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dimanche 18 janvier 2026

Impôts et croissance en Irlande : « Les hauts taux tuent les totaux »

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Barthélémy de Laffemas, ministre des Finances d’Henri IV, avait cette formule pour dire, avant Laffer, que plus on taxe les riches, moins ils paient d’impôts. L’Irlande en apporte la preuve éclatante.

Sur les trois derniers mois de 2022, Eurostat constate que la croissance de l’Union européenne n’a été que de 0,1% tandis que l’Irlande affichait + 3,5%. Le PIB irlandais a progressé de 6,2% en 2020, 13,6% en 2021 et 12,2% en 2022, soit plus de 35% sur trois ans quand celui de la France sur la même période était inférieur à +1 %.

Les détracteurs du miracle irlandais relèvent le caractère artificiel de ces chiffres qui sont dus en partie à ce que les grands groupes qui ont élu domicile en Irlande y logent leurs profits mondiaux ainsi que leurs droits de propriété intellectuelle. Pour prendre la mesure de ces distorsions, le Bureau central statistique irlandais a fait établir d’autres indicateurs, le Gross National Income (GNI, revenu national brut) et le Modified Domestic Demand (MDD, demande intérieure modifiée) qui expurgent du calcul les revenus liés à la propriété intellectuelle ou à l’activité de leasing d’avions domiciliée en Irlande.  Le GNI observe Le Figaro, « devrait faire état d’une croissance de 5,9% pour 2022 ». C’est beaucoup mieux que la France (2,6%).

Au-delà de certaines limites, l’impôt tue l’impôt. Laffemas avait raison.

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4 réponses

  1. Pourquoi les prélèvements sont ils plus faibles en Irlande?
    Sachant que le poids de la fonction publique ne représente que moins de 30% du PIB irlandais (plus de 60% pour la France) je vous laisse conclure !!!

  2. Tout le monde le sait. Jospin l’a fait !!! Quand il a dû baisser les taux d’impôts maximaux, les recettes ont augmenté. Seuls des hypocrites comme Hollande ont cru qu’en augmentant les taux on augmente les recettes.
    C’est un peu comme le commerçant qui n’arrive pas à vendre un produit et qui décide d’augmenter le prix de l’article pour compenser la faiblesse des ventes. Et bien sûr ses ventes chutent encore plus vite.
    Nos hommes politiques, obsédés par leur prochain mandat ne prendront jamais la solution qui marche car ils imaginent que le peuple ne comprendra pas.

  3. Il est patent que nous vivons dans un pays de fonctionnaires qu’ils soient d’Etat ou territoriaux, il faut dire que l’exemple de pléthore vient d’en haut : regardez le nombre de ministres, de conseillers ministériels et de membres de cabinet et vous aurez une idée de la gestion des énarques…

    1. Il faut inscrire dans la constitution l’interdiction de dépasser 1 million de fonctionnaires au lieu de 7 millions à ce jour.
      Interdiction à tout fonctionnaire de se présenter à l’assemblée ou au sénat.
      L’on n’y verrait déjà plus clair dans la gestion des dépenses publiques !

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