Combattre le wokisme qui gangrène les entreprises américaines grâce à un gouvernement limité : voilà la conclusion d’un article du Wall Street Journal. L’auteur, Jeb Hensarling, un ancien représentant du Texas à la Chambre des représentants des États-Unis, explique que les entreprises comme Jack Daniel’s, Harley-Davidson ou Tractor Supply ont abandonné leurs politiques de diversité, équité et inclusion (DEI), ainsi que les politiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) en réaction aux plaintes de leurs clients et de leurs actionnaires qui estiment que les fonds sont mal gérés.
Selon lui, le rejet des politiques ESG et DEI s’inscrit dans une tendance plus large où les conservateurs reprennent du terrain dans ce qu’ils perçoivent comme une mainmise de la gauche sur les entreprises et la gestion des ressources humaines. Des États conservateurs, tels que l’Oklahoma et l’Arkansas, refusent désormais que des entreprises publiques soient gérées par des personnes accusées de boycotter ou de discriminer des industries « privilégiées » comme le pétrole et le gaz. En Floride, une nouvelle loi exige que les rendements financiers soient les principales motivations des investissements, plutôt que des critères purement idéologiques. Ce retour à l’exigence de rentabilité est salué par des entreprises comme BlackRock, qui participe au financement d’une bourse apolitique au Texas.
La guerre culturelle ne se limite pas aux décisions d’investissements par les entreprises ; elle s’étend aussi à des secteurs comme celui de la tech. Les plateformes de réseaux sociaux, dont la politique de modération est réputée pour leur biais hostile aux idées jugées conservatrices ou à droite du spectre politique, ont conduit des États conservateurs à légiférer d’autant plus. Or, Jeb Hensarling s’inquiète d’une inflation législative qui nuit à la liberté d’expression et à la libre entreprise, y compris de la part des politiciens conservateurs, qui semblent croire que l’idéologie woke ne peut être combattue que par le biais de la réglementation. Pour lui, la solution est bien différente : la lutte contre le wokisme doit être menée principalement par le secteur privé et par les individus qui utilisent leur voix de citoyens ou de consommateurs. L’État n’est pas la réponse à tous les problèmes sociétaux, et ce qu’il se passe aux États-Unis en est la preuve.
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2 réponses
Je trouve les politiques menées en Oklahoma et en Floride plutôt sensées, au contraire. Compte tenu de la sociologie d’une bonne partie des dirigeants d’entreprises multinationales et la relative passivité de leurs consommateurs qui s’attachent avant tout au produit qu’ils achètent avant de s’intéresser à l’idéologie que soutiennent leurs achats (on ne peut leur en vouloir, consommer ne devrait PAS être un acte militant), si on attend encore une fois que le marché s’autorégule sur la question du wokisme, on verra des quotas de « diversité » fleurir sur à peu près tout bien avant d’en en débarrassés. N’est-ce pas déjà le cas, d’ailleurs ?…
Il est temps que les entreprises se débarrassent de pas mal de « collabos » internes qui ne sont rien que la voix d’ONG illégitimes vouées à saper les entreprises elles-mêmes sous couvert de « durabilité ». Il est plus que temps de mettre fin à ces petits fromages réservés souvent à des militants incompétents et chers, quand ce n’est pas à des consultants profiteurs à la Jancovici.
Courage, on commence à percevoir des signaux (encore trop) faibles.
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Je trouve les politiques menées en Oklahoma et en Floride plutôt sensées, au contraire. Compte tenu de la sociologie d’une bonne partie des dirigeants d’entreprises multinationales et la relative passivité de leurs consommateurs qui s’attachent avant tout au produit qu’ils achètent avant de s’intéresser à l’idéologie que soutiennent leurs achats (on ne peut leur en vouloir, consommer ne devrait PAS être un acte militant), si on attend encore une fois que le marché s’autorégule sur la question du wokisme, on verra des quotas de « diversité » fleurir sur à peu près tout bien avant d’en en débarrassés. N’est-ce pas déjà le cas, d’ailleurs ?…
Il est temps que les entreprises se débarrassent de pas mal de « collabos » internes qui ne sont rien que la voix d’ONG illégitimes vouées à saper les entreprises elles-mêmes sous couvert de « durabilité ». Il est plus que temps de mettre fin à ces petits fromages réservés souvent à des militants incompétents et chers, quand ce n’est pas à des consultants profiteurs à la Jancovici.
Courage, on commence à percevoir des signaux (encore trop) faibles.