C’est un soutien très embarrassant et qui en dit long sur la complaisance de la Maison-Blanche envers un pays européen tenté par l’autoritarisme et complaisant envers le Kremlin ; le vice-président américain JD Vance est arrivé en Hongrie mardi pour apporter le soutien de Donald Trump à son allié, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, avant la tenue dimanche d’élections législatives où les sondages le créditent d’un retard conséquent sur le chef de l’opposition.
Outre un entretien avec M. Orban, le vice-président américain a prévu de prononcer un discours consacré au « riche partenariat entre la Hongrie et les Etats-Unis », selon un communiqué de son équipe. Le conservateur de 41 ans, qui semble un peu marginalisé depuis le début de la guerre en Iran à laquelle il s’opposait, est, au sein de l’administration américaine, l’un des plus féroces critiques des gouvernements européens centristes et progressistes, et l’un des plus fervents partisans des formations de droite radicale en Europe. Sa visite marque une manifestation de soutien à Viktor Orban dans la dernière ligne droite avant les élections de dimanche prochain.
Le Premier ministre hongrois, au pouvoir depuis 16 ans et proche de Moscou, bénéficierait de l’aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de réélection. Son gouvernement a aussi transmis au Kremlin des informations obtenues dans le cadre de réunions ministérielles européennes consacrées à la guerre en Ukraine.
L’administration américaine prend désormais ouvertement et fortement position pour les dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques ainsi qu’avec son idéologie. Le secrétaire d’Etat Marco Rubio s’était lui aussi rendu mi-février à Budapest, où il a souhaité le « succès » de son allié hongrois. Viktor Orban est particulièrement proche du gouvernement américain, notamment en raison de sa politique anti-immigrants. Il s’est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride.
JD Vance a déclaré mardi vouloir « envoyer un signal » à Bruxelles, dénonçant ingérence et désinformation de la part de l’Union européenne. « Je voulais vraiment envoyer un signal à tout le monde, en particulier aux bureaucrates de Bruxelles, qui ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour maintenir le peuple hongrois sous pression parce qu’ils n’aiment pas le dirigeant qui, lui, s’est réellement levé pour défendre le peuple de Hongrie », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec M. Orban. « Je ne dirai pas aux Hongrois comment voter », a-t-il ajouté.
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5 réponses
Un test grandeur nature début 2026
Quelle sera l’importance lors de ce scrutin de l’effet repoussoir du soutien par le gouvernement américain actuel, dans le contexte guerrier mondial dont il est partie prenante, du dirigeant d’une nation d’europe centrale anciennement membre du Pacte de Varsovie ?
Y aura t’il ou pas un phénomène de rejet ?
Ce soutien officiel répété sera t’il suivi d’effets bénéfiques ou bien contre productif?
Comment mesurer et quantifier cette importance ?
Un travail intéressant pour les chercheurs en sciences politiques et …les diplomates qui s’intéressent encore à leurs métiers !
Outre l’usure du pouvoir, il semble y avoir une mauvaise gestion du pays. Mais sera-ce mieux avec Magyar, qui promet de grandes dépenses publiques? Une défaire d’Orban serait surtout interprétée comme une victoire de la bruxellocratie. Sur la partie en gras, quelles sont les sources d’Y. Bourdillon?
Celui qui ecrit les discours de Vance est un curieux provocateur. Principalement on l’entendait dire que ce qui differenciait Orban de ses voisins europeens etait sa brillante politique energetique! L’Amerique aurait de la peine à juger, se dit on : elle beneficie certes d’un prix de l’énergie relativement bas depuis la crise mais pour la prinicpale raison que son gaz excedentaire ne peut pas s’exporter facilement (limite du Henry Hub) de sorte qu’il innonde le marché local… Trump qui ne s’encombre pas davantage de subtilité essayait de faire passer la crise du détroit d’Hormuz comme problème Européen – certes réel pour le LNG mais moins pour le pétrole dont les USA sont gros producteurs mais dont les prix US suivent le niveau mondial, marché mondial oblige. Cependant ce qui caractérise vraiment la politique ORBAN ce sont les dérogations négociées à l’embargo sur l’import de gaz et petrole russe. La vraie question restant sans doute de savoir a quel point l’embargo freine davantage la Russie que l’Europe? Et l’Europe n’est pas un seul pays…
Viktor Orban s’est récemment opposé à ce que la France, qui rencontre les difficultés budgétaires que l’on sait tous, s’endette de plusieurs milliards supplémentaires pour le gaspiller une fois de plus à l’étranger.
Il a, rien que pour cela, mon plein et entier soutien, même si je ne me fais guère d’illusions sur le résultat probable du scrutin.
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Un test grandeur nature début 2026
Quelle sera l’importance lors de ce scrutin de l’effet repoussoir du soutien par le gouvernement américain actuel, dans le contexte guerrier mondial dont il est partie prenante, du dirigeant d’une nation d’europe centrale anciennement membre du Pacte de Varsovie ?
Y aura t’il ou pas un phénomène de rejet ?
Ce soutien officiel répété sera t’il suivi d’effets bénéfiques ou bien contre productif?
Comment mesurer et quantifier cette importance ?
Un travail intéressant pour les chercheurs en sciences politiques et …les diplomates qui s’intéressent encore à leurs métiers !
Outre l’usure du pouvoir, il semble y avoir une mauvaise gestion du pays. Mais sera-ce mieux avec Magyar, qui promet de grandes dépenses publiques? Une défaire d’Orban serait surtout interprétée comme une victoire de la bruxellocratie. Sur la partie en gras, quelles sont les sources d’Y. Bourdillon?
Celui qui ecrit les discours de Vance est un curieux provocateur. Principalement on l’entendait dire que ce qui differenciait Orban de ses voisins europeens etait sa brillante politique energetique! L’Amerique aurait de la peine à juger, se dit on : elle beneficie certes d’un prix de l’énergie relativement bas depuis la crise mais pour la prinicpale raison que son gaz excedentaire ne peut pas s’exporter facilement (limite du Henry Hub) de sorte qu’il innonde le marché local… Trump qui ne s’encombre pas davantage de subtilité essayait de faire passer la crise du détroit d’Hormuz comme problème Européen – certes réel pour le LNG mais moins pour le pétrole dont les USA sont gros producteurs mais dont les prix US suivent le niveau mondial, marché mondial oblige. Cependant ce qui caractérise vraiment la politique ORBAN ce sont les dérogations négociées à l’embargo sur l’import de gaz et petrole russe. La vraie question restant sans doute de savoir a quel point l’embargo freine davantage la Russie que l’Europe? Et l’Europe n’est pas un seul pays…
Les Hongrois, je l’espère, vont voter en conséquence et mettre Orban à la porte, c’est ce qui leur arriverait de mieux.
Viktor Orban s’est récemment opposé à ce que la France, qui rencontre les difficultés budgétaires que l’on sait tous, s’endette de plusieurs milliards supplémentaires pour le gaspiller une fois de plus à l’étranger.
Il a, rien que pour cela, mon plein et entier soutien, même si je ne me fais guère d’illusions sur le résultat probable du scrutin.