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dimanche 10 mai 2026

Elections en Hongrie : les électeurs balaient le populiste poutiniste Viktor Orban

Temps de lecture : 2 minutes

Il a fait campagne en misant sur la peur. Viktor Orban n’a cessé de soutenir que son adversaire principal, Péter Magyar, allait envoyer les Hongrois combattre en Ukraine. Il a aussi multiplié les attaques contre l’Europe et les dirigeants européens occidentaux. Sans succès. Les Hongrois n’ont pas avalé les mensonges et la propagande d’Orban et, grâce à une participation record, ils l’ont chassé du pouvoir. Selon un décompte officiel portant sur 99 % des bureaux de vote, Tisza, le parti de Péter Magyar, remporte 138 sièges sur 199 avec 53,06 % des voix, contre 55 sièges pour le Fidesz de Viktor Orbán. La participation des Hongrois a atteint un niveau record, notamment grâce à la mobilisation des jeunes, avec 79,50 % des électeurs qui se sont rendus aux urnes. Dans un article écrit juste avant les élections, nous avions exposé les principales raisons qui condamnaient presque à coup sûr l’ancien Premier ministre : piètre croissance économique depuis des années (le PIB/hab en PPA de la Hongrie est tombé en bas du classement européen, derrière, même, celui la Roumanie ; elle est maintenant considérée, avec la Bulgarie, comme l’un des pays de l’Union européenne où le niveau de vie est le plus bas), inflation, corruption, étatisme, mainmise du parti d’Orban sur des secteurs entiers de l’économie et de la justice… Les électeurs ont voulu mettre fin à tout cela et ont choisi Péter Magyar qui, il y a quelques années, était encore dans le même parti d’Orban. C’est un homme de la droite libérale conservatrice mais il est pro-européen, pro-Otan et anti-Poutine. Et il veut faire le ménage. Il faut quand même rendre hommage à la courtoisie et au fair-play d’Orban qui a rapidement reconnu sa défaite et félicité son adversaire.

Orban a ouvertement pris parti en faveur de la Russie de Poutine contre l’Ukraine. Le peuple hongrois a beaucoup souffert  pendant l’occupation soviétique et, visiblement, les électeurs s’en souviennent. La défaite d’Orban est une très mauvaise nouvelle pour Poutine qui perd encore un allié (un revers précédé par un autre à seulement un jour d’intervalle : la sortie de la Moldavie de la Communauté des États indépendants en rompant ainsi ses liens avec la Russie). C’est aussi une déconvenue pour Trump qui, très mal inspiré, avait envoyé le vice-président Vance soutenir Orban. La droite américaine devrait tirer quelques leçons de la défaite du populisme hongrois. Ce résultat devrait être aussi un exemple pour la France : une vraie droite libérale peut remporter les élections.

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5 réponses

  1. Franchement, le plus étonnant est que le parti illibéral au pouvoir depuis 16 ans n’ait pas truqué les élections et semble vouloir respecter les résultats. Croisons les doigts.

  2. Quand la Russie sera au fond du trou économique et politique, quelle réaction violente et disproportionnée pourra-t-on attendre d’un cynique comme Poutine ? N’oublions pas qu’il est soutenu par de nombreux apparatchiks aussi extrêmistes que lui et qu’il dispose de l’arme nucléaire. Il me semble quelquefois qu’une guerre nucléaire est inévitable avec des fous comme Poutine, qui dispose de l’arme, ou comme Kahmeini qui voudrait tellement l’avoir pour détruire tout Israël, quand ils seront acculés dans leur dernière extrêmité. Que ferait l’Occident dans ce cas ? Des bla blas indignés ou une contre attaque nucléaire ? Je serais curieux d’obtenir au moins un début de réponse plausible, je suis sûr que tous les grands état-majors occidentaux ont déjà envisagés cela. Mais curieusement, aucun soi disant intellectuel ou grand politologue ne me parait avoir abordé la question.

    1. Peut-être simplement parce que la question ne se pose pas.
      Quand Poutine sera bien vieux, il perdra le pouvoir, si ce n’est pas fait avant et il se retirera dans sa datcha. Comme Orban qui, bien que systématiquement appelé dictateur, s’est incliné devant le résultat des urnes et a félicité son opposant, là où l’extrême-gauche française a appelé à la guerilla si jamais le RN était élu.
      L’ennemi de la France, son danger existentiel, ne se trouve pas là où vous le croyez, là où les médias grand public vous disent qu’il est. L’ennemi de la France, son danger existentiel, est déjà en France, il s’appelle islamisme, qui oeuvre à bas bruit pour transformer ce pays.
      Mais chuuuuut, ne regardons pas la réalité de ce qu’il se passe en France, la France ne doit craindre que Poutine.

      1. Poutine tue les opposants et les journalistes qui le critiquent. Ou il les envoie en colonie pénitentiaire. Ce n’est pas vraiment ce qu’a fait Orban qui n’a même pas truqué les élections…

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