L’ancien président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, vient d’être condamné à huit mois de prison avec sursis, 10.000 € d’amende et un an d’inéligibilité (étant précisé qu’il s’est retiré de la vie politique…).
L’affaire concernait une subvention de 60.000 € attribuée en 2014 (il y a dix ans : quelle célérité de la justice !) dans des conditions irrégulières. Ce qui retient l’attention, c’est que :
L’association était dirigée par… un membre écologiste du conseil régional : on n’est jamais mieux servi que par soi-même ou par ses amis ;
et que son objet était de dispenser des formations à des élus et à des représentants de la société civile… birmane sur des sujets liés au « développement durable ».
A l’époque, un article du Parisien (26 septembre 2014) parlait d’une « drôle de subvention » et il citait la magnifique défense de l’exécutif régional : l’association effectue un réel travail dans le développement durable en Birmanie « qui pourrait à terme profiter à des entreprises franciliennes » ! Marianne (29 septembre 2014) dénonçait « une petite subvention entre amis » : contrairement à la règle, le nom du président de l’association n’avait pas été mentionné sur la fiche soumise aux élus avant le vote. La dirigeante de l’opposition, Valérie Pécresse, s’était insurgée contre le procédé préélectoral de 2015 socialiste/Verts. L’association avait également perçu 24.000 € de fonds grâce à ce que l’on appelait alors la « réserve parlementaire » de deux élus écologistes…
Ainsi, des subventions sont attribuées entre soi pour des projets qui n’ont absolument aucun rapport avec les contribuables concernés. Ce type d’abus est plus que jamais à l’ordre du jour dans toutes les strates de l’État, nonobstant leurs difficultés budgétaires. Nous avons il y a peu mis en cause les subventions loufoques attribuées par la Mairie de Paris.
Puisqu’on cherche des économies à faire (sauf au sein de La France Insoumise), on pourrait, comme le proposait récemment Jean-Philippe Delsol, tailler dans le maquis des subventions tant locales que nationales. Des milliards d’euros à la clef.
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5 réponses
Je crois me souvenir qu’un membre de la cour des comptes a publié à titre privé Un ouvrage dont le titre approximatif est : « Association à but lucratif sans objet ».
Pouvez-vous nous rafraîchir la mémoire ?
J’était trésorier d’un centre social avec un budget de 2 millions de franc qui ne servait qu’à enrichir le directeur et 2 ou 3 animateurs qui faisaient plus de politique que d’animation. Restait plus rien pour les jeunes du cartier.
60000 €, c’est colossal pour un pays comme la Birmanie où le salaire est de 40 € par mois. C’est comme si la France, via cette subvention, avait versé 1500 salaires, ou créé une entreprise, qui est déjà grande, qui emploierait 125 salariés pendant un an. C’est dingue ce pognon de fou, comme disait l’autre, argent des travailleurs français qui fiche le camp ailleurs parce que certains disposent de certains droits régaliens. Qu’on croyait avoir abolis.
Si on ne peut plus avoir ses pauvres, Bon la Birmanie est peut-être un mauvais choix. Il aurait du se tuyauter auprès d’élus de ses copains encore en activité. Quant à la célérité de la justice elle est comme le code pénal, jamais réellement aboutie.
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5 réponses
Je crois me souvenir qu’un membre de la cour des comptes a publié à titre privé Un ouvrage dont le titre approximatif est : « Association à but lucratif sans objet ».
Pouvez-vous nous rafraîchir la mémoire ?
Association lucrative sans but, selon l’excellent titre
J’était trésorier d’un centre social avec un budget de 2 millions de franc qui ne servait qu’à enrichir le directeur et 2 ou 3 animateurs qui faisaient plus de politique que d’animation. Restait plus rien pour les jeunes du cartier.
60000 €, c’est colossal pour un pays comme la Birmanie où le salaire est de 40 € par mois. C’est comme si la France, via cette subvention, avait versé 1500 salaires, ou créé une entreprise, qui est déjà grande, qui emploierait 125 salariés pendant un an. C’est dingue ce pognon de fou, comme disait l’autre, argent des travailleurs français qui fiche le camp ailleurs parce que certains disposent de certains droits régaliens. Qu’on croyait avoir abolis.
Si on ne peut plus avoir ses pauvres, Bon la Birmanie est peut-être un mauvais choix. Il aurait du se tuyauter auprès d’élus de ses copains encore en activité. Quant à la célérité de la justice elle est comme le code pénal, jamais réellement aboutie.