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dimanche 8 mars 2026

L’IREF avait raison : Hidalgo gère très mal la ville de Paris !

Temps de lecture : 2 minutes

hidalgo paris finance public

La chambre régionale des comptes (CRC) d’Ile-de-France a remis son rapport sur la gestion de la ville de Paris. Il n’est pas encore disponible sur son site internet, mais a fuité dans la presse. Qu’y apprend-on ?

  • Que la situation déjà « fragile » au début de la période étudiée (2021) s’est « dégradée » à la fin de celle-ci (2024).
  • Que la forte hausse du taux de taxe foncière (+51,8%) décidée en 2023 a été effacée « par la chute des droits de mutation et la hausse des dépenses ».
  • Que les dépenses de fonctionnement augmentent plus vite (+13%) que les recettes (+11,6%).
  • Que les charges de personnel augmentent trop rapidement.
  • Que la dette est passée de 6,47 milliards d’euros (Md€) début 2021 à 8,6 Md€ à fin 2024.
  • Que les dépenses en faveur du logement social sont considérables.
  • Que sa situation financière ne permet plus à la ville de « financer ses investissements autrement que par un recours à l’emprunt qui dépasse aujourd’hui les ratios prudentiels ».

Bref tout va mal, comme l’a dénoncé l’IREF à plusieurs reprises ces dernières années.

Car, non seulement la ville de Paris est endettée au-delà du raisonnable, mais sa trésorerie est inexistante ce qui l’oblige à emprunter quasiment au jour le jour faute de quoi elle ne pourrait payer ses dépenses de fonctionnement quotidiennes.

Anne Hidalgo est décidément dans une mauvaise passe, après la mise en lumière de ses frais de bouche, de déplacement et de garde-robe.
Elle ne se laisse pas pour autant démonter et dénonce « le caractère déséquilibré de certaines affirmations, contraire aux pratiques de la chambre et pouvant donner lieu à une instrumentalisation partisane du rapport », « plusieurs erreurs matérielles significatives qui en altèrent la portée » et un calendrier de présentation « inhabituel ». Elle rejette aussi la faute sur l’État qui a réduit ses subventions.

Celles et ceux qui aspirent à lui succéder – nous pensons en particulier à Rachida Dati – seraient bien inspirés de présenter aux Parisiens un plan de redressement des comptes de la ville. La CRC donne quelques pistes pour « maîtriser la dynamique des dépenses de gestion », la première étant d’arrêter l’expansion de la masse salariale.

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11 réponses

  1. C’est ça les socialistes, quand on leur présente leur bilan ils crient à la vision partisane.
    Je me souviens des commentaires de madame Royal lorsque l’on commentait le désastre financier de sa région : elle balayait d’un revers de main les critiques en affirmant qu’il s’agissait d’un simple jeu d’écritures comptable.
    Mais la conséquence directe de son impéritie a été la fusion de sa région avec l’Aquitaine de son ami Rousset.

    1. Les brunes ne comptent pas pour des prunes mais ces deux-là en ont fait prendre beaucoup à leurs administrés sous forme d’impôts locaux.
      Ce sont aussi elles qui se sont entendues pour pourrir la vie des automobilistes avec la vignette crit’air finalement devenue obsolète (avec le progrès technologique le simple renouvellement du parc auto suffit à réduire la pollution atmosphérique).
      Quasiment tout ce qui est imposé par la gauche finit en cacahuète, mais ces deux brunes décrochent le pompon.

  2. La dérive constatée à la mairie de Paris sur les frais de personnel – conséquence d’une forte augmentation des effectifs – pèsera longtemps sur les comptes de la capitale (salaires puis retraites). Le même constat s’impose au niveau du déficit budgétaire de la France. Alors qu’Emmanuel Macron s’était engagé à réduire le nombre de fonctionnaires de 120 000 postes, 180 000 personnes ont été embauchées. Pour quels résultats ? Il en a été de même dans les régions et les collectivités. Toutes ces embauches pèseront longtemps sur les comptes.
    Chaque année, le budget de l’état est amputé de plus de 155 milliards d’euros au titre des pensions des fonctionnaires, agents territoriaux et hospitaliers, subventions d’équilibres (cotisations insuffisantes) et régimes spéciaux.

  3. Petit rappel de gestion: Dès lors que vous êtes contraints d’emprunter pour payer vos dépenses de fonctionnement vous n’êtes plus maîtres de rien et contraints de passer sous les fourches caudines de vos créanciers jusqu’au jour où ils refusent de vous prêter.
    La mort est lente mais certaine, sauf énergique reprise en mains mais là les syndicats s’en mêleront juste histoire de dire qu’il faut faire payer les riches,

  4. Force est de constater que la France est gangrené partout jusque’à la capitale par des mafieux qui ont pignon sur rue. ainsi va la France

  5. En bonne socialiste, la maire de Paris compte sur la subvention de l’Etat pour assainir ses finances, elle fait état « d’erreurs matérielles significatives » sans en justifier aucune. C’est la méthode des socialistes : « Ce n’est pas ma faute ».

  6. Les rigoureux rapports de la Cour des Comptes ne devraient pas rester soumis au bon vouloir des contrôlés : une Cour dont les jugements ne sont pas exécutables n’est pas une Cour. Décidément, le pouvoir des juges n’est pas confié à ceux qui l’exerceraient utilement…

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