Quelle réalité sur l'industrie du lait ? Effectivement j'étais surpris de l'émission à charge. Heureusement le conseillé en communication de Lactalis était dans la retenue, évidemment très en empathie avec les événements actuels touchants des enfants. D'ailleurs il a souligné son appui auprès des familles, son attitude était très sincère.Pour la vie économique de nos paysans,qu'ils dépendent pour la vente de leur lait, d'une coopérative, d'un groupe industriel,pour nous simples spectateurs une foule d'informations. Bien sûr notre regard acéré analyse, mais pour moi, je ne suis pas convaincu de la pensée dominante de ce reportage. Plusieurs facteurs sont en suspends… Personne n'oblige d'investir dans un secteur très concurrentiels. La fuite en avant d'agrandir sans cesse son activité pour survivre est une chimère À qui profite le crime ? Le crédit des banquiers ?beaucoup de questions sur ce sujet. Quelles orientations auraient du prendre nos paysans depuis la suppression des aides européennes et des divers (cota) eux aussi changés par l'Europe. Non rien n'est simple dans l'émission. Beaucoup de sujets qui méritent d'être abordés en profondeur et débattus sereinement. Pour l'audience je pense que beaucoup de personnes ont changé de chaîne TV..
Je pense que Madame Lucet a , dans son ensemble, très bien traité le sujet. Nous sommes dans une situation d'oligopole en ce qui concerne le ramassage et le prix du lait. Et on ne change pas de production comme de chemise. Le prix du lait est nettement insuffisant pour que les agriculteurs vivent décemment, faut il rappeler qu'il y a 3 suicides tous les 2 jours (Chiffre MSA) et la grande presse ne s'en émeut pas!!! Alors que quelques suicides dans une entreprise ou une administration font la une des journaux pendant des jours. Elle a très bien montré que les prix du lait avait baissé alors que le prix des produit laitiers avaient augmenté laissant des marges plus importantes aux distributeurs et industriels ou coopératives de transformation, ce qui est anormal!!! La comptabilité d'une coopérative est quasi incontrôlable dans son détail par un agriculteur , il lui faudrait beaucoup de temps et une formation d'expert comptable, mais les pouvoirs publics devraient se pencher sur la question d'un prix minimum comme autrefois .
Tout me parait bien compliqué ! Pour bien analyser le problème aucune information sur la qualité du lait selon la variété des conditions d'élevage (ferme à 1000vaches ?)
Peut-on réduire la gestion fermière à celle d'une entreprise industrielle ou commerciale ?
Peut-on négliger le rôle du monde paysan dans l'harmonie entre nature, environnement, sociologie, dans l'analyse purement économique et libérale ?
Mais j'arrête il y aurait tant à dire !
Quant à la journaliste on connaît son penchant politique pour lui reconnaître son manque d'objectivité !
Une bonne analyse mais pas toujours adaptée. Je vais essayer de faire bref, même si cela entraîne une analyse tronquée comme on peut le voir dans le paragraphe sur Lactalis et Sodial. Après je partage vos idées sur le "biais" donné au reportage.
Votre texte part d'un bon sentiment et en effet, il est nécessaire d'arrêter le French Bashing et d'essayer d'aller de l'avant sur ces questions agricoles.
***Néanmoins, quand je vois :
-"ils devraient être libres de clore leur contrat avec cette société et de vendre leur production à un concurrent"
-"il n’est pas scandaleux que Lactalis mette fin à ses relations librement contractualisées avec Régis Mainguy"
=> Je ne peux que m'offusquer. Ce constat est tout à fait valable sur des filières moins "plastiques" que celle du lait. Par exemple, en céréale votre commentaire parait tout à fait pertinent. Mais en lait la concurrence n'existe quasiment pas en France, et c'est bien dommage. Le modèle est à revoir pour que votre analyse se tienne.
=> Avez-vous déjà lu un contrat entre un producteur et Lactalis ?
Dans les grandes lignes, l'éleveur s'engage sur une durée de 5 ans à livrer un volume donné (qu'il doit atteindre et non dépasser sous peine de pénalités).
En retour, son collecteur s'engage à lui collecter son lait tous les deux jours sans aucun jalon quant au prix qui sera payé à la fin du mois (en cours). Est-ce logique en terme de visibilité et de partage du risque ?
=> Aussi, sur l'arrêt du contrat, il est tout à fait normal que cela entraîne des sanctions. Néanmoins cela peut laisser penser que l'on ne peut commenter la relation contractuelle, si l'on est partie prenante ducontrat. Dans un autre secteurs cela est tout à fait normal. Dans le cas présent c'est plus "compréhensible", les contrats ont été imposés sans possibilité d'échange entre éleveurs et Lactalis. Prenez l'exemple des OP Lactalis qui ne parviennent pas, elles non plus, à s'entendre avec l'entreprise.
***En conclusion, la filière française est enlisée dans un système désormais révolu. Par avancer de manière plus sereine et pérenne, il faut tout reprendre à zéro :
– formation des éleveurs
– conseils
– financement
– structuration de la filières
– contraites
– etc
Je partage votre analyse sur le manque de concurrence qui implique des contrats très difficiles à tenir pour les éleveurs.
Cependant, ces difficultés pourraient selon moi s'expliquer par deux raisons (qui ne sont pas incompatibles) :
1. "sur"centralisation de la transformation grâce à des barrières à l'entrée légales qui impliquent moins de concurrence et qui entrainent une position oligopolistique des acteurs en place
2. "sur"atomisation de la production due aux restrictions légales quant à la concentration des fermes françaises. Des plus grosses fermes permettent d'être à la fois plus compétitif et de donner plus de pouvoir de négociation face au collecteur.
J'aurais tendance à pencher vers la seconde explication dans la mesure où les fermes françaises sont 4 à 5 fois plus petites que les fermes néo-zélandaises. De plus, en NZ, une coopérative (Fonterra) est en position ultradominante (plus de 90 % du marché), ce qui en fait un marché encore plus concentré qu'en France tout en étant plus compétitif.
A votre disposition pour échanger, par mail laurent@pahpy.com, twitter @LaurentPahpy
La vérité est demandée Puisque casch investigation aurait largement menti dans cette émission, osez un vrai débat télévisé, votre silence serait un aveux de malhonnêteté de votre part.
J'attends une réponse
Crise du lait Vous-mêmes en écrivant votre article sur le reportage d‘Elise Lucet avez une analyse plutôt étroite de la situation et en tout cas très « mondialiste ». A trop écouter des gens comme vous, on passerait la France par pertes et profits au bénéfice de pays en voie de développement ou de grosses sociétés qui au bout du compte aboutiront à la ruine de notre société. Mais, c’est bien le but recherché.
Liberté de choix L’industrie laitière n’est pas parfaite mais les producteurs dont je fais partie n’ont pas toujours fait les bon choix. La coopérative SODIAAL propose plusieurs alternatives de production: produire du volume, au prix du marché international (prix B) ou faire des choix totalement différents (le bio payé jusqu’à 500€/1000litres). Il me semble que la charge contre SODIAAL n’est absolument pas justifiée et totalement démesurée.
la règlementation sur l'irrigation doit être "un peu" différente de la notre d'accord avec une grosse majorité de votre article, mais pas sur l'irrigation en NZ. Le système de pivot que l'on voit dans le reportage de notre chère et tendre Elise, est effectivement fait pour tourner 24/24 et s'est d'ailleurs sont principal intérêt par rapport à tous les autres systèmes d'irrigation, l'irrigation de nuit est nettement plus efficace. 35 litres/sec pour ce pivot qui arrose 75 ha, cela correspond à 28 mm d'eau d'irrigation apportée par semaine en tournant 24/24, on est juste dans les bons ratios et c'est donc tout de même 3000 m3/jr. par contre pour le milliard de litre/an, il faudrait qu'ils arrosent 11 mois sur douze. ça fait un peu! quand aux 2000 litres/litre de lait, j'ai complètement décroché
En effet, je dois des excuses aux lecteurs de l'IREF, votre observation sur l'irrigation est tout à fait juste. Nous allons corriger l'article.
Le système d'irrigation à pivot central doit probablement fonctionner la nuit comme vous l'indiquez. Votre calcul de 28 mm/semaine donne 1500 mm/an. Or, d'après ce papier https://www.grassland.org.nz/publications/nzgrassland_publication_374.pdf, l'irrigation annuelle pour cette technologie tourne plutôt autour de 200 à 400 mm/an, avec un extrême moins de 1000 mm/an. L'hypothèse de calcul de Cash Investigation d'une irrigation continue 24h/24 365 jours par an à 35 L/s semble donc clairement abusive (il pleut, le sol à une capacité de rétention limitée, …).
Si on prend la moyenne indiquée par le papier (300 mm/an) et si on estime à environ 500 le nombre de vaches sur la prairie de 76 ha de M. Saunders (je ne les ai pas comptées une par une dans la vidéo, mais il y en a plusieurs centaines) pour une production moyenne de 8000 L/vache/an, on obtient :
(0,3 * 760 000 * 1000) / (500 * 8 000) = 57 L d'eau pour 1 L de lait.
Même avec une marge d'erreur à +- 100% on est très loin des 2000 L d'eau pour 1 L de lait avancés par l'équipe d'Élise Lucet.
A votre disposition pour échanger, par mail laurent@pahpy.com, twitter @LaurentPahpy
Cash investigation. Madame, Monsieur.
Je suis producteur de lait à Quimperlé.
Je viens de lire votre article sur l'émission cash investigation, votre analyse est tout simplement honteuse. Il est possible que Mme Lucet ait été parfois approximative, mais elle n'est pas plus malhonnête que vous !À la lecture de votre article , nous comprenons que vous ne savez pas de quoi vous parlez, pour le coup je vous trouve tout simplement incompétent. Si le coeur vous en dit ,et, si vous osez vous frottez à un producteur de lait qui vit au quotidien la crise actuelle et celle qui arrive,je serai ravi d'échanger avec vous , afin d'éclairer votre lanterne. Je ne doute pas qu'à l'issue vous de notre échange votre vision de la situation aura notablement changée.
Très respectueusement.
Berthou Pierrick.
14 réponses
Parfait !
Je suis de mon côté ce "dossier".
Et vos analyses recoupent les miennes, ce qui reste logique quand on veut aller jusqu'au bout.
Mais j'ai un autre ton : http://flibustier20260.blogspot.fr/2018/01/salmonellose.html
Bien à vous !
I-Cube
Quelle réalité sur l'industrie du lait ?
Effectivement j'étais surpris de l'émission à charge. Heureusement le conseillé en communication de Lactalis était dans la retenue, évidemment très en empathie avec les événements actuels touchants des enfants. D'ailleurs il a souligné son appui auprès des familles, son attitude était très sincère.Pour la vie économique de nos paysans,qu'ils dépendent pour la vente de leur lait, d'une coopérative, d'un groupe industriel,pour nous simples spectateurs une foule d'informations. Bien sûr notre regard acéré analyse, mais pour moi, je ne suis pas convaincu de la pensée dominante de ce reportage. Plusieurs facteurs sont en suspends… Personne n'oblige d'investir dans un secteur très concurrentiels. La fuite en avant d'agrandir sans cesse son activité pour survivre est une chimère À qui profite le crime ? Le crédit des banquiers ?beaucoup de questions sur ce sujet. Quelles orientations auraient du prendre nos paysans depuis la suppression des aides européennes et des divers (cota) eux aussi changés par l'Europe. Non rien n'est simple dans l'émission. Beaucoup de sujets qui méritent d'être abordés en profondeur et débattus sereinement. Pour l'audience je pense que beaucoup de personnes ont changé de chaîne TV..
Je pense que Madame Lucet a , dans son ensemble, très bien traité le sujet. Nous sommes dans une situation d'oligopole en ce qui concerne le ramassage et le prix du lait. Et on ne change pas de production comme de chemise. Le prix du lait est nettement insuffisant pour que les agriculteurs vivent décemment, faut il rappeler qu'il y a 3 suicides tous les 2 jours (Chiffre MSA) et la grande presse ne s'en émeut pas!!! Alors que quelques suicides dans une entreprise ou une administration font la une des journaux pendant des jours. Elle a très bien montré que les prix du lait avait baissé alors que le prix des produit laitiers avaient augmenté laissant des marges plus importantes aux distributeurs et industriels ou coopératives de transformation, ce qui est anormal!!! La comptabilité d'une coopérative est quasi incontrôlable dans son détail par un agriculteur , il lui faudrait beaucoup de temps et une formation d'expert comptable, mais les pouvoirs publics devraient se pencher sur la question d'un prix minimum comme autrefois .
Tout me parait bien compliqué ! Pour bien analyser le problème aucune information sur la qualité du lait selon la variété des conditions d'élevage (ferme à 1000vaches ?)
Peut-on réduire la gestion fermière à celle d'une entreprise industrielle ou commerciale ?
Peut-on négliger le rôle du monde paysan dans l'harmonie entre nature, environnement, sociologie, dans l'analyse purement économique et libérale ?
Mais j'arrête il y aurait tant à dire !
Quant à la journaliste on connaît son penchant politique pour lui reconnaître son manque d'objectivité !
Une bonne analyse mais pas toujours adaptée.
Je vais essayer de faire bref, même si cela entraîne une analyse tronquée comme on peut le voir dans le paragraphe sur Lactalis et Sodial. Après je partage vos idées sur le "biais" donné au reportage.
Votre texte part d'un bon sentiment et en effet, il est nécessaire d'arrêter le French Bashing et d'essayer d'aller de l'avant sur ces questions agricoles.
***Néanmoins, quand je vois :
-"ils devraient être libres de clore leur contrat avec cette société et de vendre leur production à un concurrent"
-"il n’est pas scandaleux que Lactalis mette fin à ses relations librement contractualisées avec Régis Mainguy"
=> Je ne peux que m'offusquer. Ce constat est tout à fait valable sur des filières moins "plastiques" que celle du lait. Par exemple, en céréale votre commentaire parait tout à fait pertinent. Mais en lait la concurrence n'existe quasiment pas en France, et c'est bien dommage. Le modèle est à revoir pour que votre analyse se tienne.
=> Avez-vous déjà lu un contrat entre un producteur et Lactalis ?
Dans les grandes lignes, l'éleveur s'engage sur une durée de 5 ans à livrer un volume donné (qu'il doit atteindre et non dépasser sous peine de pénalités).
En retour, son collecteur s'engage à lui collecter son lait tous les deux jours sans aucun jalon quant au prix qui sera payé à la fin du mois (en cours). Est-ce logique en terme de visibilité et de partage du risque ?
=> Aussi, sur l'arrêt du contrat, il est tout à fait normal que cela entraîne des sanctions. Néanmoins cela peut laisser penser que l'on ne peut commenter la relation contractuelle, si l'on est partie prenante ducontrat. Dans un autre secteurs cela est tout à fait normal. Dans le cas présent c'est plus "compréhensible", les contrats ont été imposés sans possibilité d'échange entre éleveurs et Lactalis. Prenez l'exemple des OP Lactalis qui ne parviennent pas, elles non plus, à s'entendre avec l'entreprise.
***En conclusion, la filière française est enlisée dans un système désormais révolu. Par avancer de manière plus sereine et pérenne, il faut tout reprendre à zéro :
– formation des éleveurs
– conseils
– financement
– structuration de la filières
– contraites
– etc
A votre disposition pour échanger
Merci pour votre commentaire.
Je partage votre analyse sur le manque de concurrence qui implique des contrats très difficiles à tenir pour les éleveurs.
Cependant, ces difficultés pourraient selon moi s'expliquer par deux raisons (qui ne sont pas incompatibles) :
1. "sur"centralisation de la transformation grâce à des barrières à l'entrée légales qui impliquent moins de concurrence et qui entrainent une position oligopolistique des acteurs en place
2. "sur"atomisation de la production due aux restrictions légales quant à la concentration des fermes françaises. Des plus grosses fermes permettent d'être à la fois plus compétitif et de donner plus de pouvoir de négociation face au collecteur.
J'aurais tendance à pencher vers la seconde explication dans la mesure où les fermes françaises sont 4 à 5 fois plus petites que les fermes néo-zélandaises. De plus, en NZ, une coopérative (Fonterra) est en position ultradominante (plus de 90 % du marché), ce qui en fait un marché encore plus concentré qu'en France tout en étant plus compétitif.
A votre disposition pour échanger, par mail laurent@pahpy.com, twitter @LaurentPahpy
La vérité est demandée
Puisque casch investigation aurait largement menti dans cette émission, osez un vrai débat télévisé, votre silence serait un aveux de malhonnêteté de votre part.
J'attends une réponse
Crise du lait
Vous-mêmes en écrivant votre article sur le reportage d‘Elise Lucet avez une analyse plutôt étroite de la situation et en tout cas très « mondialiste ». A trop écouter des gens comme vous, on passerait la France par pertes et profits au bénéfice de pays en voie de développement ou de grosses sociétés qui au bout du compte aboutiront à la ruine de notre société. Mais, c’est bien le but recherché.
Liberté de choix
L’industrie laitière n’est pas parfaite mais les producteurs dont je fais partie n’ont pas toujours fait les bon choix. La coopérative SODIAAL propose plusieurs alternatives de production: produire du volume, au prix du marché international (prix B) ou faire des choix totalement différents (le bio payé jusqu’à 500€/1000litres). Il me semble que la charge contre SODIAAL n’est absolument pas justifiée et totalement démesurée.
la règlementation sur l'irrigation doit être "un peu" différente de la notre
d'accord avec une grosse majorité de votre article, mais pas sur l'irrigation en NZ. Le système de pivot que l'on voit dans le reportage de notre chère et tendre Elise, est effectivement fait pour tourner 24/24 et s'est d'ailleurs sont principal intérêt par rapport à tous les autres systèmes d'irrigation, l'irrigation de nuit est nettement plus efficace. 35 litres/sec pour ce pivot qui arrose 75 ha, cela correspond à 28 mm d'eau d'irrigation apportée par semaine en tournant 24/24, on est juste dans les bons ratios et c'est donc tout de même 3000 m3/jr. par contre pour le milliard de litre/an, il faudrait qu'ils arrosent 11 mois sur douze. ça fait un peu! quand aux 2000 litres/litre de lait, j'ai complètement décroché
Merci pour votre commentaire.
En effet, je dois des excuses aux lecteurs de l'IREF, votre observation sur l'irrigation est tout à fait juste. Nous allons corriger l'article.
Le système d'irrigation à pivot central doit probablement fonctionner la nuit comme vous l'indiquez. Votre calcul de 28 mm/semaine donne 1500 mm/an. Or, d'après ce papier https://www.grassland.org.nz/publications/nzgrassland_publication_374.pdf, l'irrigation annuelle pour cette technologie tourne plutôt autour de 200 à 400 mm/an, avec un extrême moins de 1000 mm/an. L'hypothèse de calcul de Cash Investigation d'une irrigation continue 24h/24 365 jours par an à 35 L/s semble donc clairement abusive (il pleut, le sol à une capacité de rétention limitée, …).
Si on prend la moyenne indiquée par le papier (300 mm/an) et si on estime à environ 500 le nombre de vaches sur la prairie de 76 ha de M. Saunders (je ne les ai pas comptées une par une dans la vidéo, mais il y en a plusieurs centaines) pour une production moyenne de 8000 L/vache/an, on obtient :
(0,3 * 760 000 * 1000) / (500 * 8 000) = 57 L d'eau pour 1 L de lait.
Même avec une marge d'erreur à +- 100% on est très loin des 2000 L d'eau pour 1 L de lait avancés par l'équipe d'Élise Lucet.
A votre disposition pour échanger, par mail laurent@pahpy.com, twitter @LaurentPahpy
Cash investigation.
Madame, Monsieur.
Je suis producteur de lait à Quimperlé.
Je viens de lire votre article sur l'émission cash investigation, votre analyse est tout simplement honteuse. Il est possible que Mme Lucet ait été parfois approximative, mais elle n'est pas plus malhonnête que vous !À la lecture de votre article , nous comprenons que vous ne savez pas de quoi vous parlez, pour le coup je vous trouve tout simplement incompétent. Si le coeur vous en dit ,et, si vous osez vous frottez à un producteur de lait qui vit au quotidien la crise actuelle et celle qui arrive,je serai ravi d'échanger avec vous , afin d'éclairer votre lanterne. Je ne doute pas qu'à l'issue vous de notre échange votre vision de la situation aura notablement changée.
Très respectueusement.
Berthou Pierrick.
Monsieur,
N'hésitez pas à critiquer l'article sur le fond ou à me contacter par mail laurent@pahpy.com. Je serais ravi d'échanger avec vous.
Cordialement,
Laurent Pahpy
Super article, permettant d'avoir une autre vision de la situation par rapport à d'autres pays ou le secteur est prospère.
Est-ce que lorsque vous échangez, cela peut apporter des modifications à votre étude économique au vu du message ci-dessus ?
Cordialement