En France, la part des dépenses pour les retraites par rapport au PIB n’a cessé d’augmenter depuis de nombreuses années. En 1980, elle représentait 7,7 % du PIB. Aujourd’hui, selon une étude de la Cour des comptes de février 2025, les dépenses totales du système de retraites se sont élevées à 388,4 milliards d’euros en 2023, soit 13,8 % du PIB. Dans le détail, l’INSEE indique que les dépenses en pensions étaient de 14,7 % du PIB en 2022, un niveau supérieur à la moyenne de l’Union européenne (12,3 %), seule l’Italie dépensant davantage (15,5 %).
Pour rappel, en France, l’âge légal de départ à la retraite est de 62 ans et 6 mois pour les personnes nées en 1962 et 64 ans pour les personnes nées en 1968 ou après, en dessous de la moyenne européenne (65 ans environ). De plus, la France compte un ratio actifs/retraités de 1,77 en 2022, contre 2,02 en 2004 selon l’INSEE, révélant une fois de plus l’incapacité du système français à s’adapter aux réalités démographiques.
Le taux de pauvreté au seuil de 60 % est passé de 8,7 % en 1996 à 10,9 % en 2023 pour les 64-75 ans
Résultat : le niveau de vie des retraités ne s’est pas amélioré, au contraire. Selon Sauvegarde Retraites, après toute une vie de travail, la pension nette moyenne est de 1 500 euros par mois, ce qui représente 40 % de moins que le salaire moyen d’un emploi à plein temps. Par ailleurs, selon l’INSEE, le taux de pauvreté au seuil de 60 % (c’est-à -dire vivant avec moins de 60 % du revenu médian) est passé de 8,7 % en 1996 à 10,9 % en 2023 pour les 64-75 ans et de 10,3 % à 11,3 % pour les 75 ans et plus.
Le système de répartition actuel montre toujours ses limites face aux enjeux à venir. À long terme, une transition vers un système par capitalisation est une solution pour garantir la pérennité des retraites.
Illustration de couverture ©Freepik
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12 réponses
Dire que les retraités actuels vivent moins bien que ceux des années 70 est une contre-vérité car le taux de pauvreté des retraités actuels est inférieur de moitié à la moyenne national alors qu’il était le double en 1980. Par ailleurs, l’espérance de vie à la retraite des retraités de 1980 était au mieux de 5 ans alors qu’elle est de 23 ans, voire encore plus car bon nombres de retraités actuels ont maintenant passé plus de temps en retraite qu’au travail car toute une cohorte de bureaucrates du privé a bénéficié de pré-retraites avantageuses quand on fermait les usines et qu’on taillait dans les effectifs des sièges sociaux (et ceux à 20 ans de la retraite se sont généralement reconvertis dans le secteur public, le privé n’ayant à leur offrir que des emplois toujours plus minables et le RSA au bout du chemin)
Et dans le public des « mises au repos » payées, 5 ans avant l’âge de départ… (exemple vécu a la caisse des dépôts).
Normal, c’est le baby boom qui fait le gros de la retraite
Bien qu’il y ait ralentissement, le PIB augmente, les recettes avec, mais les dépenses pour les retraites par REPARTITIONS, ne devraient pas être considérées comme impôts, mais comme cotisations restituées, (selon le principe de base). Du fait, on ne devrait pas oublier que le déséquilibre est dû au manque de recettes par cotisations, lié d’une part aux délocalisations de nos emplois qui engendre un fort taux de chômage, et d’autre part aux allègements des cotisations sociales (niches). Par conséquent, un déséquilibre actifs/retraités est évidente. La manière dont est présentée l’information laisse supposer que les retraités sont mieux protégés que ceux qui travaillent, c’est un peu vrai, mais c’est mérité. La France est divisée politiquement, idéologiquement, il ne faudrait pas qu’elle le soit entre générations !
Curieux débat que celui portant sur le poids des retraites par rapport au PIB, sans que soit faite systématiquement la distinction entre les retraités du privé et ceux du public. Chacun sait que l’Etat abonde plusieurs dizaines de milliards d’euros chaque année (70 Mrds en 2024) au titre des retraites versées aux retraités de la fonction publique ; chacun sait que des régimes spéciaux permettent à des employés d’entreprises publiques de partir à la retraite à des âges bien inférieurs comparativement à ceux du privé et ainsi de passer pratiquement autant de temps à la retraite que celui durant lequel ils ont cotisé ; chacun sait que les modalités de calcul d’une retraite du privé sont extrêmement défavorables comparativement aux modalités de calcul de celles du public ; chacun n’a pas oublié que les caisses de retraite du privé AGIRC/ARRCO sont excédentaires de plus de 60-70 milliards d’euros.
Que les hommes politiques et syndicalistes n’en disent mot, cela va de pair avec la fonction, mais que les journalistes ne fassent pas correctement leur travail pour dire la vérité qui se cache derrière ce chiffre de 14% que chacun brandit comme un scandale, cela est inacceptable.
Si seuls ceux qui ont cotisé (élevé deux enfants pour un couple) touchaient la répartition, il n’y aurait aucun problème. Les autres devraient capitaliser avec les 360 000€ économisés en moyenne sur le coût pour élever deux enfants jusqu’à 18 ans (Courrier de l’ouest).
Mais le lavage de cerveau et le déni idéologique sont tels que mon propos, réaliste, ne sera pas compris !
Simple petit ajout au débat, les retraités dont je fais partie ont en général terminé le financement de leur logement, élevé leurs enfants et souvent hérité de leurs parents. Même la maisonnette de 100 000 euros des parents leur a rapporté un matelas sympathique . De ce fait nous aidons nos enfants à la garde des petits et à joindre les 2 bouts , mais c est absurde compte tenu de la démographie actuelle et générateur d inégalités suivant le patrimoine et le nombre d enfants . Je milite pour la suppression de l abattement de 10 pour cent qui ne touche que les contribuables et qui n est pas un effort important . Et effectivement on ne peut échapper à la capitalisation, je suis très mal à l aise de faire reposer aujourd hui ma retraite sur les cotisations de nos plus jeunes qui « rament »… et nous en avons 4 qui cotisent! En outre les revendications de ceux qui n ont pas d enfant par choix me paraissent égoïstes et Indécentes .
Les cotisations retraite des actifs sont un prélèvement obligatoire qui va directement alimenter les pensions des retraités…..!!!!!
Dans le système par répartition parler de cotisations restituées n a absolument aucun sens
Seule la retraite par capitalisation permet de cotiser pour sa propre retraite!!!!
Le déséquilibre actuel provient du ratio inactifs actifs qui ne cesse de se détériorer doit 1,5 pour les privé et un pour un
dans le publique
Donc les francais ne travaillent pas assez sur toute la vie et quotidiennement ( 60 ans, 35h)
Curieusement nos voisins ont un chômage faible, la retraite a 67 ans 40h hebdo taux d imposition plus faible…..la mondialisation a bon dos et évite de balayer devant sa porte!!!!!
Conseils à un jeune couple:
-Ne faites pas d’enfants.
-Investissez les économies réalisées (2 x 180 000€ par enfant, en moyenne) dans de la capitalisation (750€ par mois à deux, en moyenne pendant 40 ans).
-Profitez de votre temps libre (loisirs, voyages, sport, travail au n. non… euh bénévolat etc.) sans les enfants à gérer.
-Mesdames faites une belle carrière sans risquer les dommages physiques de l’accouchement.
A la retraite:
– Encaissez la retraite par répartition, payée par les enfants des autres.
– Encaissez votre retraite par capitalisation.
-Profitez en longtemps car vous êtes en pleine forme et vous avez les moyens.
A votre décès, vos héritiers (frères sÅ“ur, neveux etc.) toucheront le reste de votre capital que l’état leur laissera. (200 000€ environ, en moyenne)
Elle est pas belle la vie sans enfants? On se demande qui est encore assez stupide pour en avoir!
Mais shutt… ne le répétez pas, le système par répartition risquerait de s’effondrer.
Le système de retraite par répartition était pipé dès le départ.
L’augmentation faramineuse du coût des retraites invoqué à la charge de l’État, est dû à l’augmentation du nombre de hauts fonctionnaires payés très cher depuis l’ouverture des écoles dédiées. Celles-là ont de plus créé une forme de caste que les idiots d’électeurs ont confortée dans ses prérogatives.
Il est temps de frapper d’inégibilité ces personnages qui ne représentent pas le peuple.
N’oubliez pas que la seule cotisation c’est ce que vous coûte les enfants que vous elevez… qui paieront votre retraite future!
Don ceux qui n’élèvent pas d’enfants… ne cotisent pas!