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mercredi 8 juillet 2026

Finances publiques : des candidats centristes pusillanimes

Temps de lecture : 2 minutes

Qu’il s’agisse, à droite, d’Edouard Philippe ou, à gauche, de Gabriel Attal, les candidats centristes ne paraissent toujours pas avoir compris l’urgence de remédier à la profonde dégradation de nos finances publiques. Cela apparaît d’autant plus logique qu’ils sont eux aussi responsables de cette situation délabrée.

Ils ont été ministre et/ou Premier ministre de longues années durant ; comme leurs acolytes, ils ont échoué sur toute la ligne ; et aujourd’hui, ils sont candidats à l’élection présidentielle en jouant les vierges effarouchées. Vous les avez reconnus : ce sont les duettistes du centre droit et du centre gauche, nous avons nommé Gabriel Attal et Edouard Philippe.

Après avoir contribué à creuser les déficits et la dette publique, après avoir oublié de baisser de manière globale les impôts, ils découvrent maintenant qu’il y aurait peut-être un problème de finances publiques. Mais que proposent-ils ?

Dans un entretien récemment donné (Le Parisien, 3 juillet 2026), Gabriel Attal se donne sans rire pour objectif de ramener à 0 % du PIB le déficit en… 2037, soit au terme de ses deux quinquennats ! Entre-temps, les 3 % de déficit seraient atteints en 2032, au terme du premier mandat. Le fait que cette dernière date ne soit pas conforme à la trajectoire actuelle prévue, soit 3 % en 2029, ne lui pose aucun problème. S’il est donc très ambitieux pour lui-même, l’ancien Premier ministre l’est beaucoup moins pour le pays…

Il en est de même de son objectif de réduction du nombre des fonctionnaires, soit un plan de départs volontaires limité à 100.000 postes, à comparer aux plus de 5,8 millions de fonctionnaires que comptait la France fin 2024 ! La cure d’amaigrissement ne toucherait d’ailleurs pas l’Education nationale en dépit de la baisse continue du nombre des élèves due à la pyramide des âges, mais mieux vaut ne pas se mettre à dos le Mammouth et surtout ses électeurs…

Du côté de Edouard Philippe, ce n’est guère mieux ou peu s’en faut. Dans un entretien (Les Echos, 30 juin 2026), il a affirmé que son objectif était de voir le déficit limité à 2 % en 2032, à la fin donc du quinquennat. « Ce que je proposerai sera massif », avait-il pourtant déclaré il y a deux ans lorsqu’il s’était déjà déclaré candidat. Nous ne devons pas avoir la même définition du terme…

Comment expliquer la pusillanimité des deux candidats centristes ? Sous couvert de prétendu réalisme, il est manifeste qu’ils n’ont pas compris, ou qu’ils ne veulent pas comprendre pour des raisons électoralistes, l’ampleur de nos difficultés budgétaires. Mais au-delà des considérations tactiques, c’est leur « logiciel » étatiste qui est gravement défaillant.

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9 réponses

  1. Ne nous leurrons pas le slogan on rase gratis restera en tête de gondole pour 2027 sur tout l échiquier politique tout simplement parce que nos irresponsables franchouillards en redemandent sans cesse
    Le deficit et la dette resteront des sujets périphériques avec de grosses louches de langue de bois comme notre PR lors de la campagne de 2017
    Les changements ne viendront pas de l intérieur

  2. « les candidats centristes ne paraissent toujours pas avoir compris l’urgence de remédier à la profonde dégradation de nos finances publiques. » Les élus locaux de Droite ne font pas mieux. C’est une culture Républicaine et comme les structures et le personnel public les retraites de ces services y compris puisque leur employeur l’Etat n’a rien cotisé, a atteint un tel niveau que toute économie devient impossible même mes festivals et autres fêtes qui coûtent fortune ne peuvent êtres supprimé faute en raison des services dédiés à temps plein qui sont eux aussi de plus en plus nombreux et grassement payés. Faire des efforts n’est plus dans la culture Républicaine, et tant que les salaires des privés ne sera pas négatif les choses seront que pires.

  3. Il ne faut rien attendre de ces marionnettes macronistes qui ont pris toute leur part de la dégringolade du pays. Leurs fait d’armes sont pour l’un d’avoir réduit la vitesse maximale autorisée sur les routes de 10km/h et pour l’autre d’avoir péroré sur des bottes de paille…. Ils sont candidats… Pauvre France !

  4. Ils ont certainement compris l’importance de la dette, ils ont tous deux bien contribué à la faire grandir. Mais ils savent qu’ils ne pourront pas y faire grand-chose et surtout que parler de « sang et de larmes financiers » ne leur rapportera pas beaucoup de voix. Surtout ne pas toucher trop fort aux problèmes de fond, mêmes critiques, ce n’est pas porteur électoralement.

  5. Tous les deux ont déjà été vus à l’ouvrage, ce sont, passez-moi l’expression, des « couilles molles » qui se préoccupent d’abord d’eux-mêmes, leur petite carrière et bien sûr pas à quelque chose qui nous dépasse tous, la France et l’intérêt supérieur du pays ! Bref deux « politichiens » comme disait le Général DE GAULLE et certainement pas des Hommes d’Etat !

  6. Les deux faces d’une même pièce qui ont contribué à accélérer la ruine du pays. Incapables de faire quoique ce soit quand ils etaient au gouvernement, ils auraient depuis, trouvé une baguette magique pour régler les problèmes qu’ils ont contribué à créer ? Ils ne feraient que poursuivre la destruction accélérée par Dictator 1er

  7. Regardez la vidéo ou Macron promettait à la TV, devant tout le monde, d’économiser 60 milliards € par an, vous avez bien lu, et envoyez promener tous ces politicards aux promesses bidons, mensonges bien plus graves que le prix des assistants parlementaires de MLP.

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