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jeudi 12 février 2026

Démission de Liz Truss : les parlementaires britanniques ne sont pas des godillots

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Le gouvernement de Liz Truss n’aura duré que 44 jours. Le plus court de l’histoire britannique. De nombreux médias et analystes se sont empressés de dire qu’elle était à l’origine de tous les maux qui affectent le Royaume-Uni aujourd’hui. C’est faux et en France, nous pouvons en tirer quelques leçons. D’abord, ce n’est pas Liz Truss qui est coupable des mauvaises politiques publiques choisies par les conservateurs depuis plus de 10 ans. Les grandes erreurs ont été faites par Boris Johnson qui n’a pas su profiter du Brexit pour mettre le pays sur la voie des réformes libérales. Il a favorisé la hausse des impôts et les politiques très coûteuses en faveur des énergies renouvelables. Liz Truss, élue de justesse, a mal présenté son programme et sa mesure phare : la réduction du taux marginal d’imposition de 45% à 40%. Cela représentait un manque à gagner d’environ 2 milliards de livres sterling pour l’Etat sur un an.

Lorsque le taux d’inflation a explosé (plus de 10%) et que les fonds de retraite ont été menacés, elle a perdu son sang-froid et a préféré virer son ministre du Budget pour changer de politique. Impardonnable dans un pays comme l’Angleterre où l’on n’aime pas trop ceux qui changent d’avis comme de chemise. Les parlementaires britanniques l’ont poussée à la démission. C’est ce qui s’est passé avec Boris Johnson, avec Tony Blair ou bien avec Margaret Thatcher, qui bénéficiaient pourtant de la majorité à la Chambre. Ce n’est pas en France que cela arriverait. Quelle que soit la catastrophe économique provoquée par le Premier ministre, le Parlement godillot ne peut rien faire. C’est l’Élysée qui décide du sort de l’hôte de Matignon.

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