Le personnel d’EDF augmente, il est trop payé, ne travaille pas assez et a trop d’avantages. Voici en résumé les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des ressources humaines de l’entreprise publique.
Les magistrats de la rue Cambon regrettent dans un premier temps que les dépenses de personnel, qui avaient été contenues entre 2012 et 2017 grâce à une baisse des effectifs et à une maîtrise des rémunérations, soient reparties à la hausse entre 2021 et 2024 (+16,7%). Si le nombre de salariés a crû de 7,6% (+4800) sur la période, c’est surtout l’augmentation des salaires (+11% pour la seule année 2023) qui explique cette tendance. Une hausse totalement déconnectée des performances de l’entreprise qui, à ce moment-là, enregistrait des pertes records.
EDF continue donc de vivre dans une bulle, hors du temps et du marché : par exemple, « la médiane de rémunération nette des cadres excède de plus de 20% celle des cadres de l’industrie ». A ces rémunérations généreuses « s’ajoute une série d’avantages aux proportions peu communes dont les coûts pour l’entreprise avoisinaient 1 Md€ en 2024. Ceux-ci peuvent relever de dispositifs d’entreprise, comme la politique logement et mobilité (230 M€), ou de dispositifs de branche comme les aides familiales (80 M€), les activités sociales des industries électriques et gazières (contribution de 180 M€ en 2024) ou encore l’avantage en nature énergie qui permet aux salariés statutaires de bénéficier d’un tarif de l’électricité ou du gaz représentant moins de 2% des tarifs moyens réels ».
La Cour des comptes est particulièrement sévère à l’encontre de ce privilège en raison de son coût démesuré (plus de 700 M€ en 2024 à l’échelle du groupe) et du passif social (3,9 Md€ à fin 2024) que l’entreprise est contrainte de constituer pour en faire profiter les retraités. Comment ne pas être scandalisé par le blocage de ce tarif depuis 1951 alors que l’électrification menée à marche forcée par le gouvernement ne fait qu’augmenter la consommation des actifs et retraités d’EDF ? Manifestement le slogan dont l’entreprise nous rebat les oreilles à chaque communication – « L’énergie est notre avenir, économisons-la » – ne s’adresse pas à l’interne.
On mentionnera aussi le régime spécial de retraite, maintenu pour les salariés embauchés avant le 1er septembre 2023. Ses engagements étaient de 18,6 Md€ à fin 2024, altérant significativement la capacité d’investissement de l’entreprise.
Voilà des années que l’IREF-Contrepoints dénoncent ces avantages indus, payés par les contribuables et les abonnés d’EDF. Les 13 propositions que fait la Cour des comptes pour remettre un peu d’ordre vont dans le bon sens, la preuve en est que les syndicats appellent à la grève pour la rentrée. Il faut cependant aller plus loin en permettant l’émergence de vrais concurrents et en envisageant, à terme, la privatisation du groupe.
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3 réponses
S’il n’y avait que EDF, c’est ainsi pour tout le monde public, parapublic et tout ce qui leur est associé comme les associations, fondations et même les assistés de la République qui n’ont jamais cotisés un seul centime de leur vie. Aucun pays communiste n’en est encore à ce point mais il est vrai que la France a une grande richesse économique, la DETTE.
La concurrence est ouverte depuis les années 2000… Et malgré les dizaines de milliards dont ces concurrents ont bénéficié (ARENH et prix garantis ENR, on parle d’environ 200 milliards d’euros pour contribuable et consommateur), ils n’ont jamais mis en place un système de production sérieux.
Aucun acteur privé n’investira sur 50 à 100 ans dans du nucléaire. DE GAULLE avait bien compris que sur de grands systèmes vitaux, seuls la planification et l’engagement de l’Etat pouvaient être efficients: c’est pour cela que les multitudes d’entreprises de production d’électricité ont été réunies en une seule: EDF. Oui, les salariés EDF ont des « avantages ». Qui représentent 10% de ce que l’ont a distribué aux « concurrents » rentiers, eux aussi payés par le consommateur et le contribuable…
En fait les avantages en nature sont un revenu dénommé salaire différé et de fait compris dans le revenu imposable et soumis aux cotisations sociales don rien d’illégal, concernant les personnels, – + 4800 – est ce que les emplois des filiales d’EDF dans l’UE et hors Europe sont intégrés, rien de choquant qu’il y ait un accroissement dse embauches dés lors qu’EDF conquiert de nouveaux marchés tant les renouvelables que dans l’hydraulique – enfin en cours de relance- , la cour des comptes qui sont là à titre consultatif oublient l’impôt sur les résultats de 3,407 milliards d’euros, de 8 milliards d’euros d’impôts et des taxes autres, d’un dividende de 4 milliards d’euros pou 2025 et un acompte sur le dividende 2026 en juillet 2026 . en 2025 selon les comptes annuels au 31 12 2025 EDF a payé 12,6 milliards d’euros et de taxes, plus 4,6 milliards d’euros pour les raccordements des parcs éoliens offshore et donc les taxes d’occupation du domaine public maritime plus le rachat de l’électricité produite qui varie selon les contrats de 139 €/Mw à 215 € le mw . Le rapport feint d’ignorer la Vente du Nucélaire Unifié où si le mwh atteint 78 € l’état se verse au budget général de 50% du bénéfice, 90% du bénéfice si le mWh atteint 110 € ,ce matin à 8h45 nous exportions 12 175 € à 104,29 € , où va tout ce pognon ?Oubliée la TVA sur les 4 taxes du kwh depuis 1991 par M Charasse ministre du budget Rocard, oublié que concernant la retraite et le rattachement du régime spécial au régime universel à couter 7,9 milliards d’euros à EDF compensée par la CTA qui devrait étre en extinction depuis le 31 12 2023, oublié que depuis 1982 l’Etat n’a jamais versé un centime pour augmenter le capital, et que le nucélaire et l’hydraulique n’ont jamais i bénéficié de subventions étonnant t non ?
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3 réponses
S’il n’y avait que EDF, c’est ainsi pour tout le monde public, parapublic et tout ce qui leur est associé comme les associations, fondations et même les assistés de la République qui n’ont jamais cotisés un seul centime de leur vie. Aucun pays communiste n’en est encore à ce point mais il est vrai que la France a une grande richesse économique, la DETTE.
La concurrence est ouverte depuis les années 2000… Et malgré les dizaines de milliards dont ces concurrents ont bénéficié (ARENH et prix garantis ENR, on parle d’environ 200 milliards d’euros pour contribuable et consommateur), ils n’ont jamais mis en place un système de production sérieux.
Aucun acteur privé n’investira sur 50 à 100 ans dans du nucléaire. DE GAULLE avait bien compris que sur de grands systèmes vitaux, seuls la planification et l’engagement de l’Etat pouvaient être efficients: c’est pour cela que les multitudes d’entreprises de production d’électricité ont été réunies en une seule: EDF. Oui, les salariés EDF ont des « avantages ». Qui représentent 10% de ce que l’ont a distribué aux « concurrents » rentiers, eux aussi payés par le consommateur et le contribuable…
En fait les avantages en nature sont un revenu dénommé salaire différé et de fait compris dans le revenu imposable et soumis aux cotisations sociales don rien d’illégal, concernant les personnels, – + 4800 – est ce que les emplois des filiales d’EDF dans l’UE et hors Europe sont intégrés, rien de choquant qu’il y ait un accroissement dse embauches dés lors qu’EDF conquiert de nouveaux marchés tant les renouvelables que dans l’hydraulique – enfin en cours de relance- , la cour des comptes qui sont là à titre consultatif oublient l’impôt sur les résultats de 3,407 milliards d’euros, de 8 milliards d’euros d’impôts et des taxes autres, d’un dividende de 4 milliards d’euros pou 2025 et un acompte sur le dividende 2026 en juillet 2026 . en 2025 selon les comptes annuels au 31 12 2025 EDF a payé 12,6 milliards d’euros et de taxes, plus 4,6 milliards d’euros pour les raccordements des parcs éoliens offshore et donc les taxes d’occupation du domaine public maritime plus le rachat de l’électricité produite qui varie selon les contrats de 139 €/Mw à 215 € le mw . Le rapport feint d’ignorer la Vente du Nucélaire Unifié où si le mwh atteint 78 € l’état se verse au budget général de 50% du bénéfice, 90% du bénéfice si le mWh atteint 110 € ,ce matin à 8h45 nous exportions 12 175 € à 104,29 € , où va tout ce pognon ?Oubliée la TVA sur les 4 taxes du kwh depuis 1991 par M Charasse ministre du budget Rocard, oublié que concernant la retraite et le rattachement du régime spécial au régime universel à couter 7,9 milliards d’euros à EDF compensée par la CTA qui devrait étre en extinction depuis le 31 12 2023, oublié que depuis 1982 l’Etat n’a jamais versé un centime pour augmenter le capital, et que le nucélaire et l’hydraulique n’ont jamais i bénéficié de subventions étonnant t non ?