Journal d'actualité libéral
|
mercredi 3 juin 2026

Javier Milei décrète l’exemption d’impôt pour les revenus issus de la location de logements

Temps de lecture : 2 minutes

Mauvaise nouvelle pour les névrosés de la taxation, nombreux en France : l’expérience libérale en cours en Argentine, sous la direction de Javier Milei, continue de faire ses preuves. Après la levée du contrôle des loyers, qui s’est traduit logiquement par une hausse spectaculaire du nombre de logements proposés à la location et donc par une baisse des prix, via l’effet de cette loi de l’offre et de la demande, le président argentin a récidivé. Il a officialisé le 1er juin, via le Décret 406/2026 publié au Bulletin Officiel, l’exemption de l’Impôt sur les Revenus (Impuesto a las Ganancias) pour les revenus issus de la location de logements à usage d’habitation principale, familiale ou permanente.

Cette mesure vise à stimuler l’investissement et à élargir l’offre de biens immobiliers à louer dans le pays. La rentabilité nette des logements concernés passerait 3,2 à 5,2 % pour les contribuables les plus imposés, ou de 4,5 à 5,2 % pour les moins fortunés.

Cette nouvelle libéralisation s’inscrit dans un contexte où l’exécutif s’est attaché, depuis son arrivée au pouvoir fin 2023, à fluidifier le marché immobilier, avec un succès spectaculaire. Le gouvernement avait abrogé la loi de Alquileres qui encadrait strictement les loyers (indexation limitée, contrat minimum de 3 ans, paiement obligatoire en pesos). Cette loi, censée protéger les locataires, avait produit l’effet inverse : forte rétention des biens par les propriétaires par crainte de l’inflation et chute de l’offre locative, avec une division par presque deux à Buenos Aires. La fin de l’encadrement s’était traduite en quelques semaines par un doublement du nombre d’appartements à louer. Ce qui a suscité logiquement une baisse des prix, via l’effet de cette loi de l’offre et de la demande, incontournable de l’économie mais inconnue des collectivistes ; les loyers en termes réels,  ajustés à l’inflation, ont baissé de 20 à 40 %. Les contrats sont désormais plus flexibles (durée libre, possibilité de paiement en dollars), ce qui a redonné confiance aux propriétaires. Le marché hypothécaire a également repris, stimulant les transactions.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.