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mercredi 10 juin 2026

CNSA : encore un organisme d’État aux fondations (très) fragiles

Temps de lecture : 2 minutes

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a été créée par la loi du 30 juin 2004, après la canicule de 2003. Elle constitue la « branche autonomie » de la Sécurité sociale, chargée notamment de financer la prise en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Pour accomplir ses missions, la CNSA collabore avec plusieurs partenaires, dont les agences régionales de santé (ARS), les conseils départementaux, ou encore les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et les maisons départementales de l’autonomie (MDA).

Toutefois, sur le plan financier, la CNSA s’inscrit dans la lignée des organismes d’État aux comptes fragiles. Un rapport de la Cour des comptes relève que, sauf en 2024 (où la Caisse a reçu un transfert de la Cades de 0,15 point de CSG, soit 2,6 milliards d’euros), ses charges ont systématiquement dépassé ses recettes. En 2024, les charges de la CNSA ont atteint 40,8 milliards d’euros, soit une hausse de 6,3 % par rapport à 2023, et la situation ne devrait pas s’améliorer. Entre 2025 et 2029, les charges devraient progresser en moyenne de 3,8 % par an, contre 3,1 % pour les recettes, entraînant un déficit estimé à 0,3 milliard en 2025 et 1,7 milliard par an de 2026 à 2029.

D’autres difficultés structurelles affectent la Caisse. La Cour des comptes souligne plusieurs points : « Il paraît d’autant plus nécessaire de mener, dans le cadre de la prochaine convention d’objectifs et de gestion, une revue permettant de mieux contrôler et évaluer des dispositifs nombreux qui se sont accumulés et présentent un risque de saupoudrage et d’inefficience », ou encore : « Le degré d’externalisation des missions et des achats, notamment dans le domaine des systèmes d’information, est très élevé et n’est pas assorti d’un suivi d’exécution suffisamment rigoureux ni d’un réel pilotage stratégique au niveau de la direction de la Caisse. »

À cela s’ajoutent d’autres particularités. Le salaire moyen à la CNSA atteint 62 000 euros bruts annuels, soit 50 % de plus que dans le reste du régime général. La gouvernance est également lourde : le conseil compte 52 membres, le plus étoffé parmi tous les organismes du régime général, ce qui crée, selon la Cour, une structure « lourde et redondante ».

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2 réponses

  1. Afin de répondre à un phénomène naturel, savoir une canicule estivale et meurtrière, l’état français a crée un nouvel organisme aux frais du contribuable alors que le budget de la sécurité sociale ( (organisation qui emploie des milliers de fonctionnaires et dispose d’un outil informatique performant ) est souvent déficitaire.
    En quoi la création d’un tel organisme peut il apporter des solutions adaptées à des phénomènes naturels ?
    Combien de pays développés ont suivi ce fameux exemple français en surfant sur la vague du malheur et de l’indignation et en rajoutant de la bureaucratie ?
    Aucun ah bon . Ah n’est elle pas remarquable Monsieur cette exception culturelle qui fait , depuis l’instauration du socialisme à visage humain, la fortune des charlatans aux ronds de cuir et de la bourgeoisie ?

  2. 1200 Agences de l’état ! Coût pour le contribuable : 80 Milliards ….!
    Sans compter ce qui suit uniquement pour la transition écologique…!!!??
    Voila le degré d’imbécilité de notre Pays…! et nos gouvernants ne trouvent pas d’économies à réaliser…..???? J’hallucine !!

    Agences et opérateurs de l’État – Ministère chargé de la Transition écologique

    Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF)
    ADEME – Agence de la transition écologique
    Agence nationale de l’habitat (ANAH)
    Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs
    Agences de l’eau
    Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)
    Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS)
    Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement)
    Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)
    Conservatoire du littoral
    Établissement national des invalides de la marine
    Établissement public de sécurité ferroviaire
    Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS)
    Institut national de l’information géographique et forestière (IGN)
    Météo-France – Siège de Saint-Mandé
    Office français de la biodiversité (OFB)
    Parcs nationaux de France
    Service technique de l’aviation civile (STAC)
    Voies navigables de France (VNF)
    Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)
    Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives
    Muséum national d’histoire naturelle (MNHN

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