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samedi 13 décembre 2025

Avec les Jeunes Socialistes, c’est retour vers le futur

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Les Jeunes Socialistes perdent la raison, mais ils sont « à la recherche du temps retrouvé ».

Le congrès des Jeunes Socialistes se tient en 1981 à Nancy. Leur secrétaire national s’inscrit dans les pas de François Mitterrand qui, le 25 mai 1972, avait présenté lors d’une conférence de presse un programme de gouvernement intitulé « Changer la vie », deux mois avant la signature du programme commun de gouvernement. Le jeune secrétaire s’exclame : « Nous sommes les défenseurs de l’émancipation de l’homme. A notre tour, nous reprendrons le flambeau de la lutte pour le temps retrouvé, avec la semaine de quatre jours, sans réduction de salaire, avec la retraite à 60 ans. Et ce temps libre, ce temps retrouvé, nous nous proposons de l’occuper. En donnant à chaque Français la possibilité de partir en vacances, de faire du sport, d’aller au musée, d’aller au concert ».

Avec la victoire de Mitterrand à l’élection présidentielle de 1981 et le « passage des ténèbres à la lumière » (dixit Jack Lang), les socialo-communistes imposent effectivement la retraite à 60 ans et ils créent un « ministère du Temps libre », qui chapeaute le Tourisme, la Jeunesse et les Sports, tandis que l’inamovible ministre de la Culture multiplie les fêtes dispendieuses. Il est vrai qu’un nombre croissant de citoyens a la chance de bénéficier d’un temps libre accru grâce à l’explosion du nombre des chômeurs.

Chers lecteurs, ce que nous venons d’écrire est strictement exact, hormis la première date (et nous les prions d’excuser notre petite facétie). En effet, le congrès des Jeunes Socialistes a eu lieu le 17 mai 2025 et, par conséquent, le discours plus haut cité vient d’être prononcé par leur secrétaire national actuel.

Toutefois, on ne saurait être trop sévère à l’égard de la jeunesse socialiste. D’abord, parce que, selon l’expression consacrée, il faut que jeunesse se passe. Ensuite parce que (nous sommes en verve d’expressions) bon sang ne saurait mentir : si nos petits écervelés n’ont pas retenu les leçons du désastre de 1981, c’est que leurs aînés socialistes version 2025 leur donnent le mauvais exemple en entérinant pour l’essentiel les billevesées du programme commun de gouvernement et les 110 propositions. C’est même « 1981 en pire » (paraphrasons Bruno Le Maire, pour une fois bien inspiré), puisqu’ils ajoutent la « planification écologique » et le wokisme.

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9 réponses

    1. Simple, il suffit d’être intellectuellement déficient, car constater comment fonctionne le monde n’est pas un exercice difficile, il suffit d’observer!

  1. On a vu avec l’URSS et tous les rgimes socialistes à quel point ils sont les défenseurs de l’émancipation de l’homme! 100 millions de personnes massacrées peuvent en témoigner!

  2. Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-pères quand on est con, on est con, comme disait Brassens. Mais les élans de la jeunesse y sont pour beaucoup, et on aurait besoin de vieux sages (dont je fais partie, sagesse en moins !) pour guider nos dirigeants.
    En abaissant l’âge de la majorité électorale, on a donné à tous les jeunes écervelés une majorité.
    Il aurait fallu l’inverse : de l’intelligence et de l’expérience…

  3. J’avais été convié par l’ambassadeur à Bagdad au comptage des voix en 1981.
    Je n’oublierai jamais la tête du représentant du ministère « of B & R » auprès de notre JV. le lendemain, en apprenant l’élection de F. Mitterrand.
    La réécriture permanente de l’histoire par nos médias aux ordres, continue de créer des socialistes chez les jeunes.
    Poutine fait de même.

  4. Quel beau programme : changer la vie le jour ou on ouvre le procès de l’Afghan qui a poignardé le jeune
    Matisse .

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