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vendredi 16 janvier 2026

Édouard Philippe ou le néant intersidéral

Temps de lecture : < 1 minute

russie

Dans une interview du 19 janvier pour Le Parisien, Édouard Philippe s’est prononcé sur beaucoup de sujets : les retraites, la dette, la proportionnelle, « le cas » Retailleau, les relations franco-algériennes, l’investiture de Trump, sa relation avec Macron, ses ambitions…

Le lecteur ne retiendra que quelques slogans et déclarations approximatives. Sur le thème des retraites, Édouard Philippe insiste sur l’importance de « l’esprit de responsabilité » (ce n’est pourtant pas le premier mot qui nous vient à l’esprit quand on pense à un système collectivisé) et de « l’équilibre financier », sans dire un mot sur la capitalisation. Sur la dette et les déficits, il défend des décisions qui ne sont pas toujours populaires et qui ne sont que des réformettes, telles que la baisse des APL et des emplois aidés. Un peu plus loin dans l’interview, il se réjouit du prochain « congrès interrégional » de son parti Horizons, sans évoquer la moindre proposition concrète pour réformer le pays (il suffit de naviguer sur son site-web pour se rendre compte qu’il n’y en a pas vraiment). Heureusement que les journalistes sont là pour remonter le niveau : nous apprenons qu’Édouard Philippe a les cheveux qui… repoussent – voilà qui est intéressant – mais qu’en est-il des idées ?

Chef du gouvernement pendant trois ans, son bilan n’est pas particulièrement reluisant sur le plan des libertés individuelles ou des finances publiques mais, comme la quasi totalité des politiciens français, il ne semble éprouver aucune gêne particulière dans le fait de se présenter… à la prochaine présidentielle de 2027. Bien qu’il ait toujours la sympathie des journalistes, Édouard Philippe incarne probablement ce qui mine la vie politique française : une colonne vertébrale idéologique inexistante, une grande proximité avec le pouvoir technocratique et une bonne dose d’opportunisme.

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13 réponses

  1. Ne jamais oublier : c’est l’homme des 80 km heure ! c’est aussi celui qui préfère aller à la fête de l’huma plutôt que de se joindre à un e fête dite de droite !

  2. Mais que lui demande-t-on encore, à celui-là ?
    et se présenter à la prochaine présidentielle, pourquoi pas ?
    n’y a-t-il pas un condamné (en un seul mot) qui veut se représenter à Levallois-Perret ?

  3. Notre Monsieur 80 km/h qui s’est lâchement débiné en pleine crise sanitaire risque effectivement bien de ralentir encore notre pays.
    C’est une fausse valeur qui se prévaut des succès de son prédécesseur au Havre, ville qui mérite assurément mieux que cet âne bâté.

  4. Ce n’est pas étonnant, c’est le même profil que son mentor alain Jupé. On soigne les apparences pour masquer le vide de la pensée et l’absence de colonne vertébrale.

  5. En France, tant qu’on ne modifiera pas la structure du pouvoir avec un président élu au suffrage universel, pour adopter une sixième république avec un exécutif collectif sans président ayant tout pouvoir, rien ne changera chez ces politiciens qui rêvent tous de devenir le monarque et sont absolument capables de tout pour tenter d’y parvenir, surtout en oubliant totalement qu’ils sont élus pour servir le bien public et pas leur intérêt personnel; ils sont au service du peuple, mais ils ont réussi à renverser cette cardinale et première exigence pour qu’une démocratie existe

    1. Je suis tout à fait d’accord. Le problème de la cinquième république, ce n’est pas seulement le pouvoir, mais la façon dont il est individualisé et mythifié.
      L’élection au suffrage universel crée cette figure de l' »élu », du « chef providentiel » – une sorte de monarque ou de dieu en qui il faut croire. Ce culte de la personnalité affaiblit la démocratie en remplaçant la primauté des lois et des institutions collectives par la seule volonté d’un homme.
      Passer à une sixième république avec un exécutif collégial est crucial, non seulement pour répartir les pouvoirs, mais surtout pour démystifier la fonction exécutive et la ramener à ce qu’elle devrait être : un service public géré par une équipe, et non une quête de monarchie personnelle.

  6. Le seul fait d’armes de ce triste personnage dont je me souvienne, c’est la réduction de la vitesse à 80 km/h, mais surtout le fait qu’il l’ait généralisée avant que paraisse le résultat de l’expérimentation. Ce rapport montrait une hausse des accidents (due à la baisse de vigilance engendrée par cette allure d’escargot sur les belles lignes droites campagnardes). Il a donc généralisé sa mesure en savant pertinemment que c’était un échec ! Et en « laissant le soin aux collectivités de revenir aux 90 km/h à leurs risques et périls ». Et je ne parle pas du coût du changement des panneaux, certainement compensée par la hausse des amendes.
    Personnage obséquieux, mielleux (je revois la tape sur la joue que lui a donnée Macron à sa réélection, qui sous-entendait : petit chien-chien) Imbuvable !

  7. S’il était encore en vie, Sénèque aurait pu refaire sa citation en écoutant E. Philippe : « …Plus de son que de sens… ».

  8. Ne faut-il pas craindre que des pointures comme celle là ne soient capables de nous présenter comme programme ( pour les présidentielles) que celui des cinéma de sa ville.
    Triste France , il est vrai néanmoins que tout le monde n’a pas le pouvoir de SAMSON

  9. Adoubé par les maîtres du Nouvel Ordre Mondial, il devrait être élu sans difficulté, comme l’a été en son temps l’inconnu Macron soutenu par la toute la presse stipendiée, surtout s’il a en face de lui Marine Le Pen, la machine à perdre de la droite.

  10. Philippe me fait penser à Jacques Brel dans sa chanson  » Les bonbons 1968″, vous savez c’est là qu’il disait « J’écoute pousser mes cheveux ». Bref je plaisante mais l’individu ne me fait rire : les 80 km/h, l’abandon de ND des Landes (pourtant approuvé), son mépris pour les gilets jaunes, avant d’être recadré par Macron.
    Philippe, un énarque de plus dont nous pourrons sûrement nous passer lors de la prochaine présidentielle.

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