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jeudi 15 janvier 2026

Changement climatique et catastrophe économique : la très prestigieuse revue Nature rétracte une étude

Temps de lecture : 1 minute

L’étude de Nature a été publiée en avril 2024 et a fait la Une des médias. Il s’agit des « résultats empiriques récents, portant sur plus de 1 600 régions du monde et couvrant les 40 dernières années, afin de projeter les dommages liés à la température et aux précipitations, en tenant compte de la variabilité quotidienne et des extrêmes ». Les auteurs de l’étude, des scientifiques de l’Institut de physique de Potsdam, arrivent à la conclusion que « l’économie mondiale subira une baisse de la production de plus 60 % et une réduction des revenus de 19 % au cours des 26 prochaines années, indépendamment des choix futurs en matière d’émissions, ce qui dépasse déjà de six fois les coûts d’atténuation nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C à court terme. » Un scénario catastrophique. Mercredi dernier 3 décembre, Nature a rétracté cette étude. A cause de la découverte, par une équipe d’économistes, d’inexactitudes dans les données relatives à un pays, l’Ouzbékistan, qui fausseraient considérablement les résultats. Si l’Ouzbékistan était exclu de l’étude, ont-ils constaté, les dommages climatiques seraient similaires à ceux des recherches précédentes, et non pas plus graves, comme veut le démontrer l’étude. Au lieu d’une baisse de 62 % de la production dans un monde où les émissions de carbone se poursuivent sans relâche, la production mondiale serait réduite de 23 %. De plus, il y aurait de problèmes méthodologiques liés aux calculs de l’inflation au niveau national, ce qui biaise les résultats de l’étude. Les auteurs ont annoncé qu’ils allaient la réviser  et la soumettre à nouveau.

A l’IREF, nous avons régulièrement mis nos lecteurs en garde contre les conclusions catastrophistes auxquelles arrivent trop rapidement des auteurs qui sont plus des militants que des chercheurs. Un scientifique ne devrait pas être un idéologue, il doit être précis et objectif.

 

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12 réponses

  1. Donc sur les 1600 « régions » du monde prises en compte dans l’article, un seul pays (= combien de « régions ») l’Ouzbekistan posent problème. Moi ce qui me pose problème dans votre article, cesdt surtout que le problème lié à ce pays fait passer la baisse de production à l’échelle du monde de 62% à 23%. Je ne savais pas que la part de l’Ouzbekistan dans l’économie mondiale était si importante….

    je ne sais pas d’où vient le problème, votre compréhension du pourquoi de la rétraction, de l’article en lui même ou autre, mais il y un GROS problème quelque part.

    1. Se tromper sur l’Ouzbékistan signifie très probablement que pour les autres pays aussi c’est un peu à la louche…Ce n’est pas moi qui ai rétracté l’article mais bien la revue et les auteurs !

      1. Autant dire , cher Nicolas , que ces grands penseurs s’écartent parfois de la simple observation . Mais il est vrai que les choses simples sont parfois difficiles à comprendre.
        C’est probablement ce qui a amené quelques « vrais » scientifiques à remettre en cause avec assurance les conclusions du GIEC sur le réchauffement .
        Très intéressante étude qui souligne le rôle du cycle préférentiellement à celui de la tendance .
        Question pour un champion: Quel rôle ont eu les éruptions volcaniques dans le réchauffement 4 mille ans avant Jésus Christ ?

  2. On nous parle de l’évolution climatique mais pas de la part de responsabilité humaine dans ce changement. Existe t il une étude précisant le pourcentage de responsabilité humaine dans l’évolution du climat… ou cette responsabilité à 100% est elle un « à priori »?

    1. Tant que l’on rejette systématiquement des théories qui relativise l’accusation humaine, la réponse à votre question est non.

    2. Cette responsabilité n’a pas à être démontrée puisqu’il s’agit d’un dogme. Si vous n’y croyez pas, c’est que vous êtes un hérétique. Heureusement que le bûcher dégage du CO2, sinon vous y finiriez !

    3. A 100%, c’est forcément un apriori! Si l’homme avait un tel pouvoir d’agir sur le climat, il ne s’en serait pas privé et il y a longtemps que le Sahara et le désert de Gobi auraient reverdi, et que les océans seraient tous à la température agréable de 28°C!

  3. En tout cette étude est une bonne chose. Par-contre j’ai pas trop entendu les médias crier sur les toits. Mais je pense que ces économistes ont depuis été traité de climato- negationniste s dans les rapports du GIEC.

    Le problème avec la climatologie, est qu’elle a exclus l’approche Popperienne des sciences. Le principal n’est pas de savoir qui a raison, mais au droit de confronter des théories, des idées etc… afin de faire progresser la connaissance. L’empirisme sur le réchauffement climatique ne prouve pas tout. Mais prouve aussi que réchauffement il y a. Empiriquement, je pourrai prouver qu’un kilo de plomb va tomber plus vite qu’une plume, alors que les lois de la physique ont prouvé que les corps tombent tous à la même vitesse.

    La climatogie est devenue un combat idéologique alimenté surtout par l’extrême gauche où le réchauffement remplace la lutte des classes contre le capitalisme.

    Popper disait que tout scientifique refusant qu’une théorie scientifique soit réfutée, tombe dans le domaine la religion.

  4. Si l’économie mondiale subit « une baisse de la production et une réduction des revenus au cours des 26 prochaines années », ce sera essentiellement à cause des mesures imposées par l’écologisme punitif et décroissantiste…

  5. La « prestigieuse » revue Nature! Elle laisse donc passer des articles militants qui auraient du être reconnus et arrêtés lors des la lecture critique par les pairs. Les revues « prestigieuses » ont volé le monopole des publications et devraient être boycottées pour cela. La carrière des scientifiques est devenue très dépendante des ces revues alors qu’elles ne publient que des résumés de travaux parfois intéressant certes, mais qui doivent être publiés en détail ailleurs.
    Honte à tous ces « scientifiques » qui préfèrent raconter des erreurs pour faire le buzz dans Nature ou Science.
    J’ai personnellement été victime d’un collègue ayant utilisé mon idée pour publier dans Nature ; je m’autorise donc à donner un avis. C’était dans les années 90.

  6. Personnellement je vis en Thaïlande (dans l’Isan)depuis 15 ans, et on peut dire sans hésiter qu’il n’y a aucun réchauffement climatique par ici. Plutôt un certain refroidissement. La saison chaude et sèche de 2022 (mars, avril, mai) a été particulièrement fraîche et arrosée (ce qui a été fort positif pour la végétation). Du jamais vu de mémoire des plus vieux thaïlandais que j’ai pu interroger. Nous avons eu trois semaines en novembre particulièrement froides (jusqu’à 12° le matin). Et ceci est du vécu, et non des théories « scientifiques »

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