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mardi 9 juin 2026

DPE : le grand sabotage du logement au nom de l’écologie

Temps de lecture : 2 minutes

Le diagnostic de performance énergétique (DPE), rendu obligatoire en 2021 au nom de la lutte contre le dérèglement climatique et la « justice sociale », a eu des effets si dévastateurs sur le marché du logement que le gouvernement a décidé de l’assouplir fin avril. Près de 1,4 million de logements classés F ou G pourront être remis en location, à condition que les propriétaires réalisent des travaux dans les trois ans.

Dans une publication sur X, Bertrand Moine, entrepreneur dans l’immobilier, confirme la catastrophe en cours à partir des données de Demandes de Valeurs Foncières (DVF), l’ADEME, le service statistique des ministères en charge du logement (SDES), SeLoger et Locktracker. Entre juillet 2021 et janvier 2026, le stock locatif s’est effondré dans des villes comme Paris, Lyon, Bordeaux, Nice ou encore Lille. Chaque nouvelle réforme ou interdiction a accéléré la pénurie : les logements classés F ou G représentent une part non négligeable du marché immobilier – 5,4 millions en janvier 2025 selon le SDES, soit 1 logement sur 6 menacé d’interdiction de location d’ici 2034. Ce sont les départements ruraux du centre de la France qui sont les plus touchés et qui comptent jusqu’à 40 % de logements F et G, contre moins de 12 % pour les littoraux atlantiques. Le neuf ne permet pas de compenser : seulement 65 000 logements ont été vendus à des particuliers en 2025 – le plus bas niveau depuis les années 90.

L’étendue de la supercherie réside probablement dans le point suivant : un même bâtiment peut obtenir quatre notes différentes selon le pays (E en France, C en Allemagne, D au Royaume-Uni et B aux Pays-Bas), et la France est le plus coercitif en la matière. C’est aussi celui dans lequel le performance gap (la différence entre la consommation réelle et la consommation prédite) est le plus grand, avec un écart de 27 % (24 % en Autriche, 21 % aux Pays-Bas et 17 % au Danemark). Tout cela ne permet même pas de remplir les objectifs européens, avec un écart estimé à 10,4 kWhEP/m² (kilowattheure d’énergie primaire par mètre carré et par an) en 2030, et de 8,4 kWhEP/m² en 2035. Des objectifs qui reposent sur une méthode très critiquée puisqu’ils sont définis par rapport à la consommation moyenne d’énergie primaire (avec une surpondération d’un coefficient 1,9 depuis 2026), et non sur l’énergie finale réellement consommée par le logement. Le DPE pénalise donc artificiellement les logements chauffés à l’électricité, alors qu’ils émettent souvent moins de CO2 qu’un logement chauffé au gaz ou au fioul.

Le gouvernement reconnaît désormais implicitement l’échec du dispositif en l’assouplissant partiellement. Reste à savoir combien de dégâts supplémentaires il faudra encore avant de l’abroger purement et simplement.

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16 réponses

  1. cette secte qui n’a rien d’écologie mais qui permet a certain intérés privé des multinationale d’importer panneaux hachoir a oiseaux et permet au gouvernement de mortifier le peuple nous sommes bien des veaux pour nous laisser commander pardes infimes minorités ????

  2. « Le neuf ne permet pas de compenser : seulement 65 000 logements ont été vendus à des particuliers en 2025 – le plus bas niveau depuis les années 90. »

    Et le génial IFI de notre non moins génial Président n’est pas pour rien dans cette dégringolade…. Trop d’impôts tue aussi le logement….

  3. « L’étendue de la supercherie réside probablement dans le point suivant : un même bâtiment peut obtenir quatre notes différentes selon le pays (E en France, C en Allemagne, D au Royaume-Uni et B aux Pays-Bas), et la France est le plus coercitif en la matière. »

    Il n’est pas vain de dire que notre cher Président et son parti écologaucho « En marche » sont des phares de l’Europe….

  4. OUI, bien évidement ce DPE est une folie normative de plus…. mais il existe un autre DPE : le Diagnostic Politique d’Efficacité, dans ce classement qui comporte toutes les lettre de l’alphabet, on ne trouve que des personnalités classées : M pour mauvais ou N pour Nul, (voir Z pour zéro) et surtout il n’y a pas de candidat pour 2027 bien classé….

  5. Petite remarque, peut-être cynique : vaut-il mieux vivre dans un logement classé G ou dans la rue ? De ce point de vue, interdire la location des logements de mauvaise qualité n’est pas dans l’intérêt des gens pauvres. Et c’est ce que l’on constate puisque beaucoup de propriétaires retirent leurs logements classés G du marché. Où vont les locataires ?

    1. Remarque très pertinente !
      Je me suis fait cette réflexion depuis longtemps, nos législateurs à la vue basse n’ont même pas vu qu’il vaut mieux un toit en dur même de médiocre qualité que pas du tout !
      En protégeant plus les mauvais locataires qui ne payent plus leur loyer, les squatters avec des lois scélérates, ils ont aussi découragé bon nombre de propriétaires qui préfèrent que leur logement reste vide plutôt que de risquer les ennuis !
      Ils ne réalisent même pas que certains propriétaires ont des faibles revenus et n’ont pas les moyens de faire les travaux nécessaires pour rendre leur logement habitable !
      Bref encore une intrusion de l’Etat complètement ratée !

    2. N’oublions pas que ces logements classés G ou F, voir E ont pour la plupart été construits suivant les normes étatiques de l’époque. Ce classement « en passoires thermiques » souligne la responsabilité de l’Etat qui permit ces constructions et leur vente à des particuliers. Lesquels particuliers sont à ce jour voués rétroactivement aux gémonies par les crapuleries escrologistes.

  6. J’ai eu le « bonheur » d’être « bénéficiaire » de cette sollicitude du gouvernement français, qui semble vouloir à tout prix « protéger » les gens, en les empêchant de louer des « passoires énergétiques ».
    Exemple: dans la Somme, où j’habitais en 2024, j’ai eu un mal fou à trouver une location, très chère et avec certains inconvénients majeurs (étage, marches entre la cuisine et le salon), alors qu’en 2015 j’avais trouvé rapidement un pavillon de plain pied avec jardin, beaucoup moins cher.

  7. Bonjour ,
    vous oubliez que nous avons 8 millions de fonctionnaires ; Il faut quelque part justifier leur emploi , role , avec des normes supérieures a celles des autres pays Européens .

  8. taxer le locatif
    imposer les plus value jusqu a 30 annees de possession
    proteger les squatteurs
    proteger les personnes de plus de 65 ans contre les expulsions
    pas etonnant que l on ne construit plus de locatifs…. plus de poule aux oeufs d or ….

  9. Sachons en plus que deux appartements identiques peuvent avoir un coefficient différents : celui qui est à l’avant dernier étage bénéficie gratuitement du chauffage de celui du dernier étage, sans que ce flux thermique au détriment du logement le plus élevé soit pris en compte. La note du plus élevé pourra être plus faible parce qu’il contribue à chauffer celui du dessous, sans que cela soit pris en compte dans les calculs. Il y a donc une inégalité de fait; si l’on ajoute à cela l’incroyable atteinte au droit de propriété que constitue l’interdiction de louer et les incertitudes de calcul en tout genre ( dont le mode change en permanence) on est en droit de s’interroger sur la CONSTITUTIONNALITE de cette mesure inique. QUI VA POSER CETTE QUESTION DE CONSTITUTIONNALITE?
    Ajoutons que les instances de la Doxa climatique scientifique viennent d’avouer qu’elles mentent depuis des années avec des annonces catastrophistes liées à des perspectives d’émissions de CO2 de référence considérées désormais comme caduques: le scénario de base sur lequel tous les calculs mondiaux ont été fondés jusqu’à présent prévoit une doublement de l’usage des combustibles fossiles en 2040 par rapport à 2020 et un triplement en 2080 ! Soit une croissance effrénée et totalement irréaliste que la communauté scientifique a « avalée » sans broncher ni se poser la moindre question. La responsabilité des autorités et des institutions scientifiques et académiques est considérable et le société est en droit de leur demander des comptes.
    Car en réalité le maintien des conditions mondiales actuelles de consommation de combustibles fossiles conduirait, en 2100, à un écart de croissance de la température mondiale inférieur à 1°C par rapport au scénario de la neutralité carbone dès 2050….qui impose une baisse de l’ordre de 80% des fossiles (dont on peut imaginer les conséquences économiques et sociales). Cela découle très simplement des données du GIEC , mais ce n’est pas ce scénario « moyen » qui a été pris en compte…..Pas assez affolant sans doute.
    En réalité, le domaine climatique ne relève pas de la raison, encore moins de la raison critique, mais du panurgisme, du mensonge ( par omission dans le meilleur des cas) et de l’ignorance soumise à l’idéologie.
    Combien d’années allons nous devoir attendre pour que cela soit enfin dit et reconnu ?

    1. Rappelons que l’atmosphère contient 3.300 milliards de tonnes de CO2. L’UE en dégage UN milliard par an.

  10. Pire que le dérèglement climatique, il y a le délire technocratique et tous ses effets secondaires. Tous ces technocrates anonymes qui ont détruit notre industrie, puis notre agriculture , organisent depuis quelques années la pénurie et notamment celle des logements . Ils sont à vouer aux gémonies.

  11. Un promoteur vient de rénover un immeuble pour y loger des personnes âgées . Les écolos ont réussi à lui imposer une température de 19° dans les logements. Température nettement insuffisante car il leur faut une température entre 21 et 23 par rapport leur frilosité !
    C’est incroyable le pouvoir de nuisance des ces gens là et surtout leur entrisme dans tous les domaines.

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