Créée en octobre 2020, l’organisation patronale Impact France entend favoriser l’émergence d’ « entreprises sociales et écologiques » et « construire l’économie de demain ». Dans un entretien à la presse du 9 mars 2023, sa directrice générale, Caroline Neyron, a même défendu le concept de « licorne à impact » (jeune entreprise innovante de moins de dix ans, non cotée, et respectant des critères d’ordre social et environnemental), dont le but est d’ « obtenir des politiques publiques associées en réponse aux enjeux écologiques et sociaux ». Il est frappant de constater, dans le discours d’Impact France, la fréquence à laquelle revient le thème de la transformation globale de l’entreprise et de l’économie, transformation que notre époque rendrait prétendument nécessaire (propos en italique : c’est nous qui soulignons).
« Nous sommes une organisation patronale qui rassemble et fédère tous les entrepreneurs engagés dans la transition écologique et sociale qui souhaitent réorienter globalement l’économie française dans une logique d’impact positif » (entretien cité plus haut).
« La légitimité de ce qu’est une entreprise à impact symbolise la base de la transformation de l’économie. » ()
Dans le « Manifeste » qui figure sur le site de l’organisation patronale, on peut lire :
« L’urgence sociale et écologique nous appelle à changer de modèle pour répondre aux besoins de tous et toutes, pour faire mieux avec moins ».
« Nous pensons que le succès de la transition écologique et sociale repose sur un nouveau type d’entreprises qui se développent, en préservant le capital écologique et social de l’humanité ».
L’IREF s’oppose évidemment à cette conception dévoyée de l’entreprise et de l’économie. Non, il ne convient pas de « changer de modèle », mais bien plutôt de revenir aux fondamentaux du capitalisme libéral, dont nous nous sommes considérablement éloignés : respect absolu des droits de propriété, primat de la liberté individuelle, césure complète entre les sphères politique et économique. Comme nous ne cessons de le rappeler, c’est le capitalisme libéral et mondialisé qui a permis depuis ses origines à des millions de personnes de sortir de la misère et de la faim. Les pays développés ont par ailleurs fait des progrès considérables depuis plus de 30 ans dans le domaine de la non-pollution. Et comme le disait Jean-François Revel, rappelons-nous que l’Allemagne de l’Est polluait plus en un jour que l’Allemagne de l’Ouest en un an ! L’écolo-socialisme actuellement en vogue, qui vise à orienter le comportement des entreprises vers davantage de « responsabilité sociale et environnementale » par le biais de politiques publiques, ne fera que renforcer les intrusions intempestives et contreproductives de l’État dans le champ de l’économie. Parions plutôt sur l’initiative privée et l’imagination des innovateurs. Y compris dans l’environnement.
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Vive les subventions, vive les futurs impôts ..ils ont l’intention de profiter de la manne publique ,un faux capitalisme sans argent et sans risques .ceci dit même Total et Engie qui ne manquent pas d argent veulent aussi des subventions pour fabriquer de l hydrogène vert …lol
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