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mercredi 13 mai 2026

Un blocage du pays pour essayer d’impressionner les politiques

Temps de lecture : 2 minutes

C’est un blocage sans précédent depuis peut être des décennies qui est programmé ce mercredi en France dans un contexte politique peu banal. Les organisateurs de l’opération, partisans du toujours plus de dépenses publiques-dette & taxes, n’ont rien à voir, sur le plan doctrinal, avec ceux qui l’ont lancée se réclamant du NicolasquiPaye. Cette récupération rappelle celle des Gilets jaunes. Mais ils auront de la peine à faire pression sur un gouvernement… tombé l’avant-veille.

Des portes du périphérique parisien (La Chapelle, Bagnolet, Montreuil, Italie, Orléans, notamment) aux rocades en régions en passant par les grandes gares, universités ou entreprises, ce mouvement social qui échappe au contrôle des syndicats, dont certains ont planifié une journée de grève le 18 septembre, est censé bloquer le pays.

Quelque 80.000 gendarmes et policiers seront mobilisés, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a dit mardi s’attendre à des « actions coups de poing », blocages voire sabotages, mais ne pas penser « que ce mouvement mobilise la société civile ». Les étudiants d’une trentaine d’universités ont programmé un blocage des cours, ce qui ne sera pas une catastrophe pour le pays dans le cas des universités de sciences humaines marxisées. Dans les transports en commun, les Intercités, RER et Transiliens seront plus affectés que les TGV, métros, tramways ou bus parisiens.

La direction générale de l’Aviation civile prévoit des perturbations et des retards « sur l’ensemble des aéroports français » mercredi. Commerces, raffineries, hôpitaux, éboueurs, usines … de nombreux salariés ont prévu de bloquer des entreprises. A l’appel de la CGT, les éboueurs ont déposé une quinzaine de préavis de grève dans diverses régions de France.

Une mobilisation qui servira, à rebours donc de la protestation initiale contre le poids des impôts et cotisations sociales au vu de l’effondrement de la qualité des services publics français, surtout à la gauche pour mesurer et montrer sa capacité de nuisance dans le cadre de la crise politique en perspective pour les prochains mois. L’’ampleur du mouvement reste toutefois indéterminée. Si la moitié des Français, selon un sondage, soutient ce mouvement, ce qui n’a rien d’étonnant étant donné le niveau de colère et de frustration dans le pays, la plupart n’y participeront pas forcément.

Illustration de couverture ©Freepik

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3 réponses

  1. Le mouvement de départ était apolitique. Juste ne pas consommer et rester chez soi. Quand le leader Maximo fou de rage que le peuple puisse décider de son sort sans lui en référer… l’a rendu fou et il a tout fait pour que l’extrême gauche récupère le mvt avec les syndicats et mettent le bordel dans le pays. C’est tout ce qu’ils savent faire. Ceux qui voudront suivre le mvt initial : le mot d’ordre est justement de ne pas aller manifester et de ne pas se joindre aux manifestations LFI et autres gauchos. Il ne faut pas accepter cette captation de la gauche qui pourrit tout et c’est déjà bien assez pourri..

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