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lundi 11 mai 2026

Elections municipales en Allemagne : l’AfD triple son score en Rhénanie-du-Nord-Westphalie

Temps de lecture : < 1 minute

Le parti d’extrême droite allemand AfD a triplé son score aux élections municipales dans le Land industriel de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dimanche, à 14,5 % contre 5 % lors des législatives de février dans ce fief du SPD. Ce qui intensifie la pression sur le gouvernement du chancelier Friedrich Merz pour qu’il relance la croissance, fasse passer des réformes et durcisse la politique en matière d’immigration, au cœur des préoccupations des électeurs de l’AfD. Le programme de la coalition comprend des changements controversés en matière de protection sociale et la mise en place d’un fonds d’infrastructures de 500 milliards d’euros (590 milliards de dollars) pour soutenir l’économie en difficulté.

L’immigration est clairement un sujet grave pour les électeurs

Lors du premier test électoral pour le nouveau gouvernement, les chrétiens-démocrates de Merz sont restés la force politique la plus importante dans l’État, tout en perdant 1 point pour atteindre 33,3 %. Les sociaux-démocrates, qui co-dirigent le gouvernement et qui considéraient autrefois cet État fortement industrialisé comme leur bastion, ont perdu 2,2 points pour atteindre 22,1 %. Les Verts ont accusé un recul très marqué.

Si la poussée de l’AfD s’explique dans le cœur industriel, la « Rust Belt » du pays, par des inquiétudes pour l’emploi dans ce secteur d’activité, en première ligne face à la concurrence de la Chine, les droits de douanes de Donald Trump, les fermetures de mines de charbon, ou les dégâts occasionnés par la transition écologique, l’immigration est clairement un sujet grave pour les électeurs. Ce qu’illustre la manifestation gigantesque à Londres, ce week-end. A l’appel d’un trublion d’extrême droite, ancien cadre de l’English Defence League, près de 150.000 personnes ont défilé dans la capitale en brandissant des drapeaux anglais et aux cris de « Je veux retrouver mon pays ».

 

Illustration de couverture©Freepik

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5 réponses

  1. Et qu’est-ce qu’on attend, nous aussi, pour faire comme nos voisins anglais à brandir des drapeaux français, n’en déplaise à la gauchardise boboïste donneurs de leçons à pendre haut et court en urgence, en scandant le slogan « Je veux retrouver mon pays » ?

    1. Le sens national n’a jamais été le point fort de la bourgeoisie française, c’était d’ailleurs le constat d’échec de De Gaulle face à Debré quand il s’était fait flinguer par son propre camp politique en 1969, la droite française étant celle des petits notables de province attachés à leurs rentes de situation. Et les bourgeois se trahissent aussi très bien entre eux, sous l’occupation, c’était les médecins, les avocats et les commerçants qui se dénonçaient le plus entre eux…

  2. Pourquoi toujours écrire « extrême-droite » pour essayer de salir l’idée qu’être à droite est mauvais? Un supporter de Charlie Kirk est-il un nazi? Il faut remettre enfin les mots dans leur sens et appeler un nazi un gauchiste de l’extrême puisque c’est la traduction exacte. Le rôle du journaliste devrait dire la vérité mais Ponce Pilate se posait déjà la question.

  3. L’arrivée de la masse de migrants a eu pour effet d’aligner les loyers allemands sur les loyers français, ce qui est socialement insupportable pour les Allemands à qui Shroeder avait imposé des emplois 1/2 Smic…

    (et c’est bien pour ça que les partisans de réformes schroeder en France sont généralement des retraités hors sol ou bien des patrons irresponsables comptant sur le social pour rémunérer le travail à leur place)

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