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vendredi 9 octobre 2026

Grève à EDF pour la défense des privilèges indus

Temps de lecture : 2 minutes

Ce mardi 15 septembre 2026, l’intersyndicale des industries électriques et gazières (IEG) appelle les salariés d’EDF, Enedis, RTE, Engie et autres sociétés locales de distribution à la grève pour défendre leur statut. A l’origine de ce mouvement, le document de la Cour des comptes paru cet été qui dénonce, comme nous l’avons rapporté, les rémunérations et avantages du personnel d’EDF, totalement déconnectés des performances de l’entreprise.

Ce qui choque le plus les Français, c’est d’une part le coût exorbitant des retraites (en partie financé par la Contribution tarifaire d’acheminement qu’ils paient) et d’autre part, l’avantage en nature qui permet aux salariés et retraités de payer leur énergie à un tarif représentant moins de 2% de celui appliqué au consommateur lambda.

La Cour des comptes plaide pour que ce tarif, qui n’a pas évolué depuis 1951, soit revalorisé. Les syndicats s’y opposent évidemment. Apparemment, ils sont prêts à aller jusqu’à des baisses de charges de production, voire des coupures (illégales), ce qui contraindrait EDF à acheter de l’électricité sur le marché à prix fort. Ce serait donc les consommateurs, voire les contribuables, qui en feraient les frais.

Encore et toujours ! N’oublions pas que cet avantage en nature leur coûte déjà énormément d’argent. En 2024, rien que pour EDF, la charge est estimée à plus de 700 millions d’euros (M€), à laquelle il convient d’ajouter près de 4 milliards d’euros (Md€) de passif social pour en faire profiter les retraités. Le manque à gagner pour l’État en termes de charges salariales et d’impôts est estimé à 250 M€.

Alors qu’EDF a les plus grandes difficultés à investir, alors que les consommateurs paient leur électricité toujours plus cher, alors que les comptes de l’État et de la Sécurité sociale sont dans une situation déplorable, maintenir cet avantage est un scandale.

Il est d’autant plus injustifiable qu’il contribue à ce que les agents et retraités d’EDF consomment en moyenne deux fois plus d’énergie que le reste de la population française à qui on rebat les oreilles du slogan « L’énergie est notre avenir, économisons-la ».

La gestion d’EDF par l’État a été particulièrement erratique ces dernières années. Mais l’entreprise a surtout été malmenée par les communistes et son bras armé syndical depuis 1946. La CGT a commencé à régresser – elle a perdu près de 4 points aux élections professionnelles de 2023, laissant la première place qu’elle occupait depuis la Libération. S’attaquer au statut, à commencer par les avantages en nature, contribuerait à la libérer de l’emprise communiste. Et bénéficierait à tous les Français.

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36 réponses

  1. Une certaine « classe ouvrière » défend becs et ongles et aux dépens des citoyens
    contribuables ses privilèges exorbitants !

    1. Et les politiques qui magouillent et s en mettent pleins les poches ont des privilèges autres qu ont edf et ça ne vous gêne pas ?? !

      1. Ben si mais ce n’est pas le sujet. Il faut faire cesser tous les privilèges exorbitants, où qu’ils soient. Ce n’est pas parce que les uns se gavent que les autres sont légitimes à le faire.

      2. Ben si mais ce n’est pas le sujet de cet article. Il faut faire cesser tous les privilèges exorbitants, où qu’ils soient. Ce n’est pas parce que les uns se gavent que les autres sont légitimes à le faire, si ?

  2. Cette gabegie existe depuis 80 ans et nos gaulois toujours friand d egalitarisme laisse perdurer sans aucune réaction mais elle existe aussi à la SNCF RATP…..
    En France l etatisme est une vache sacrée aussi bien à gauche qu à droite

  3. Un seul contrat de travail pour tous, la même feuille de paye avec salaire complet pour tous, le même système de retraite pour tous, pas de système de prime reconductible etc…
    Il paraitrait que l’état cherche en vain des simplifications?

  4. Ceci confirme ce qui est évident mais non reconnu par les théories sociales : le citoyen lambda (et ses représentants politiques) est en majorité un être égoïste dont l’intérêt personnel passe avant tout, quoi qu’il en coûte aux autres. À quelques exceptions près, il n’est naturellement généreux que quand c’est le voisin qui paye (ou l’État quand il ne comprend pas clairement d’où vient l’argent de l’État). La solidarité, c’est bien quand je reçois, mais quand je dois payer…

  5. Le tarif agent couterait 800 millions à EDF ! La belle affaire ! L’ARENH qui consistait à spoiler EDF d’un quart de sa production pendant 20 ans à fait perdre 60Mds € à l’entreprise. Et que dire de la renationalisation à 100% de l’entreprise : coût 10Mds € payés par les français et totalement inutile puisque l’état possédait déjà 83% du capital ! Bref on amuse la galerie avec des sujets sensibles parce que les français trouvent l’électricité trop cher. Ce serait bien aussi de leur expliquer pourquoi elle a tant augmenté ces dernières années, en particulier pour financer l’adaptation des réseaux électriques aux ENR dont la France n’a pas besoin mais qu’elle développe pour faire plaisir à Bruxelles et aux écolos !

    1. Nous avons dénoncé la nationalisation à 100% d’EDF tout comme l’Arenh. Vous trouverez aisément les différents articles sur notre site. Mais ce n’est pas le sujet du jour !

      1. Le tarif appliqué aux personnels des IEG prend sa source en 1946 lorsque, sortant de la guerre, l’Etat a décidé de nationaliser les sociétés privées de l’époque en accordant à l’ensemble des propriétaires concernés un privilège autant exhorbitant que celui que vous dénoncez. Je vous suggère de creuser le sujet. Si le prix n’a pas été revalorisé c’est qu’il etait un levier de négociation qui intéressait l’Etat. Quand au prix de l’électricité qui s’est envolé, ce n’est pas à cause des personnels des IEG mais en fait à l’ouverture du marché de l’électricité qui ne repose sur aucun des piliers habituels de l’économie de marché. Là aussi je vous suggère de creuser le sujet. Pour conclure, arrêtez de faire porter la responsabilité du fiasco des decisions politiques de nos dirigeants incompétents sur ceux qui avaient bâti un fleuron de l’industrie française. Fleuron que l’Europe aura bientôt fini d’exécuter, soutenu par nos voisins d’outre Rhin !!!

    1. L’avantage en nature est réintégré dans leur salaire, mais cela reste avantageux. Sinon pourquoi feraient-ils grève.

  6. Voilà encore les aigris et rapaces de la république qui claironnent.
    Taxons tous, les entrepreneurs qui vivent sur leur boîtes, les holding qui échappent à la fiscalité, les infirmières, les flics…
    Moi je propose de taxer les cons, avec ça on devrait redevenir riches…

  7. Ces mecs la sont un vrai scandale qui va être dur à éradiquer. On peut commencer avec des primes qui ne seront versées que si les objectifs sont atteints . Et continuer en publiant leurs feuilles de paye et en affichant leurs avantages en nature. Quant aux conditions de leur retraite et des avantages qui y demeurent attachés on peut stopper l’hémorragie en cessant pour toute nouvelle embauche. Enfin cerise sur le gâteau leurs primes , celles qui demeureraient , pourraient être versées sous forme d’action . Ces messieurs auraient alors à coeur de travailler dans LEUR entreprise.

  8. Le tarif agent n’est qu’un des avantages, ajoutez à cela les camps de vacances, le généreux CE , le logement, l’avantage sur les véhicules électriques (ristourne à l’achat), traffic des heures entre collègues (je te remplace sur mon jour de repos et je prends 2 fois plus + récupération) , magouille de postes en fin de carrière (vas-y que je te passe cadre …calcul sur les 6 derniers mois) , prime de salissure,frais de déplacement (selon le poste, si l’habitation est au delà de 5km d’un CNPE) prime en tout genre, intéressement indescent (pour une boite endettée) …ils n’ont pas 22% de charge. Et j’en passe…pour avoir travaillé en tant qu’externe, c’est la fête pendant que la plupart se sert la ceinture.

  9. Bonjour M.Carbon, voici un décodage factuel et un débouclage des arguments présentés, en distinguant ce qui est juridiquement/économiquement exact, ce qui est exagéré et ce qui relève de la mauvaise interprétation.
    1. Raccourci sémantique : La notion de « Privilège indu »
    * Ce que vous affirmez : Les avantages tarifaires d’EDF sont des « privilèges indus » et injustifiés accordés aux salariés sur le dos du citoyen/contribuable.
    * La réalité juridique et économique :
    * Un élément de rémunération contractuel : Le « tarif agent » n’est pas un privilège au sens légal de faveur arbitraire, mais un avantage en nature institué par le statut national des IEG de 1946. Il fait partie intégrante du contrat de travail et du package de rémunération globale des agents, négocié lors des accords collectifs de la branche.
    * La contrepartie salariale : Lors de l’instauration de ce statut (et au fil de ses révisions), ces avantages en nature ont historiquement été intégrés en contrepartie de grilles indiciaires salariales parfois plus basses ou de contraintes spécifiques (astreintes, service public continu, pénibilité du réseau).
    * Réalité fiscale : Cet avantage en nature est imposable sur le revenu et soumis aux cotisations sociales (bien que la Cour des comptes critique son mode de calcul et sa sous-évaluation par rapport à la valeur de marché).
    2. Le coût du dispositif : Chiffres et contextualisation
    * Ce qu’affirme l’article (s’appuyant sur la Cour des comptes) : Le tarif agent coûte plus de 700 millions d’euros par an à EDF et génère des passifs sociaux colossaux (~3,9 milliards d’euros).
    * Ce qu’il faut nuancer / vérifier :
    * Coût direct vs Manque à gagner : Le chiffre de 700 millions d’euros évalué par la Cour des comptes ne correspond pas à une somme d’argent directement versée ou prélevée sur l’impôt des Français. Il s’agit en grande partie d’un manque à gagner (la différence entre le prix payé par l’agent — environ 0,61 centime d’€/kWh — et le prix fort du marché). Le coût réel de production/acheminement par kWh pour EDF est bien inférieur au prix de marché vendu au consommateur final.
    * Pas de financement direct par le contribuable : EDF est une entreprise publique de production et de distribution d’électricité fonctionnant sur ses recettes commerciales. Le « tarif agent » constitue un coût interne pour l’entreprise (charges de personnel), et non une subvention votée par le budget de l’État.
    3. La responsabilité sur les factures et le budget de l’État
    * L’interprétation abusive : L’article suggère ou implique que si les factures d’électricité des Français explosent ou si la dette publique se dégrade, la faute en revient aux avantages des salariés d’EDF.
    * Le décryptage :
    * La cause de la hausse des factures : L’augmentation récente des tarifs de l’électricité pour les ménages français s’explique principalement par les mécanismes du marché européen de l’énergie (alignement marginal sur le prix du gaz), le coût de la transition énergétique, les investissements requis pour le réseau (RTE/Enedis) et le grand carénage du parc nucléaire.
    * Le tarif agent représente une fraction minoritaire des coûts globaux d’EDF (dont le chiffre d’affaires annuel dépasse les 100 milliards d’euros).
    4. L’argument de l’équité sociale
    * Ce qu’affirme l’article : Il est anormal que des salariés paient moins de 2 % à 5 % du prix normal de l’énergie alors que les ménages subissent la précarité énergétique.
    * Éléments factuels de comparaison :
    * Pratique courante dans d’autres secteurs : Les avantages en nature spécifiques au cœur d’activité d’une entreprise sont la norme dans de nombreuses industries (billets à tarif réduit à la SNCF ou dans l’aérien, remises importantes sur les achats de véhicules chez les constructeurs automobiles, prêts à taux préférentiels dans la banque, mutuelles prises en charge à 100 %).
    * Le point de blocage réel (pointé par la Cour des comptes) : Ce que critique la Cour des comptes n’est pas le principe même de l’avantage en nature, mais son absence de plafonnement (qui peut encourager une surconsommation) et le fait qu’il s’applique à taux fixe à vie, y compris pour les retraités et ayants droit.
    Synthèse
    | Élément avancé dans l’article | Statut factuel | Explication |
    |—|—|—|
    | « Les salariés paient environ 2 % du tarif de l’électricité » | VRAI | Le tarif bloqué à environ 0,61 c€/kWh TTC (hors abonnement) correspond effectivement à une remise de plus de 90-95 % par rapport aux tarifs réglementés actuels. |
    | « C’est un privilège indu et illégal » | FAUX | Il s’agit d’un avantage social conventionnel légal (cadre statutaire des IEG de 1946) soumis à l’impôt sur le revenu. |
    | « Cela coûte 700 millions d’euros par an aux contribuables » | MAL INTERPRÉTÉ | Il s’agit d’une estimation globale de manque à gagner / charge salariale pour le groupe EDF, et non d’un chèque payé par l’État ou le contribuable via les impôts. |
    | « C’est la cause de la cherté de l’électricité en France » | FAUX | Les prix de l’électricité sont régis par les cours des marchés de gros européens, les taxes et les investissements d’infrastructure d’EDF, pas par la masse salariale du tarif agent. |
    Donc il serait appréciable de corriger votre article.
    Cordialement.

    1. Le tarif énergie ne serait pas un avantage indu car il est dans le statut. Mais un statut négocié entre un ministre communiste, figure de la CGT, d’un côté, et la même CGT de l’autre côté, j’appelle ça une magouille entre camarades plutôt qu’une négociation sociale. Le terme de privilège me paraît donc parfaitement choisi !

  10. Le Kwh coute peu a produire, (hors solaire et éolien bien sur) , l’essentiel de la facture est constituée de taxes… Donc ce n’est pas EDF qui a un manque a gagner mais plutôt l’état.

    Y doit y avoir 200000 agents (EDF, Enedis, RTE,…) soit 4K€ / salarié en moyenne (ce serait intéressant d’approfondir le truc)

    Moi je suis liberal, mais je considère que lorsque on bosse dans un domaine, il est aussi normal d’avoir quelques avantages en nature en lien avec son boulo. Je ne pense pas qu’il y ait bcp de restaurateurs qui achètent leur bouffe perso a Leclerc, de garagistes qui payent leur réparation…

    Donc cet avantage en nature, si les agents EDF s’appliquent à faire leur job comme il faut et a être au service des clients à tout heure (ce n’est plus le cas…) en fournissant un courant de grande qualité (encore le cas tant que les vieilleries qui datent de DeGaulle continuent à tourner rond) ça me dérange pas outre mesure qu’ils aient cet avantage. Mais qu’ils en assument les contre parties !

  11. Il faudrait faire un référendum pour demander aux français, s’ils estiment normal les avantages accordés aux agents EDF, car ce sont les français qui leur payent e avantages. il est normal qu’ils aient le mot a dire au nom de la démocratie

    1. Il y aurait dans ce cas des dizaines d’autres referendums à lancer sur d’autres sujets !!!
      D’autres corporations bénéficient dans leur contrat de travail de conditions plus ou moins favorables. Vous pourriez postuler si cela est si intéressant.

  12. L’avantage sur le prix des énergies a été mis en place certainement pour éviter la fraude. Car qui peut mieux « trafiquer » un compteur EDF ou GAZ à part ceux qui les posent et les vérifient ?
    Peut être qu’avec les nouveaux compteurs linky c’est moins facile ?

  13. L’ARENH est un scandale bien pire que les avantages (contractuels) des salariés d’EDF. Je n’ai jamais lu l’IREF sur ce sujet…

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