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vendredi 16 janvier 2026

Discriminations à l’embauche : le Défenseur des droits, un autre comité Théodule à abolir

Temps de lecture : 2 minutes

Dans un communiqué publié le 10 décembre, le Défenseur des droits prétend documenter une « hausse préoccupante des discriminations dans l’emploi ». Il se fonde sur un baromètre de l’Organisation internationale du travail (OIT) à la méthodologie plus que bancale : des déclarations subjectives, des ressentis, des perceptions… partagées lors d’appels téléphoniques. L’entité administrative affirme que plus de « 9 actifs interrogés sur 10 » estiment qu’il existe parfois ou souvent des discriminations, et 35 % pensent en avoir été victime en raison de leur sexe, leur âge, leur grossesse ou congé maternité/paternité, leur origine ou couleur de peau, leur religion, leur état de santé ou leur handicap.

Les conclusions sont d’autant plus contestables que la discrimination fait intrinsèquement partie du processus de recrutement : sélectionner implique de discriminer. Il s’agit, par définition, d’exclure certains profils pour en retenir d’autres. La seule question pertinente est celle de la liberté de l’employeur : dans une entreprise privée, c’est au propriétaire de déterminer les critères – compétences, valeurs, personnalité, disponibilité – sans avoir à se justifier devant l’administration. Mais cela n’empêche pas le Défenseur des droits de prôner des politiques dirigistes : plans d’action pluriannuels évalués périodiquement, contrôle de la parité dans les entreprises, campagnes de « testing » sur les discriminations, renforcement des politiques diversité… Le rapport ne questionne aucunement les effets potentiellement contre-productifs sur l’embauche, qui risquent de décourager une partie des employeurs.

Pour rappel, le Défenseur des droits, nommé par le président la République, coûte plus de 29 millions d’euros au contribuable (budget consommé en 2024). Ce « machin » administratif, qui ne sert visiblement pas à grand-chose   à part peut-être flatter l’ego meurtri de ceux qui n’ont pas été sélectionnés lors d’un processus d’embauche est composé de 256 personnes (effectif global en 2024). Voilà un énième comité Théodule à abolir, et dont toute mention dans la Constitution devrait être supprimée.

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6 réponses

  1. Ces prétendus défenseurs ne font qu’impose un choix du haut de leur incompétence à des personnes qui, elles, ont la compétence. Un non sens! …de plus.
    Quand le droit dévoyé devient privilège !

  2. Vous avez raison : « Pour rappel, le Défenseur des droits, nommé par le président la République, coûte plus de 29 millions d’euros au contribuable (budget consommé en 2024). Ce « machin » administratif, qui ne sert visiblement pas à grand-chose – à part peut-être flatter l’ego meurtri de ceux qui n’ont pas été sélectionnés lors d’un processus d’embauche – est composé de 256 personnes (effectif global en 2024). Voilà un énième comité Théodule à abolir, et dont toute mention dans la Constitution devrait être supprimée!! »
    Le principe du recrutement n’est il pas la discrimation ?
    Le recrutement n’est pas intrinsèquement une discrimination, mais un processus de sélection. La différence tient à la légitimité et la pertinence des critères utilisés. On pourrait dire que c’est une discrimination « positive » quand elle repose sur les compétences, et une discrimination « illégale » quand elle repose sur des caractéristiques personnelles sans rapport avec le poste.

    👉 Je te retourne la question : penses-tu que dans la pratique, les entreprises respectent vraiment cette frontière, ou que les biais (conscients ou inconscients) font que le recrutement reste souvent discriminatoire ?

  3. Par définition, embaucher quelqu’un c’est faire un tri dans les postulants et c’est la responsabilité et le droit de l’employeur

  4. Encore une invention pleine de naïveté mais dont le coût est bien réel et l’utilité à démontrer. A supprimer et vite. Quand on a notre taux de chômage et qu’on laisse rentrer chaque année des dizaines de milliers de demandeurs (potentiel) d’emplois supplémentaires et que malgré cela il reste des métiers en tension. Il est grand temps d’agir.

  5. C’est le même Défenseur des Droits qui nous explique régulièrement que nos détenus, bénéficiaires de stages de poney ou de sorties éducatives au Louvres, sont incarcérés dans des conditions inhumaines…

    Rien que de tels propos devraient suffire à nous convaincre de l’utilité réelle de ce comité : nulle. Nuisible, même. Il faut s’en débarrasser le plus tôt possible.

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