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lundi 14 septembre 2026

Grève à EDF pour la défense des privilèges indus

Temps de lecture : 2 minutes

Ce mardi 15 septembre 2026, l’intersyndicale des industries électriques et gazières (IEG) appelle les salariés d’EDF, Enedis, RTE, Engie et autres sociétés locales de distribution à la grève pour défendre leur statut. A l’origine de ce mouvement, le document de la Cour des comptes paru cet été qui dénonce, comme nous l’avons rapporté, les rémunérations et avantages du personnel d’EDF, totalement déconnectés des performances de l’entreprise.

Ce qui choque le plus les Français, c’est d’une part le coût exorbitant des retraites (en partie financé par la Contribution tarifaire d’acheminement qu’ils paient) et d’autre part, l’avantage en nature qui permet aux salariés et retraités de payer leur énergie à un tarif représentant moins de 2% de celui appliqué au consommateur lambda.

La Cour des comptes plaide pour que ce tarif, qui n’a pas évolué depuis 1951, soit revalorisé. Les syndicats s’y opposent évidemment. Apparemment, ils sont prêts à aller jusqu’à des baisses de charges de production, voire des coupures (illégales), ce qui contraindrait EDF à acheter de l’électricité sur le marché à prix fort. Ce serait donc les consommateurs, voire les contribuables, qui en feraient les frais.

Encore et toujours ! N’oublions pas que cet avantage en nature leur coûte déjà énormément d’argent. En 2024, rien que pour EDF, la charge est estimée à plus de 700 millions d’euros (M€), à laquelle il convient d’ajouter près de 4 milliards d’euros (Md€) de passif social pour en faire profiter les retraités. Le manque à gagner pour l’État en termes de charges salariales et d’impôts est estimé à 250 M€.

Alors qu’EDF a les plus grandes difficultés à investir, alors que les consommateurs paient leur électricité toujours plus cher, alors que les comptes de l’État et de la Sécurité sociale sont dans une situation déplorable, maintenir cet avantage est un scandale.

Il est d’autant plus injustifiable qu’il contribue à ce que les agents et retraités d’EDF consomment en moyenne deux fois plus d’énergie que le reste de la population française à qui on rebat les oreilles du slogan « L’énergie est notre avenir, économisons-la ».

La gestion d’EDF par l’État a été particulièrement erratique ces dernières années. Mais l’entreprise a surtout été malmenée par les communistes et son bras armé syndical depuis 1946. La CGT a commencé à régresser – elle a perdu près de 4 points aux élections professionnelles de 2023, laissant la première place qu’elle occupait depuis la Libération. S’attaquer au statut, à commencer par les avantages en nature, contribuerait à la libérer de l’emprise communiste. Et bénéficierait à tous les Français.

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