Journal d'actualité libéral
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samedi 5 septembre 2026

Cette « communication » de l’Etat sur tout et sur rien, qui coûte trop cher aux Français…

Temps de lecture : 2 minutes

Le Premier ministre a annoncé sur X une « réforme structurelle de la communication de l’État ». Objectif : ramener la dépense d’un milliard d’euros en 2024 à 700 millions, soit 300 millions d’économies. Motif invoqué : entre 2019 et 2024, ces dépenses ont progressé de 45 %, près de trois fois l’inflation.

Saluons d’abord le geste. Reconnaître publiquement qu’un poste budgétaire a dérapé de 45 % en cinq ans n’est pas si courant, et le principe d’un compte rendu annuel devant le Parlement va dans le bon sens. Reste que l’annonce mérite d’être lue de près.

Premier point : « les dépenses reviendront à leur niveau antérieur ». Ce niveau antérieur, c’est celui de 2019. Autrement dit, on ne réduit pas la dépense de communication de l’État,  on annule un dérapage –  celui-là même que la puissance publique s’est autorisée pendant cinq ans sur le dos des contribuables sans que personne ne s’en soit soucié. On nous présente donc comme une économie ce qui n’est qu’un retour à la case départ. À prix constants, les 700 millions de 2026 pèsent d’ailleurs sensiblement moins lourd que ceux de 2019 : la vraie baisse est plus modeste encore que l’affichage.

Deuxième point : le mot « réforme ». Que trouve-t-on dessous ? Un budget unique de 113 millions pour les campagnes grand public. Des délégations ministérielles promues « référents de tout leur périmètre ». Un bureau unique de communication dans chaque préfecture, sous l’autorité du préfet. On ne supprime rien : on regroupe, on coordonne, on crée un échelon là où il y en avait plusieurs. La réforme structurelle de l’administration consiste, une fois de plus, à réorganiser le mastodonte plus qu’à se débarrasser des structures inutiles. Ce n’est pas une réforme, c’est du toilettage.

Troisième point, et c’est le plus important : comment l’État utilise-t-il ce milliard d’euros (ou ces 700 millions) de communication ? La sécurité routière, la prévention sanitaire, le recrutement dans les armées – soit, bien que l’efficacité d’une communication qui s’obstine souvent à infantiliser les Français plus que de raison ne soit pas évidente. Mais pour le reste ? Le débat ne devrait pas porter uniquement sur le montant de la facture, mais tout autant sur la nature de la dépense : l’Etat ne pourrait-il être plus sobre, s’il se cantonnait à ses missions régaliennes ?

La « communication », une sorte d’impératif catégorique de notre époque, a renversé la logique : on explique avant de penser. La parole de nos dirigeants – loin d’être « libérée » ! – est minutieusement organisée mais, comme notre Etat se mêle de tout et de rien à la fois, elle tourne souvent à la péroraison. Il y aurait bien plus efficace : restreindre le champ des interventions, s’en tenir à l’essentiel, sans l’emballer dans des considérations plus ou moins déviantes. Un pays qui édicte des règles claires et lisibles n’a pas besoin de dépenser des centaines de millions d’euros pour les faire connaître.

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18 réponses

    1. Macron, Lecornu et Cie…, s’il vous plait ne dites plus rien.., n’écrivez plus de messages, plus personne ne vous croit..! Ne faites plus de jet-ski, ni de visites internationales…, ne donnez plus d’argent que vous n’avez pas, ne vous mettez plus à genoux devant Tebboune parce que vous pensez à ce que devez au prédécesseur… Cherchez l’erreur !

  1. Méfions nous des engagements de notre premier ministre. Malgré sa promesse de retirer les voitures avec chauffeur aux anciens premiers ministres, nous savons qu’il n’en est rien.
    Il faut bien comprendre que l’exercice actuel du pouvoir consiste essentiellement à communiquer et faire croire aux Français qu’on s’occupe d’eux en leur distillant des messages, non pas infantilisants, mais « débilisants ». Je n’ai jamais parlé à mes enfants de cette manière.
    Conclusion : le budget communication ne sera pas réduit.

  2. La communication politique ne sert plus à informer mais à se montrer, se valoriser et parfois â perturber.

  3. Bien des dépenses de l’État supposent des faveurs en retour des fournisseurs aux donneurs d’ordres, faveurs soigneusement conçues pour être inattaquables, comme des voyages d’études à l’étranger. Voyages tous frais payés, accompagnés par les épouses bien sûr, que vont-elles étudier ?
    Un exemple ? La signature du contrat olympique avec le COO pour les jeux de Paris 2024. Signature à Lima, logique n’est-ce-pas pour un accord entre un organisme suisse et la ville de Paris. Paris loue un avion de 300 places pour autant de personnes, pas de doute qu’il faut 300 signatures pour cet accord. Le voyage dure 4 jours, c’est tellement compliqué une signature. Tout cela intégralement payé pour les participants, y compris les frais de tourisme, quel que soit le type de tourisme…😅
    Réduire les dépenses de l’État, c’est toucher à tous ces petits à côtés de la gestion étatique, pas étonnant que ce soit aussi difficile, surtout dans des domaines flous comme la communication.

  4. Le gouvernement et tout ce qui s’y rapporte ferait bien de nous faire grâce de ses états d’âme, c’est souvent parler pour ne rien dire et c’est bien trop cher pour le résultat obtenu.

  5. Le prestidigitateur a encore sévit ! Je n’arrive même plus à trouver quelque chose à dire. Je suis blasée.

  6. Il vaut mieux faire que pérorer.
    On a dû, pendant la période Covid subir de la part de ses politiciens-communiquants (Castex, Véran, Salomon et autres) une logorrhée abominable.
    Ceux-ci prétendaient, je cite « faire de la Pédagogie »
    ne sachant pas que la Pédagogie est une Science qui est étudiée par les futurs enseignants et non une Communication.
    Le professeur enseigne, l’élève apprent.
    Le premier donne, le second reçoit.
    En plus de cela ces politiciens sachants prenait le peuple pour un imbécile.
    Non seulement incompétents mais il ignorants.
    Quand on ne connaît pas le sens des mots on ajoute du malheur au Monde.

  7. Je revois leur aberrante communication de cet été : « Aujourd’hui ce n’est pas un jour à faire du jardinage, ce n’est pas un jour à jouer dehors, etc… » et pendant ce temps-là on avait le Tour de France… le ridicule ne les arrête décidément jamais.
    Combien a coûté ce spot parfaitement stupide et inutile, diffusé y compris pendant les retransmissions des étapes du Tour de France ?!

  8. Était-ce à Nunez de nous faire le point sur l’avancement des incendies chaque jours?
    Qu’est ce que Nunez connaît en incendie? Et Macron ? A part en allumer un à chaque prise de parole ? Le porte parole des pompiers nous aurait mieux renseigné que ces immatures.

  9. La dérive des budgets de communication ne s’explique-t-elle pas en partie par l’utilisation, depuis quelques années par les services de l’Etat, des réseaux dits « sociaux » ? Or, en quoi ces services ont-ils besoin des réseaux en question, contrôlés par des entreprises étrangères qui ne sont là que pour collecter des données sur le fonctionnement de notre pays et sur nos concitoyens ?

    1. Les réseaux sociaux véhiculent de plus en plus de pub au détriment des médias classiques
      Donc le gouvernement rationnellement inonde aussi les réseaux sociaux

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