Journal d'actualité libéral
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samedi 12 septembre 2026

Chroniques de livres

Critiques et analyses d’ouvrages pour découvrir les idées libérales.Chaque semaine, généralement le samedi, Contrepoints vous propose des chroniques détaillées d’ouvrages soigneusement sélectionnés. Nous mettons en avant des auteurs et des livres libéraux essentiels pour comprendre les grands enjeux contemporains. Parfois, nous présentons aussi des publications aux thèses plus ambigües, avec une critique constructive et indépendante. Ces lectures commentées reflètent toujours une liberté totale de jugement et offrent à nos lecteurs un regard éclairé sur l’actualité intellectuelle.

Dans son dernier ouvrage, Privatisons la justice, publié chez Libréchange ces derniers semaines, Bertrand Lemennicier répond positivement et radicalement à cette question. Avec compétence et une forme de provocation.
Philippe Nemo s’élève à juste titre contre l’irréflexion fiscale et tente d’y remédier avec talent. A la conception socialiste qui considère l’impôt comme un outil de redistribution de la richesse illégitime des riches, il oppose la conception libérale selon laquelle l’impôt est la contrepartie des services publics offerts par l’Etat dans le cadre d’un contrat implicite. Il fait ainsi reposer la fiscalité sur les principes anciens de la justice fiscale commutative, celle d’un échange égal entre parties libres, voire de la justice distributive, plus adaptée aux communautés restreintes d’autrefois, respectueuse
Serge Schweitzer et Loïc Floury aux Editons Presses Universitaires d’AIX-MARSEILLE. Préface de Pierre Garello, administrateur de l'IREF
Jean-Marc Daniel, professeur d’économie à l’ESCP Europe et chroniqueur pour BFM Business et les Echos entreprend une revue de la construction du système fiscal français. Quoique la présentation commence au Moyen-Âge et passe par la révolution, c’est à partir de 1958 que le travail porte. Malgré des précisions techniques nombreuses, l’ouvrage reste agréable à lire, même si assez déprimant.
Mais pourquoi les candidats à la présidentielle n‘ont-ils pas lu cet essai ? Ils auraient compris – la plupart d’entre eux – que le pire ennemi de la société française est bien l’Etat et non pas le libéralisme, le libre-échange ou la mondialisation. L’Etat français est obèse et impotent à la fois. Les politiques l’utilisent à volonté en le sacralisant : point de salut en dehors de l’Etat ! Il est la réponse à tous les problèmes. Le pire c’est qu’on a vraiment habitué les Français à faire appel à
« L’individualisme, voilà, vous dis-je, le fléau ! », écrivait en 1995 Jean-François Revel dans un éditorial publié dans Le Point. Depuis, les choses ont-elles changé ? Lors du débat à 11 pour la présidentielle, un seul candidat a prononcé le mot « liberté » et aucun le mot « individu ». Pourtant, ils auraient pu le faire s’ils avaient lu l’excellente anthologie publiée fin 2016 par le philosophe Alain Laurent. De Montaigne à Mario Vargas-Llosa, en passant par Tocqueville, Constant, Kierkegaard, Ibsen, Popper et bien d’autres grands noms de
Voici un livre qui devrait inspirer les candidats. Réformes et création d’emplois n’ont rien d’incompatible. C’est ce que démontre brillamment, chiffres et statistiques à l’appui, Nathalie Droal, chargée d’études à l’IRDEME (Institut de recherche pour la démographie des entreprises) créé par l’infatigable Bernard Zimmern. Que pourraient trouver nos politiques dans ce livre ? Tout d’abord le constat que l’ancien Premier ministre David Cameron a supprimé 800 000 postes de fonctionnaires tout en facilitant l’émergence de 2.5 millions d’emplois privés. En France, sous la présidence de François Hollande le solde est
« Vade retro, conservator ! », est le mot d’ordre de la gauche bien-pensante mais aussi de la droite frileuse. Pourtant, ceux qu’on désigne comme « conservateurs » avec mépris sont aussi ceux qui ont fait l’Histoire de la France. Le talentueux journaliste et essayiste Guillaume Perrault leur rend hommage et réhabilite avec brio les valeurs du conservatisme. En quoi le respect des traditions ou l’amour pour la famille seraient-ils ringards ? Pourquoi ne cesse-t-on de caricaturer et de diffamer des comportements qui sont pourtant tout à fait sains et
Thierry Afschrift, avocat fiscaliste à Bruxelles et ancien membre du conseil d’administration de l’IREF, publie aux Belles Lettres un ouvrage dont le titre, La tyrannie de la redistribution, est explicite par lui-même. Il y fustige allègrement « cet Etat fort…omniprésent dans la vie de chacun… qui veut guider notre vie à tous ». Il dénonce la perte en ligne de cette distribution généralisée des Etats modernes, et spécialement de la France, au profit d’une caste qui s’est approprié le pouvoir et des innombrables catégories de contribuables qui, en échange de
Comment se fait-il que le gaullisme est devenu aujourd’hui la référence suprême de toutes les personnalités politiques ? De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par François Bayrou, tous, presque sans exception, se réclament du général. Dans un brillant essai, Eric Brunet explique les dangers de cette vénération injustifiée et ses dangers pour la France.

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