Lors d’une conférence de presse, Guillaume Prévost, nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, a posé une question pour le moins provocatrice : « Les enseignants pourraient faire du yoga et pas une prière ? ». Il a rappelé que l’enseignement catholique n’était pas laïque (voulait-il dire probablement : pas neutre religieusement) et qu’il porte « un projet singulier qui s’inscrit dans la tradition de l’Évangile et du regard du Christ sur chaque personne ». Les parents sont parfaitement libres d’y inscrire leurs enfants.
Pour Aude Lorriaux, journaliste chez 20 minutes et « spécialiste de l’étude des discriminations et des luttes féministes », les propos de M. Prévost enfreignent le code de l’éducation. Ce dernier énonce, dans des termes vagues, que les établissements privés sous contrat sont tenus de transmettre un enseignement « dans le respect total de la liberté de conscience ». Historiquement, l’idée d’un code de l’éducation a été pour la première fois énoncée par Lionel Jospin, socialiste ayant aggravé les dysfonctionnements du système éducatif, notamment à travers sa loi de 1989. Le projet est clair : l’éducation (et non l’instruction) est conçue comme un « service public » dont la mission première n’est pas de transmettre des savoirs fondamentaux, mais « de faire partager aux élèves les valeurs de la République ».
La polémique n’a pas tardé : syndicats, responsables politiques et même le ministère de l’Éducation nationale ont jugé bon de recadrer le débat en rappelant les limites fixées par la loi. Mais le débat cache un problème plus profond : la prétention de certains fonctionnaires, syndicalistes ou politiciens à dicter le contenu de l’enseignement sans avoir ni la légitimité pédagogique, ni l’autorité morale pour le faire. Ces attaques contre l’enseignement catholique tirent leurs racines de l’idéologie laïcarde, qui confond neutralité et hostilité au religieux, tout en étouffant la diversité éducative.
Il convient de rappeler que l’enseignement catholique sous contrat s’inscrit dans un cadre clair : il applique les programmes de l’Éducation nationale tout en conservant son « caractère propre ». Ce compromis, issu de la loi Debré, permet à des millions de familles de choisir une éducation conforme à leurs convictions. Pourtant, à la moindre pratique jugée déviante, certains s’érigent en gardiens d’une orthodoxie laïque qui va bien au-delà des dispositions législatives. Ce réflexe traduit un travers typiquement français : un système scolaire trop centralisé, dominé par une administration et ses relais syndicaux qui se mêlent de tout, jusqu’au contenu d’une prière matinale. Pendant ce temps, les vrais problèmes de l’école – effondrement du niveau scolaire, violences, difficultés de recrutement – continuent de s’aggraver.
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4 réponses
Il est utile d’avoir un enseignement privé, ne serait que que pour l’émulation qu’il représente par rapport à l’enseignement public. Une situation de monopole n’est pratiquement jamais porteuse de progrès et lorsqu’elle est pilotée par l’État, c’est encore pire.
Le niveau de l’EN est devenu tellement catastrophique (et ça commence aussi à contaminer le privé) que la meilleure solution est pour ceux qui le peuvent faire l’IF (l’instruction en Famille). Les plus aisés envoient leurs enfants étudier à l’étranger dès le collège
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4 réponses
Il est utile d’avoir un enseignement privé, ne serait que que pour l’émulation qu’il représente par rapport à l’enseignement public. Une situation de monopole n’est pratiquement jamais porteuse de progrès et lorsqu’elle est pilotée par l’État, c’est encore pire.
Ils ne veulent pas d’une jeunesse instruite qui serait trop difficile à manipuler
Ils sont beaucoup moins à cheval en ce qui concerne les écoles coraniques ….. ah mince c’est vrai que c’est leur futur électorat (qu’ils s’imaginent)
Le niveau de l’EN est devenu tellement catastrophique (et ça commence aussi à contaminer le privé) que la meilleure solution est pour ceux qui le peuvent faire l’IF (l’instruction en Famille). Les plus aisés envoient leurs enfants étudier à l’étranger dès le collège