Le gouvernement a proposé une réforme de la SNCF, nécessaire au vu des comptes déficitaires de cette société publique. Alors qu’elle reçoit plus de 13 Mds € de subventions annuelles, elle a accumulé une dette de 50 Mds € tout confondu (SNCF réseau et SNCF mobilités).
Le gouvernement a proposé une réforme de la SNCF, nécessaire au vu des comptes déficitaires de cette société publique. Alors qu’elle reçoit plus de 13 Mds € de subventions annuelles, elle a accumulé une dette de 50 Mds € tout confondu (SNCF réseau et SNCF mobilités).
Face aux réactions outrées, aux cris d’orfraie des syndicats et de ceux qui clament que c’est la mort de l’entreprise, de la ruralité et du lien social, les exemples étrangers ont été avancés. Ainsi du train italien avec ses lignes à grande vitesse privatisées, des Anglais qui font bien mieux que ce que la légende gauchiste prétend et surtout du train allemand réformé dès 1995.
Ce dernier exemple a réussi à obtenir plus de crédit car la réforme s’était accompagnée d’une reprise de la dette estimée alors à 35 Mds €. En effet, les finances d’une SNCF autonome ne pourraient supporter la masse d’emprunts actuelle, même avec les plus audacieuses réformes.
Aussitôt dit, aussitôt fait, la dette sera donc reprise, ont annoncé Emmanuel Macron et Bruno Lemaire. Enfin presque : elle sera reprise en plusieurs années afin de ne pas réintégrer les 2 points de PIB qu’elle représente en un seul exercice budgétaire, et partiellement.
Si 70% de la dette sont repris, il en coûtera 1 228 € par ménage (28,5 millions), soit plus d’un SMIC mensuel net.
Le comble de cette histoire, c’est que les réformes importantes annoncées au début de la procédure ne seront finalement pas appliquées. Tout cela ne servira donc à rien, les subventions continueront d’abreuver l’établissement public (peut être transformé en Société anonyme à capitaux publics) qui reconstituera une dette dont l’Etat (les contribuables) l’avait déchargé si chèrement.
La dette ne sera pas vraiment reprise ni vraiment effacée pour tous, et les vraies réformes de la privatisation pourront attendre. Cette société n’a pas fini de vivre sur le dos des Français.
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