Journal d'actualité libéral
|
mercredi 15 avril 2026

“Suppression” des vols intérieurs : on a touché le fond

Temps de lecture : < 1 minute

russie

Alors que la “suppression” des vols intérieurs intervient lorsqu’une alternative en train en moins de 2h30 est disponible depuis une gare de la même ville, elle est critiquée de toute part. Et à juste titre.

Tout d’abord, rappelons que cette mesure ne devrait concerner que 2% des vols intérieurs comme le rappelle Le Point. Ce coup de com’ détourne l’attention des enjeux de dette et de déficit de l’Etat, autrement plus urgents que ces miettes médiatiques jetées en pâture aux écologistes, qui n’en sont d’ailleurs pas dupes.

Sur l’impact brut de la mesure, La Tribune rappelle que “Le transport aérien intérieur représente 4% des émissions de CO2 en France”, or seuls 2% des vols intérieurs sont concernés, soit 0,08% des émissions de CO2 en France. Sachant que la France représente environ 0,7% des émissions mondiales de GES (en équivalent CO2) et que celles-ci ne sont responsables que d’une partie du réchauffement climatique. Mais il y a pire : La Tribune ajoute que la suppression des vols intérieurs en France… augmente les émissions de CO2 de l’aérien ! En effet, les compagnies aériennes “réaffecteront leur flotte positionnée sur le réseau domestique vers d’autres destinations étrangères moyen-courriers. Avec à la clé non seulement une durée des vols plus importante et par conséquent plus émettrice en CO2, mais aussi une réglementation plus favorable sur la compensation carbone.” Bref, pas besoin de faire un dessin pour arriver à la conclusion…

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


9 réponses

  1. Oui, nous touchons le fond…. l’agence européenne de l’environnement (qui est quand même écolo) nous explique que le transport aérien soutient la comparaison sur certains trajets avec le train :
    ( https://www.eea.europa.eu/publications/transport-and-environment-report-2020), la meilleure preuve, c’est le différentiel des prix entre les modes de transports…. L’oubli des présentations simplifiées et orientées, c’est l’impact des infrastructures . Quant aux réserves de pétrole…. ben il en reste que nous refusons d’exploiter : voir le plateau continental en face de la Guyanne.

  2. Ou sont les aéroports? A l’extérieur des villes…ou sont les gares? Au centre des villes, là ou vont régner les ZFE. Cette mesure, c’est un mépris de plus pour les français qui n’habitent pas les centres villes, ceux qui cumulent tous les handicaps, et que l’on rejettent. Ceux qui devront payer, ou qui ne pourront plus se rendre au centre ville, alors qu’ils avaient possibilité de se rendre à des aéroports sans se taper des embouteillages pour des centres villes qui ne les intéressent pas. Ras le bol de ces élus méprisant le peuple des campagnes, qui se croient supérieur et pensent savoir mieux que les gens de terrains

    1. C’est aussi du mépris des écolos-bobos-technos parisiens vis-à-vis des habitants de banlieue proche d’un aéroport et loin des gares parisiennes, surtout s’ils doivent se rendre pour une journée à un endroit, par exemple une usine, proche d’un aéroport de province mais loin d’une gare (je pense à Nantes, ou à Lyon). Ces messieurs oublient sans doute que les voyages en avion, ce n’est pas que pour les touristes…

    1. Et mettre le billet de train et de métro à son vrai tarif, pour que l’usager paie la totalité de son coût, et non les impôts des français qui ne prennent pas le train

  3. Cautère sur une jambe de bois et l’on se rend compte après coup que le cautère provoque des lésions graves et irréversibles . Chaud devant !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.