrie,
    Un logement social plus ou moins décent,
    Des valeurs morales qu’ils admettaient,
    une sécurité sociale efficace et peu onéreuse,
    une école qui dispensait gratuitement le savoir,
    une possible promotion sociale des enfants,
    Le droit à une retraite…
    En 2026, comment ne pas s’étonner de constater, ces dernières années , ces chiffres particulièrement élevés d’immigrés dans un Hexagone desindustrialise , en pleine crise du logement et très endetté qui compte de nombreux chômeurs alors que les services publics fonctionnent comme ils peuvent .
    Une seule et simple explication : les états de l’Europe du Sud dont nous sommes avec l’Espagne et l’Italie trouvent leur compte et approuvent donc une immigration importante qu’ils régularisent à intervalles réguliers ou irréguliers afin de progresser…
    Leurs populations respectives voudraient peut être savoir Vers quoi et dans quelle mesure…
    En attendant que des pratiques démocratiques s’instaurent de nouveau dans ces pays européens de la finissante Union européenne, il semble logique qu’une partie diverse de leur population se dirige simplement vers d’autres contrées où leurs conditions de vie en société semblent nettement plus favorables.
    Ils adoptent d’ailleurs la même logique personnelle ou familiale que les personnes qui immigrent.
    Les uns quittent un pays qui leur prend beaucoup (trop) de différentes manières dans plus de contreparties et les autres arrivent sur un territoire qui leur promet bien du bonheur et davantage.
    Dans ce cadre là, l’hexagone ne supporte plus guère la comparaison avec de nombreux autres pays et surtout de moins en moins bien.,, à condition de bien vouloir l’admettre.

  4. Nos dirigeants voulaient la mondialisation dans laquelle ils se sont lancés sans beaucoup de réflexions mais avec une idéologie affirmée. Ils vont l’obtenir mais avec des résultats inattendus : un départ de certaines populations éduquées et productives vers des cieux plus accueillants et une arrivée de personnes beaucoup sans qualifications, non intégrables et étrangères à notre culture, attirées par une vie apparamment plus facile. A terme, les résultats seront probablement désastreux, et la remontée, s’il y en a une, prendra quelques générations. Cela s’appelle le déclin d’une culture, il y en a de multiples examples.

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