Journal d'actualité libéral
|
vendredi 23 janvier 2026

Une députée a déposé deux propositions de loi et une résolution pour supprimer des dizaines d’organismes d’Etat inutiles

Temps de lecture : 2 minutes

Anne-Laure Blin est membre du groupe parlementaire Droite républicaine et députée de Maine-et-Loire. Elle vient de déposer deux propositions de loi et une proposition de résolution qui dénombrent des dizaines d’agences et d’organismes publics à supprimer ou, pour certains, fusionner afin de faire des économies. Comme l’a montré l’IREF dans son récent rapport, ces organismes, dont l’utilité est douteuse, coûtent plus de 77 milliards d’euros aux finances publiques. Dans une des propositions de loi, la députée vise les commissions et instances consultatives ou délibératives placées auprès du Premier ministre et des ministres. Selon l’exposé des motifs, « Leur véritable coût est difficilement quantifiable mais bien réel. Il se traduit en premier lieu par leur nombre conséquent, 317 en 2024, qui allonge le temps nécessaire à l’administration pour prendre chacune de ses décisions. Ces comités Théodule pèsent sur la prise de décision, cette situation allant jusqu’à la paralysie de l’action publique pour certains cas. Se multipliant dans tous les domaines et auprès de tous les ministères, beaucoup ne se sont parfois pas réunis depuis plusieurs années. » D’où la proposition de les supprimer. Ainsi, du Comité national de la biodiversité à l’Observatoire des espaces naturels, agricoles et forestiers (OENAF), la proposition de loi énumère environ une soixantaine d’organismes à supprimer.

La deuxième proposition de loi concerne une trentaine d’opérateurs publics et autres autorités administratives indépendantes (AAI) qui devraient disparaître, fusionner ou revoir leur fonctionnement. Il s’agit, entre autres, de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), de l’Office français de la biodiversité (OFB) ou encore  de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), des organismes aux missions floues, voire incompréhensibles.

Enfin, la proposition de résolution concerne 19 opérateurs d’Etat parmi lesquels ont retrouve le fameux haut-commissariat à la stratégie et au plan (HCSP). Au total, plus d’une centaine de « machins administratifs » dont la disparition permettrait d’économiser environ 3 milliards d’euros. Ce n’est pas beaucoup par rapport à la dette et au déficit public mais c’est déjà moins de bureaucratie et moins de gaspillages.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


17 réponses

  1. Mais où postuler à ne rien faire auprès de l’un de ces  » machins  » qui me dédommagerait les yeux fermés de mes non-efforts ?

  2. Ce ne devrait être qu’un début, mais les salariés fonctionnaires continueront d’être payés jusqu’à leur décès…

    1. oui mais plutôt que d’embaucher l’administration n’a plus qu’a recaser tous ces fonctionnaires sans boulotrien de plus facile dans le privé ca dure une journée le demenagement d’un service a l’autre (meme si c’est a l’autre bout de la france ;ca donne l’occasion de licencier si vous refusez d’y aller )

  3. Pourvu qu’on conserve l’ADEME et ses conseils si précieux comme la fréquence de lavage de ses vêtements ou la fermeture de ses volets !
    Sinon, bravo pour cette initiative qui, si elle aboutit, nous permettra de découvrir des machins dont nous n’avions aucune idée au moment de leur disparition.

  4. Saluons le travail lucide et explicite de cette femme député courageuse qui indique le chemin semé d’embûches à suivre dans une république socialiste.
    Gageons qu’avec les coûts induits de ces machins politico-bureaucratiques dont les budgets de fonctionnement peuvent être opaques, la somme d’économisée réalisées, si sa proposition est adoptée, soit plus proche des quatre à cinq milliards que de trois.
    Les dépenses filent vite en l’absence de véritable contrôle.

  5. Dans la suppression de ces organismes inutiles il y a une double économies, celle directe par élimination su cout de fonctionnement et celle indirecte en raison de la suppression des mauvaises décisions imputables à ces organismes.
    En effet certains de ces organismes se son révélés non seulement inutiles mais nuisibles, en particulier l’ADEME notoirement antinucléaire.

    1. Mille fois d’accord avec toi !
      Il vaut mieux les payer en ayant supprimé l’organisme en question : il feront beaucoup moins de mal au pays, beaucoup moins de normes nuisibles, etc…
      Au lieu de ça, les députés valident un impôt nouveau chaque jour….

  6. Le problème majeur pour notre pays est son inefficacité. Dans ses causes, on trouve l’esprit de caste. La machine à recycler quoi qu’il en coûte, ce qui implique de créer des zinzins où on planque ceux qu’il a bien fallu remplacer mais qu’on garde au chaud. Tout cela coûte, tout cela retarde, tout cela nuit à l’agilité et l’efficacité de l’État. Madame Enne-Laure Blin l’a constaté et elle a raison. Sur que dans le « foutoir » qu’est aujourd’hui l’assemblée nationale, ses propositions ont peu de chance d’aboutir car celui qui y fait la pluie et le beau temps y trouve la source de son inspiration maléfique.

  7. Bravo à cette député courageuse.
    Il faudrait que tous les députés de bon sens cautionnent en votant ces suppressions d’agences, de comités théodules, de bidules qui servent d’abord et avant tout à pourrir la vie des français. Avec leurs impôts !

  8. Votre article donne quelques exemples, qui, comme par hasard, ne concernent quasiment que des organismes en rapport avec l’environnement.

    L’IREF a beaucoup de problèmes avec les questions d’environnement. Pourquoi?

    En quoi le fait de vouloir respirer un air pur, boire une eau non polluée, bénéficier d’une alimentation saine, vivre dans un cadre verdoyant, jouir des merveilles de la nature est-il incompatible avec le libéralisme?

  9. Je le sais, vous le savez, ils le savent.
    Ce n’est pas d’aujourd’hui.
    Et on en est encore là à attendre qu’une proposition de loi bla bla bla….
    Enfumage encore et toujours !
    Y ‘en a marre. Mais vraiment !

  10. je pense que pour être efficace il faut que tout un chacun donne des consignes a ces Messieurs les députés de bien vouloir mettre tel ou tel sujet sur la table ,
    et c’eux qui n’obtempèrent pas doivent être mis au ban des accusés de ne pas avoir fait leur boulot (avec consigne de plus aucun vote pour lui )
    tous les politiques devraient entre mis a tour de rôle :au ban des accusés et faire la saintaise du travail effectué

  11. Bravo, il faut aller encore plus loin en essayant de se débarrasser de tout ces parasites qui s’accrochent comme des punaises de lit .

  12. Bravo à cette députée.
    Il n’y a aucune raison pour que les « fonctionnaires »ou assimilés soient reconduits quelque part après la fermeture de ces organismes inutiles.
    S’ils ne peuvent retrouver un emploi dans le privé, il existe le chômage qui coûte toujours moins cher qu’une place de fonctionnaire qu’il faut chauffer dans un bureau à ne rien faire.

  13. Bravo a cette députée , ANNE-LAURE BLIN (il faut se souvenir de son nom) qui avec courage ose dénoncer la gabegie de l’Etat providence et ses organismes qui ne servent à rien. 77 milliards d’euros sans parler du reste.

  14. Il y a l' »Office français pour la biodiversité »! Vous allez les entendre les écolo-gistes. Pourtant, en matière de biodiversité, moins on y touche plus il y en a.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.