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samedi 6 décembre 2025

Energies renouvelables : une utopie qui va nous coûter très cher

Temps de lecture : 2 minutes

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Samuel Furfari est ingénieur. Il a travaillé pendant 36 ans à la direction de l’énergie de la Commission européenne. Son dernier livre – Energie, mensonges d’Etat – est un pavé dans la mare du politiquement correct. Chiffres et statistiques à l’appui, il montre comment, depuis plus d’une décennie, sous l’influence allemande et écologiste, les dirigeants politiques ont fait le choix du passage forcé aux énergies renouvelables, planifiant la fin des énergies fossiles d’ici 2050. Choix paradoxal sur un continent, l’Europe, qui s’est justement construite grâce à l’énergie et à l’industrie : la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) a été fondée en 1951. Ensuite, rappelle Furfari, en 1957, « le traité de Rome dit que l’objectif est d’apporter aux pays membres une énergie abondante et bon marché ». C’est ce qui s’est passé grâce au charbon d’abord puis avec le nucléaire (traité Euratom). A l’époque, l’Europe voyait juste. C’est par la suite que les choses dégénèrent. La peur climatique et le mythe des énergies renouvelables se sont emparés de Bruxelles.

La Commission s’est mise sous influence quasi exclusive des Verts et de l’Allemagne, puis du traité de Paris en 2015. L’auteur l’écrit et il a raison : « Angela Merkel aura été la plus mauvaise nouvelle énergétique de l’Europe. En 2006, à peine élue, elle impose au tout jeune marché européen de l’électricité – créé en 2002 – de surpayer les énergies renouvelables, qui sont les plus chères et les moins efficaces. » En 2011, après Fukushima, Angela Merkel abandonne le nucléaire et passe ensuite avec la Russie le fameux accord de distribution du gaz via le pipeline Nord Stream. L’hystérie autour du réchauffement climatique et les rapports du GIEC donnent le coup de grâce aux ressources fossiles. On distribue des centaines de milliards d’euros pour les renouvelables alors que, jamais, l’Union européenne ne pourra sécuriser son approvisionnement en énergie par le soleil et le vent. À moins de choisir la décroissance. En ce qui concerne le climat, l’auteur se considère comme « agnostique ». Il se méfie des prédictions. Et il est sûr que nous sommes en train de nous suicider alors que le reste du monde continue à investir dans les ressources fossiles. Son livre devrait être distribué à la Commission et à tous les politiques qui ne rêvent que d’éoliennes et de panneaux solaires.

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