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lundi 19 octobre 2026

Emeutes urbaines : les casseurs à la casse

Temps de lecture : 4 minutes

Avant le 17 octobre, mais après des semaines de mobilisation déjà violente des lycées, on comptait déjà 8 000 gardes à vue et des dizaines de millions de dégâts. Les manifestations du samedi 17 octobre ont amplifié le mouvement de manière considérable : 2 400 personnes auraient été interpellées et 1000 policiers et gendarmes blessés. Partis et associations diverses avaient appelé à revendiquer contre la vie chère et se sont mêlés aux lycéens et à d’anciens gilets jaunes nostalgiques. Des rassemblements non autorisés et un nombre significatif de petits groupes d’ultra gauche ont semé le chaos. Ces meneurs ont entrainé tous les profiteurs et les excités à jeter sur les policiers des projectiles de toutes sortes, pierres et pavés, mobilier urbain, vélos électriques, barrières… Ils ont brulé les voitures et détruit les magasins pour les piller avec la foule… Ils ont mis le feu à des bâtiments publics et empêché les secours incendie de s’en approcher… Une furie inimaginable !

A force de fomenter la révolution et les luttes dites « intersectionnelles », LFI en a favorisé l’avènement. Le 17 octobre, Jean-Luc Mélenchon aurait, depuis le cortège, renvoyé, sur X, la responsabilité des débordements aux pouvoirs publics : « l’affrontement semble être le but de cette stratégie de maintien de l’ordre. Lamentable », et en accusant le préfet de police d’avoir « organisé le désordre » ! Un peu plus tard, maître du double langage, il lançait un appel au calme : « ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage ». Mais nous savons tous que la violence est l’expression de sa révolution, même et peut-être surtout quand il la déguise ou la renie. Il propage le chaos en espérant en tirer profit.

Un Etat à l’abandon

Face au chaos, Sébastien Lecornu clamait en vain ce samedi : « Nous ne nous laisserons pas intimider »,  « Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos, qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions». Pour sa part, Emmanuel Macron affirmait samedi soir sur son compte X : « Aucune place pour la violence dans notre République. » Et pourtant il avait reproché aux policiers leur manque d’empathie et leur avait reproché l’emploi d’armes de défense ! Les émeutiers n’ont cessé de crier leur haine des flics et de la France ! Ils ont cassé partout, partout guidés par l’ultragauche radicale a fustigé Laurent Nuniez non sans raison. Dimanche 18 octobre au 20h. le Président de la République répétait que l’Etat serait intraitable avec les émeutiers. Il l’avait déjà dit après les émeutes du 31 mai au soir suivant le match de la finale de la ligue des Champions. Mais les casseurs sont encore là !

Quoi qu’en dise le gouvernement, la violence, inadmissible, est aussi le fruit d’un désarroi des ménages face à l’augmentation des prix. L’inflation a atteint 3,1 % sur un an en septembre 2026 et le pouvoir d’achat des ménages reculerait de – 0,4 % en 2026 selon la Banque de France. Le PIB moyen par habitant des Français s’est ancré désormais en dessous de la moyenne européenne. Mais surtout, les Français ont l’impression que le gouvernement, à vau-l’eau, n’a plus de gouvernail.

Le Président de la République, dont les rodomontades ont cessé de faire de l’effet, inaugure désormais les chrysanthèmes. Il a tout fait à l’envers en déresponsabilisant les Français (suppression des cotisations chômage, de la taxe d’habitation…), en renonçant à réduire les dépenses publiques, en favorisant la hausse des prix de l’énergie par des subventions mal contrôlées aux énergies renouvelables et en fermant Fessenheim… Il a amplifié notre Etat social au détriment d’un Etat régalien aujourd’hui fort dépourvu. Il a partout cédé à la facilité, à la démagogie. Il a laissé l’école s’enfoncer dans sa médiocrité. Il a augmenté un peu les moyens de la justice sans lui donner la direction de fermeté qu’exige la situation. Il a encore embauché des agents publics (+ 170 000) plutôt que d’exiger une réorganisation de la fonction publique pour la rendre plus efficiente au temps de l’IA. Il a continué de multiplier les normes, les réglementations et les taxes qui pourrissent la vie des Français…

Rétablir l’Etat de droit

A court terme, il est urgent de rétablir l’Etat de droit, c’est-à-dire une situation dans laquelle nul ne puisse attenter aux biens et droits des autres sans en être redevable et, le cas échéant, dument sanctionné. Selon l’article R211-13 du Code de la sécurité intérieure, « L’emploi de la force par les représentants de la force publique n’est possible que si les circonstances le rendent absolument nécessaire au maintien de l’ordre public dans les conditions définies par l’article L. 211-9. La force déployée doit être proportionnée au trouble à faire cesser et son emploi doit prendre fin lorsque celui-ci a cessé ». Mais face à des manifestations de l’ampleur et la violence de celles du 17 octobre, l’usage des armes à feu ne devrait-il pas être envisagé après simple sommation. Peut-on laisser des bandes armées -car elles le sont- détruire des bâtiments privés et publics, piller, brûler, assaillir les forces de l’ordre… en s’inquiétant de ne pas les blesser ?

Ensuite, quand les forces de sécurité ainsi phagocytées dans leur travail parviennent nénamoins à arrêter ces fous-furieux, il faut pouvoir les punir très sévèrement et sans délai, y compris en mettant à leur charge financière les dégâts causés. Il faut les mettre à l’écart de la société pendant un bon moment.

A ces différents égards, il faut revoir les textes applicables, prévoir des peines minimales et construire de vraies prisons.

Redonner de l’espérance

Mais il faut surtout faire évoluer les mentalités. Il faut consacrer tous nos efforts à l’éducation, mère de notre avenir, autant qu’à la sécurité et à la justice sans lesquelles il n’y a pas de liberté réelle. Ce qui exigera des efforts très significatifs de baisse des dépenses sociales, et c’est  possible. En libérant les forces économiques de trop de normes et d’impôts, la croissance repartirait. En redonnant à chacun la maîtrise de sa vie, et donc la responsabilité de soi-même, chacun en retrouverait le goût et l’envie, loin du chaos que nous promet LFI comme seul horizon.

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