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vendredi 15 mai 2026

Comme l’IREF le préconise dans une étude, les sénateurs LR veulent supprimer plusieurs opérateurs de l’État 

Temps de lecture : 2 minutes

L’année dernière, à l’initiative du groupe Les Républicains, le Sénat avait créé une commission d’enquête sur les agences, opérateurs et organismes consultatifs de l’État, qui avait rendu son rapport en juillet 2025. Rappelons les constats : bien trop d’opérateurs (434), d’organismes consultatifs (317), d’organismes publics nationaux (1 153), aucune vision consolidée des missions ni des effectifs ni même des budgets, des interlocuteurs innombrables, une complexité inextricable pour les collectivités territoriales comme pour les usagers, et une efficacité difficile à déceler…

Les sénateurs ont donc concocté une série de réformes, dans  une proposition de loi déposée le 27 avril 2026, qui aboutiraient à une économie de l’ordre de 540 millions d’euros.

Ils préconisent de supprimer un certain nombre d’agences : les agences régionales de santé (ARS), l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), l’Agence nationale du sport (ANS), l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), ainsi que  le Centre national du livre (CNL). D’autres structures, comme l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), seraient transformées ou recentralisées. Un audit régulier et systématique serait imposé afin de vérifier l’efficacité des organismes et une clause d’extinction automatique, sauf reconduction après évaluation, éviterait que ne perdurent des coquilles vides. Enfin serait renforcé le rôle du préfet, qui doit être « une autorité hiérarchique directe sur les établissements publics de l’État et groupements d’intérêt public exerçant des missions territoriales ».

L’Iref s’est beaucoup attaché à ces problèmes et ce n’est probablement pas une coïncidence si la plupart des propositions sénatoriales se trouvaient déjà dans l’étude de notre institut publiée en septembre 2025, intitulée « Agences de l’État : diagnostic critique et pistes de réforme » ! Cette étude allait toutefois plus loin encore, tant sur les potentiels gisements d’économies (plus de 8 milliards, bien moins petit bras que les 540 millions des sénateurs…) que sur la réduction – beaucoup plus ambitieuse – du périmètre des agences de l’Etat.

Nous saluons bien entendu cette démarche de rationalisation, mais à condition qu’elle ne marque qu’un début dans le processus ô combien nécessaire et urgent de réduction des structures publiques.

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18 réponses

  1. Ces rapports explosifs sont rapidement enterrés. Économiser des milliards gaspillés et oxygéner la vie économique et sociale , n’est pas dans le programme des gouvernements qui se sont succédé. Tous les « planqués » qui sont à la tête de ces structures inutiles sont plus puissants que l’État , puissance établie sur leur pouvoir de nuisance.

  2. J’ai du mal à comprendre si votre article y croit vraiment ou s’il est juste ironique.

    Les républicains (qui au passage ne risquent vraiment pas d’arriver au pouvoir tant leurs scores électoraux font peine à voir), sont de gauche, et étatistes indécrottables , comme l’ensemble des partis de ce pays, et plus particulièrement des partis dits de « gouvernement ». Ils sont d’ailleurs classés dans cette catégorie grâce à ce profil socialo-gaucho-compatible. (Les rares partis qui ne le sont pas étant classés, eux, dans la catégorie des partis extrémistes / fascistes / nazis , rayez la mention inutile). Les LR ne toucheront pas un cheveu du système qui les nourrit depuis 50 ans.

    Donc croire, même une seule seconde , qu’une fois au pouvoir, ils s’attaqueraient corps et âme au démantèlement d’une seule de ces agences, revient à croire au Père Noël.

    Je vais vous dire ce qui se passerait : ils commenceraient pas créer une agence d’état dont la mission serait de démanteler les agences d’état. Puis cette agence créerait elle-même des sous-agences régionales qui mettraient elles-mêmes en place des comités consultatifs à mission. Eux-mêmes chargés de produire des rapports annuels présentés à la presse à grand renfort de com politique pour justifier la conservation de telle ou telle agence. Ou leur changement de nom à la rigueur. Voire leur fusion à effectif constant.

    Voilà tout ce qui se passera. Croire à autre chose relève au mieux de la naïveté, au pire de l’hypocrisie.

    1. Alors, si on revient au définitions de départ, c’est à dire à la révolution française, la droite est le camp des impôts, du collectivisme et du royalisme.
      La gauche, quant à elle, est le camp des républicains, partisans d’un état limité et de faibles impôts.
      Le fait est de constater qu’avec le temps, la gauche est devenue largement collectiviste, qu’elle lève elle-aussi des impôts et qu’elle prend sans état d’âme dans la poche du pauvre travailleur pour donner aux retraités qui sont plus riches que lui.
      Autrement dit, cela fait belle lurette que la gauche est devenue une droite comme une autre.
      Les politiciens, qu’ils soient « de gauche », « de droite » ou d’ailleurs ne sont jamais que des fonctionnaires, en plus menteurs, en plus profiteurs et libérés des exigences qui s’appliquent à ceux-ci.

  3. Un beau projet est comme une promesse électorale : ça fait pschitt plus souvent que bravo. Mais ça peut rapporter gros à court terme, donc il est valable de l’essayer.

  4. Ils préconisent….. Ce n’est pas encore fait !
    Ce n ‘est même pas la moitié du quart de la demie de ce qu’il faudrait faire ! Désolé mais je n’ y crois pas. Encore un effet de manches pour exister.

    1. C’est vrai qu’il ne faut pas oublier que LR sont les successeurs de l’UMP qui a elle-même succédé au RPR et au mouvement Gaulliste. Ces gens là ont été au pouvoir ou alliés du pouvoir les deux tiers du temps depuis le début de la cinquième république. Personne n’est plus responsable de la situation actuelle qu’ils ne le sont.

  5. Ce sujet de la réduction du nombre d’opérateurs est un marronnier.

    La réalité est que les pays les plus efficaces pour leur administration tels la Suisse ou la Suède fonctionnent avec une administration réduite aux fonctions régaliennes et des agences pour le reste.

    Le problème en France est assez différent : on crée des agences qui font doublon avec les services de l’État soit parce que ceux-ci sont par trop incompétents, soit pour échapper aux règles de l’administration publique, c’est-à-dire dans tous les cas pour des mauvaises raisons. Mais ces agences (Ademe,Anah) ne sont que le bras armé de l’Etat dans la conduite de politiques publiques en bon français la distribution de subventions d’État, financés par le contribuable.

    Le sujet, plus que de supprimer ces agences qui les mènent est d’arrêter ces politiques !

  6. Compliments à l’iref pour l’efficacité et l’utilité de son travail, compte tenu de l’état actuel d’affaissement de certains services publics , de la gabegie généralisée et de l’importance de la dette inédite de l’état français , déjà mutualisée, qui sera collectée un jour ou l’autre.
    Le fait que la plupart des conclusions de son rapport soient adoptées et reprises seulement par la chambre haute atteste simplement de l’état indéniable d’asphyxie de la démocratie dans l’hexagone.
    Face au travail colossal apparemment nécessaire de remise à plat de l’état des différents postes des finances publiques, il importe au préalable de déterminer :
    une méthode efficace avec des procédures un tant soit peu rigoureuses,
    Une répartition des rôles des contrôleurs choisis pour leurs compétences,
    Et des objectifs clairs de modernisation du volumineux appareil d’état , qui soient couchés sur le papier et rendus publics afin de rétablir la confiance.
    Le discours de la méthode !
    Ce qui semble s’opérer actuellement chez notre voisin allemand qui impulse une nouvelle orientation à son économie afin de préserver son industrie et les huit millions d’emplois qui vont avec.
    Comme en Pologne.
    Même s’il reste maintenant ici environ et seulement deux millions d’emplois industriels tant les purges furent d’ampleur.
    Tout exercice de redressement et de rationalisation des comptes publics dans l’hexagone exclut naturellement de faire appel à la plupart des gradés en costume des ministères et des politiciens qui occupent actuellement les postes au pouvoir et promeuvent leur bilan avec orgueil..
    Au bénéfice d’équipes d’auditeurs professionnels qui auront trois ou six mois pour faire des recommandations dans le but de réintégrer l’organisation de l’état français parmi celles des autres états européens aux plans économique, social, fiscal, politique, sécuritaire,….dont elle ne cesse de s’éloigner telle une toupie en vrille.
    Quel candidat est capable d’incarner franchement une vision réformatrice non collectiviste de la France pour 2027 et affiche un programme en ce sens , ce qui exclut un statut quo qui serait vite intenable ?
    S’il n’y en a pas ou s’il n’est pas élu, reprenons la marche en avant avec une fuite prévisible des capitaux jusqu’à l’intervention du FMI vers 2030-2035..quand la Nomenklatura aura essoré les richesses de la nation et n’aura plus d’autre choix, après avoir mis ses richesses au chaud, que de faire appel au FMI pour imposer la rigueur à tous c’est à dire aux autres.
    Demain est un autre jour.

  7. C’EST LE PREMIER PAS QUI COMPTE. Au lieu de critiquer, ne serait-il pas judicieux de saluer et… encourager le mouvement ? 540 MILLIONS d’euros, ce n’est tout de même pas rien… sans compter la suppression de « mouches du coche » qui ne pourront plus « em…r » les Français.

    1. C’est bien mais par rapport aux milliards qu’on pourrait économiser c’est rien…

  8. J’oserais même dire que l’on peut aller beaucoup plus loin dans la suppression sauf à penser que sans ces agences et comités Theodules nos ministres ne sont pas capables et doivent impérativement rechercher réponse à leurs problèmes à l’extérieur de leurs cabinets déjà bien étoffés.

  9. Bonne idée, mais de la coupe aux lèvres il y’a une distance certaine.
    L’ARS particulièrement se distingue par son inefficacité. Rappelons-nous du Covid..

  10. C’est juste, mais il faudrait aussi se demander si l’existence du Sénat est elle aussi justifiée. Avons nous vraiment besoin d’une deuxième chambre et de toute cette lenteur ?

  11. Cet article me plaît bien, il recense, sans être exhaustif (mais ce n’était pas son but) l’inertie d’un pouvoir politique -dont une bonne partie est issue de la fonction publique – enfermé dans ses routines, incapable de gérer sainement un pays comme on a pu le voir avec le « Mozart de la finance » plus habile à recycler les copains-copines dans des sinécures. Tout ce monde que je ne qualifie pas de beau, s’accroche bien à la branche en espérant qu’elle sera assez solide pour supporter le poids de leur incompétence.

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