Le 15 avril prochain, au Palais Bourbon, une question rarement posée en France (en dehors de Contrepoints, évidemment !) sera mise sur la table, dans une conférence exceptionnelle autour de David Friedman : « faut-il choisir la liberté économique ? ».
Et pour cause. Dans notre débat public, la liberté économique est moins discutée qu’écartée. Elle est suspecte. Trop anglo-saxonne, trop théorique, trop radicale. Bref, pas assez « française ».
Pendant ce temps, la réalité est plus triviale. La France réglemente plus, dépense plus, encadre plus que la plupart de ses voisins — pour des résultats économiques qui, eux, peinent à suivre. Croissance molle, chômage structurel, difficulté à faire émerger des champions : le diagnostic est connu.
Mais ses causes restent, elles, largement évitées.
Car poser la question de la liberté économique, c’est toucher à un tabou : et si une partie du problème venait précisément de l’excès de règles, de normes, de dispositifs — bref, de cette volonté constante d’organiser l’économie depuis le sommet ?
Dans ce contexte, la venue de David Friedman est un évènement auquel vous convie l’IREF, coorganisé avec nos amis de Génération Libre.
Fils de Milton Friedman, David Friedman est un libertarien influent. Il partage le prisme utilitariste et la lecture économique de tous les phénomènes sociaux de son père, à l’heure où cette pensée reprend un regain d’intérêt aux Etats-Unis et dans les médias – dans une relative confusion qui tend à mêler tous les héritages libéraux et leurs écoles. Anarcho-capitaliste radical, il critique la légitimité de tous les domaines d’intervention de l’État en raison de leur inefficacité. En cela, il se distingue évidemment du libéralisme que nous défendons à l’IREF
C’est précisément ce qui rend intéressante cette rencontre pour stimuler la réflexion !
Et pour le débat français, dans lequel la liberté économique est souvent jugée avant même d’être examinée.
Le débat organisé par l’IREF et Génération Libre, avec le député Guillaume Kasbarian a un mérite essentiel : rouvrir une question que la France préfère éviter, au cœur du pouvoir politique !
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