Le Sénat espagnol a adopté une réforme du Code pénal qui permet d’emprisonner ceux qui auraient harcelé des femmes souhaitant avorter afin de les faire changer d’avis. Ils pourront être condamnés à trois mois d’emprisonnement ou à des travaux d’intérêt général pour obstacle à l’IVG via “des actes gênants, offensifs, d’intimidation ou de pression”. Le personnel soignant pourra également être condamné. En France, le délit d’entrave à l’IVG est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. Ce délit peut avoir lieu en consultation, au téléphone, sur les réseaux sociaux, etc. et consiste à empêcher ou tenter d’empêcher d’accéder à l’IVG. Il peut s’agir, par exemple, de diffuser des informations pouvant induire en erreur sur les caractéristiques de l’IVG et ses conséquences médicales. En Espagne, l’avortement est autorisé jusqu’à 14 semaines, et ce délai est repoussé à la 22e semaine si la grossesse fait courir à la mère des dangers physiques ou psychiques.
A chaque nouvelle loi, tout Etat devrait se demander en quoi elle garantit la sécurité de ses citoyens. Il existe deux questions fondamentales : d’abord la mise en danger effective des citoyens par une situation donnée, ensuite la capacité de l’Etat à enrayer cette mise en danger mieux que les citoyens eux-mêmes. L’Etat doit également veiller à ce qu’écarter un danger n’entraîne pas la survenue d’un autre tout aussi grave.
Les services d’écoute des femmes enceintes en difficulté le savent : les femmes subissent des pressions pour avorter au moins autant que pour ne pas le faire. Entre les parents qui alertent leur fille sur la fin de ses études, le conjoint qui menace sa compagne de la quitter, le médecin qui traite la future mère d’inconsciente, les entraves à la grossesse et les harcèlements des femmes enceintes sont nombreux. Ceux-là ne sont pas punis, parce que les reconnaître écornerait l’image de l’avortement comme un droit fondamental. Cela, les féministes n’en veulent pas. Elles sacrifient donc les femmes enceintes, et au passage leurs enfants, sur l’autel de leur idéologie.
Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral
Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.