Journal d'actualité libéral
|
lundi 8 décembre 2025

Dépenses de santé : à 11,5 % du PIB, la France est vice-championne européenne

Temps de lecture : 2 minutes

La France fait partie des pays européens qui consacrent la plus grande part de leur richesse nationale aux soins de santé. Selon un rapport d’Eurostat du 17 novembre, en 2023, la France a dépensé 325 milliards d’euros pour la santé, soit 11,5 % de son PIB, c’est à dire le deuxième niveau le plus élevé de l’Union européenne. Seule l’Allemagne dépasse la France, avec 492 milliards d’euros et 11,7 % de son PIB. Cette dépense colossale place la France au-dessus de la moyenne de l’Union européenne, qui est à 10,0 % du PIB, et une dépense totale de 1 720 milliards d’euros. Autrement dit, la France représente environ 19 % des dépenses de santé totales de l’Union européenne. Le contraste est encore plus marqué lorsqu’on compare avec les États membres aux dépenses les plus faibles au sein de l’Union européenne, comme le Luxembourg ou la Roumanie, qui n’y consacrent qu’environ 5,7 % de leur PIB, ou encore la Hongrie et l’Irlande, 6,4 % et 6,6 % respectivement.

Si l’on observe l’évolution dans le temps, la tendance confirme la dynamique. En 2014, un habitant de l’Union européenne représentait en moyenne 2 668 euros de dépenses de santé. En 2023, cette moyenne atteint 3 835 euros par habitant, soit une hausse de 43,7 % en moins de dix ans. La France, qui dépensait déjà davantage que la moyenne européenne en 2014, est passée d’environ 3 800 euros par habitant en 2014 à environ 4 900 euros en 2023, confirmant ainsi son niveau de dépenses supérieur à celui de l’Union européenne (+ 26 % environ en 9 ans).

Avec autant de dépenses, on pourrait être tenté de conclure que la France dispose de l’un des systèmes de santé les plus performants d’Europe, voire du monde. Or, le système de santé français est loin, très loin d’être un modèle d’efficacité. Selon un sondage Ipsos, en partenariat avec la Fédération hospitalière de France, 92 % des Français pensent que l’hôpital public est en danger et 65 % craignent de se faire hospitaliser au vu de la situation actuelle des hôpitaux. Nos lecteurs savent que les difficultés de notre système de santé publique sont un sujet majeur pour Contrepoints, qui y a consacré beaucoup d’articles et études.

Pour redresser la situation, il faudra passer par la privatisation et la concurrence, donc par une véritable libéralisation du secteur de la santé en France.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


Une réponse

  1. Il faut surtout tailler dans le vif : il y a beaucoup trop de comités théodules administratifs dans la santé en France qui n’ont rien à voir avec le soin et qui paralysent les soignants : HAS, ARS etc.. A dégager ou à diminuer drastiquement..

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.