La peur de la machine qui remplacerait le travail de l’homme est de nouveau à la mode. Elle sert d’ailleurs de prétexte à l‘Etat pour distribuer des subventions, et aussi à de nombreuses organisations semi-privées ou privées qui peuvent surfer sur cette peur en vendant leurs « connaissances » sur le sujet. Mais faut-il vraiment craindre l’invasion des robots ? Si l’on regarde l’histoire récente, plus les technologies se sont développées, plus le nombre d’emplois a augmenté.
La peur de la machine qui remplacerait le travail de l’homme est de nouveau à la mode. Elle sert d’ailleurs de prétexte à l‘Etat pour distribuer des subventions, et aussi à de nombreuses organisations semi-privées ou privées qui peuvent surfer sur cette peur en vendant leurs « connaissances » sur le sujet. Mais faut-il vraiment craindre l’invasion des robots ? Si l’on regarde l’histoire récente, plus les technologies se sont développées, plus le nombre d’emplois a augmenté.
Ceci est valable partout dans le monde riche et industrialisé, y compris en Chine. Aux Etats-Unis, il y avait 55 millions d’employés en 1962, lorsque John Fitzgerald Kennedy craignait déjà que « la machine ne remplace l’homme ». Aujourd’hui, ce sont plus de 144 millions d’employés et cela malgré les nouvelles technologies et l’internet. D’ailleurs, depuis la fin de la crise, le nombre d’emplois dans l’industrie a connu une hausse de 13 %.
Au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne, les secteurs industriels autrefois sinistrés recommencent à créer des emplois. En 2015, le Royaume-Uni a créé 500 000 emplois nets dont plus de 25 % dans des secteurs industriels. Toujours en 2015, l’Espagne a créé 102 000 emplois nets dans le secteur industriel. En Suisse, l’industrie emploie plus de 20 % de la population active et le pourcentage a tendance à augmenter
La réalité montre donc que les emplois se sont multipliés grâce aux découvertes technologiques et ceci dans un contexte de chute de la main d’œuvre agricole. En 1980 par exemple, 25 % de la main d’œuvre mondiale était encore employée dans le secteur agricole. En 2011, juste après la crise, ce taux était tombé à 15 %. Mais, parallèlement, en 1980, moins de 45 % de la main d’œuvre mondiale travaillait dans le secteur des services ; pour plus de 65 % aujourd’hui. Les quelques pays cités plus haut créent des emplois grâce aux réformes sur le marché du travail, à plus de flexibilité et à moins d’interventionnisme et de réglementation. Si la France se complaît dans le chômage de masse, ce n’est nullement la faute des robots mais de l’absence de réformes. L’ignorance économique de ses dirigeants la fait perdre la bataille de l’emploi. En fait, il ne faut pas avoir peur des robots mais de l’Etat et des mauvaises politiques publiques.
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